Pierre Parlebas
Pierre Parlebas
La gestion du risque dans le sport est une question débattue, voire controversée. L'histoire récente met en évidence les enjeux auxquels sont confrontés les acteurs, pratiquants, dirigeants, organisateurs, juristes ou assureurs, tous ajustant au mieux leur position selon une jurisprudence qui ne cesse de faire évoluer la notion de responsabilité. Là où les éducateurs peuvent reconnaître dans la confrontation au risque une dynamique de formation, les assureurs et les juristes interpellent les dirigeants, les organisateurs et les sportifs sur les conséquences de leur conduite. Depuis les arrêtés Herzog de 1962 qui instaurent l'assurance sportive obligatoire, la question semble être demeurée circonscrite aux fédérations. Elle est loin d'être stabilisée dans le cas de pratiques libres ou de sports qui recherchent délibérément le risque. Les spécialistes de ces questions proposent ici une approche dialectique et interpellent du coup ces acteurs du sport qui redéfiniront, dans leur champ respectif, leur rapport à la responsabilité.
Les activités classiquement nommées "jeux" suscitent un grand engouement dans toutes les régions de la planète. Certains d'entre eux entraînent en priorité une réalisation motrice (les jeux sportifs) et d'autres une activité cognitive (comme dans de nombreux jeux de société.) Dans cette floraison ludique, peut-on déceler des cohérences globales ? Peut-on identifier des caractéristiques opératoires qui ont doté ces jeux de significations psychologiques ou culturelles ? Sont ici présentées les classifications les plus importantes qui ont vu le jour au cours des derniers siècles. L'un des problèmes posés par l'ensemble des jeux est la place accordée au plaisir de vivre ensemble, au rapport entre la coopération et l'opposition, place qu'une meilleure connaissance des mécanismes du fonctionnement ludique aidera à mieux connaître de façon lucide et non idéologique. Quel est et quel sera sur ce sujet le choix de nos sociétés ?
Lorsqu'un groupe se constitue et agit, une alchimie mystérieuse bouillonne dans le creuset de la communication inter-individuelle. Cette dynamique, qui donne vie au groupe, s'établit sur le réseau des amitiés et des antagonismes. C'est J.-L. Moreno qui, sous le nom de sociométrie, a le premier jeté les bases de l'étude de ce réseau des affinités. Peut-on connaître l'intimité de ces attractions interpersonnelles ? Est-il possible d'effectuer la