Xavier Mauduit
Xavier Mauduit
Napoléon III a longtemps été décrié mais l'homme est plus complexe qu'il n'y paraît. Sous le Second Empire, entre 1852 et 1870, la France connaît des avancées spectaculaires qui la font entrer dans la modernité et dans la révolution industrielle. Que ce soit pour les sciences et techniques, les arts et la littérature, la politique, la vie quotidienne, l'éducation et la santé, l'architecture et l'urbanisme, le Second Empire a transformé la France. Xavier Mauduit et Corinne Ergasse nous invitent à redécouvrir, avec plaisir, l'histoire méconnue de ces vingt années flamboyantes où les hommes ont cru le progrès sans limite. « Un beau livre d'histoire populaire et savant qui procure le plaisir de picorer pour nourrir sa culture et susciter son plaisir » Historia « Un livre d'histoire raconté avec l'allégresse d'un roman contemporain (...). Une sorte de Trivial Pursuit pour se replonger dans l'époque de Madame Bovary et des Fleurs du mal » Le Parisien - Aujourd'hui en France
Derrière l’ombre de Napoléon Ier se cache un autre empire, tout aussi fascinant : celui de Napoléon III, dernier souverain de France.
Fou d'histoire donne la parole à celles et à ceux qui ne sont pas historiennes, pas historiens mais qui portent une histoire et la racontent. À travers leurs romans, leurs musiques, leurs oeuvres d'art, ils empruntent les chemins de traverse qui mènent à une figure ou à un événement historique. Toutefois, comment celles et ceux qui produisent ces récits en sont-ils venus à s'intéresser à l'histoire ? Au fil d'un dialogue avec Xavier Mauduit, dix Fous et Folles d'histoire partagent leurs souvenirs et se donnent à lire autrement. Avec passion, ils révèlent ce qui les a conduits à Lascaux, au lied romantique, à Alexandre le Grand, aux pas de danse de Louis XIV, aux tambourinaires du Burundi, aux cosaques, au Havre, aux banlieues rouges, ou encore aux harkis. Chacun de leurs récits, sensible et puissant, invite à explorer le passé pour mieux comprendre le présent.
Rarement l'histoire de l'art n'a connu une telle révolution ! A la fin du XIXe siècle, une poignée d'hommes et de femmes ont brisé avec fracas le cadre académique et ont changé notre manière de voir le monde. Aujourd'hui encore, la simple évocation de leur nom fait rêver : Monet, Renoir, Cézanne, Gauguin, Berthe Morisot, Van Gogh... Pourtant, avant d'être des monstres sacrés, les impressionnistes étaient des individus qui ont fait des choix de vie radicaux, courageux pour les uns, inconscients pour les autres. Face aux critiques, leurs combats furent d'une ampleur difficile à imaginer. Ils les menèrent avec talent et avec humour. Ainsi, Edgar Degas confie-t-il au marchand d'art et ami des impressionnistes, Ambroise Vollard : "Si j'étais le gouvernement, j'aurais une brigade de gendarmerie pour surveiller les gens qui font du paysage sur nature. Oh ! je ne veux la mort de personne, j'accepterais bien encore qu'on mît du petit plomb pour commencer." Amours et querelles, audace et entêtement, génie et mauvais caractère : la vie des impressionnistes est aussi une oeuvre impressionnante !
« Comment Mathusalem a-t-il pu atteindre l'âge très respectable de 969 ans ? Pourquoi un roi de Birmanie du xive siècle a-t-il été tué à cause de son amour pour les concombres ? Comment Mao Zedong a-t-il voulu écraser les moustiques avec des ouvrages ancestraux ? Vieille de plusieurs millénaires ou de quelques décennies, l'histoire nous fascine. Elle nous aide à comprendre le présent et elle éclaire l'actualité : tout ce dont traitent les journaux a une profondeur historique et fait écho à des événements passés. Ainsi, la visite du souverain pontife en Afrique permet de rappeler qu'il y a déjà eu trois papes africains, une grève des universités remémore une colère estudiantine au Moyen Âge, la rivalité entre la France et la Russie est l'occasion de se souvenir d'un ambassadeur du roi Louis XV qui a voulu renverser le tsar. Procès de cochon, condamnation de cadavre, délires d'inventeur, sacrifices pour la liberté, empereur amoureux ou tyran sanguinaire, le passé nous offre de belles histoires à raconter. En voici quelques-unes réunies dans un joyeux méli-mélo, de la lointaine Antiquité aux temps présents. » Au fil des pages, malicieusement illustrées, on s'instruit et on sourit. On se penche sur ce qu'on a appris (ou pas), sur ce dont on se souvient (ou pas), sur ce qu'on aurait aimé savoir (ou ignorer) sur l'histoire du monde et de la France.
« Ces Virginales ont pour commune matière l'inconscient éveil des sens, l'innocence de la dixième année, l'univers des signes, des illusions et des lois de l'enfance, lorsqu'elle se risque aux jeux interdits. L'amour, la mort, les mots, la forme et le sens des objets usuels se chargent de mystère. Une vie parallèle, fabulatrice, merveilleuse, s'épanouit en marge de la vie adulte. L'enfance étant naturellement impudique, curieuse des corps, ses joies et ses jeux abondent en façons animales, en ébauches sensuelles à peine devinées, toujours insatisfaites. Traduit dans le langage des grandes personnes ces émotions passeraient pour perverses. L'habileté de Maurice Pons est d'avoir découvert un langage qui emprunte à l'enfance à la fois ses magies et ses audaces mais qui demeure pourtant un langage du monde adulte. » François Nourissier, La Nouvelle Revue Française, 1955
Tout au long de son ascension et de son règne, Napoléon excelle dans l'art de forger sa propre légende. Il fait évoluer son nom le corse Buonaparte devient le général Bonaparte, Napoléon, l'Aigle à mesure qu'il gravit les échelons du pouvoir. Il manie avec adresse le faste et la propagande pour asseoir son image. Deux cents ans après la disparition de l'Empereur, Xavier Mauduit confronte son analyse d'historien à une iconographie tantôt diabolisante, tantôt hagiographique. À travers de nombreux documents en couleurs, nous découvrons plusieurs Napoléon qui cohabitent et qui se croisent : celui de la propagande impériale, l'homme qui dicte ses mémoires à Sainte-Hélène, le Napoléon tyran ou encore celui fantasmé par ses admirateurs. Tous sont des figures qui diffèrent et se complètent. Ce livre passionnant retrace ainsi l'histoire d'une fascination nationale qui se construit, dénouant les doutes, les controverses, et célébrant brillamment l'art tout napoléonien d'édifier son propre mythe.
Tout au long de son ascension et de son règne, Napoléon excelle dans l'art de forger sa propre légende. Il fait évoluer son nom le corse Buonaparte devient le général Bonaparte, Napoléon, l'Aigle à mesure qu'il gravit les échelons du pouvoir. Il manie avec adresse le faste et la propagande pour asseoir son image. Deux cents ans après la disparition de l'Empereur, Xavier Mauduit confronte son analyse d'historien à une iconographie tantôt diabolisante, tantôt hagiographique. À travers de nombreux documents en couleurs, nous découvrons plusieurs Napoléon qui cohabitent et qui se croisent : celui de la propagande impériale, l'homme qui dicte ses mémoires à Sainte-Hélène, le Napoléon tyran ou encore celui fantasmé par ses admirateurs. Tous sont des figures qui diffèrent et se complètent. Ce livre passionnant retrace ainsi l'histoire d'une fascination nationale qui se construit, dénouant les doutes, les controverses, et célébrant brillamment l'art tout napoléonien d'édifier son propre mythe.
« Prenez une feuille et un stylo » : qui n'a pas frémi en entendant ces mots ? Qui n'a pas soupiré, baissé les yeux dans sa trousse ou en direction de la copie de son voisin face au diktat de la dictée ? Qui n'a pas de souvenirs de ratures intempestives ou de « blanc » mal séché, d'étourderies maladives et d'erreurs impardonnables ? Élément de la mémoire collective et affective, la dictée fait partie du patrimoine culturel national, au même titre que la Bastille, le Bordeaux et les châteaux de la Loire. Pratiqué dès le xvie siècle, l'art de la dictée traverse les générations : les bambins d'aujourd'hui et leurs grands-parents partagent la même émotion à l'évocation de la dictée. Authentique lieu de mémoire, elle véhicule aussi un message politique : l'histoire de France se raconte en dictées. La dictée devient alors républicaine, patriotique, hygiéniste, agricole ou religieuse. Elle se fait revancharde ou consolatrice, parfois morale ou instructive. Dans tous les cas, elle est édifiante, quitte à être plus proche du mythe que de la réalité. Volontiers nostalgique, elle narre le récit d'une France rêvée, la France profonde, celle des barattes et des bonnets, des repas de famille, des après-midi au jardin et des soirées devant la cheminée (puis devant le poste de télévision), la France d'antan qui, quand elle veut être moderne, a toujours vingt ans de retard. Cette Marianne ès lettres au teint de lait, au regard de faïence et aux lèvres vermeilles, est là pour nous rappeler que la France est une exception, l'exception qui confirme la règle
Longtemps après la chute de 1870, le souvenir du faste du Second Empire était encore vif dans les esprits, suscitant tout autant fascination et condamnation. Cette « légende noire » s'est cependant construite sur une réalité : l'importance accordée à la théâtralité du pouvoir napoléonien, gage de prospérité. Au coeur de cette mise en scène du pouvoir se trouve une institution : la Maison de Louis-Napoléon Bonaparte. À la faveur d'un formidable travail d'archives, Xavier Mauduit livre une enquête inédite sur une institution inspirée des grandes cours royales de l'Ancien Régime, mais devant répondre aux exigences d'un temps nouveau (proximité avec le peuple, ascension de la bourgeoisie, économie budgétaire). L'auteur suit pas à pas ces hommes et ces femmes, dignitaires, employés, domestiques, qui participèrent à l'effort de légitimation du pouvoir de celui qui fut premier président de la République française puis empereur. Rivalités, logiques de carrières, jusqu'aux conditions de travail, Xavier Mauduit dresse un riche tableau social de cette Maison. Mais il lui rend surtout son rôle politique : en effet, la maison de l'empereur ne fut pas seulement l'institution en charge de l'organisation des divertissements du régime, elle participa, de ce fait, à la mise en place d'une véritable politique de l'image, essentielle pour le Second Empire. Agrégé d'histoire, Xavier Mauduit est coauteur d'émissions et chroniqueur sur France Inter. Il a notamment publié L'Homme qui voulait tout. Napoléon, le faste et la propagande (Autrement, 2015). Sa thèse de doctorat dont est issu le présent livre a reçu le prix Mérimée en 2013.
Ce livre n'est pas un manuel de grammaire rébarbatif mais bien plutôt une passionnée et très amusante déclaration d'amour au français. Il propose une approche ludique, vigoureuse et tendre, qui vise à décorseter notre langue pour se l'approprier, la prendre, et l'apprendre. Il est question de rimes embrassées, d'accords, de liaisons scandaleuses, du temps qui passe, de naissances, de changement de genre, de jeux et de faux semblants, de la chair d'un mot et de la caresse d'un accent.
"Les Presses Universitaires de France et Frémeaux & Associés proposent cette biographie de Napoléon III, analysée et expliquée par Xavier Mauduit, chroniqueur radio et docteur en d'histoire spécialiste du Second Empire. Napoléon III, empereur des Français, est un personnage complexe dont la postérité est entachée par la violence de ses détracteurs ; « Napoléon le Petit », « nain immonde » viennent sous la plume de Victor Hugo marquer à jamais les esprits. Pourtant, à la tête d'un bonapartisme réfléchi et populaire, Louis-Napoléon conquiert le coeur des Français, et entame une politique forte de modernisation, de grands travaux et d'essor de la France sur la scène internationale. De la naissance princière aux exils, des ambitions de conquête à la victoire, Xavier Mauduit nous guide dans les contradictions apparentes d'un homme de pouvoir qui pendant près de vingt ans a modelé la France." Claude COLOMBINI FRÉMEAUX
L'auteur nous raconte sa "petite histoire" mettant en scène la France du temps de Napoléon à la manière du petit manuel publié au 19e siècle chez Armand Colin par Ernest Lavisse. Xavier Mauduit pour sa part a choisi la parodie : Lavisse n'était-il pas critiqué déjà à son époque?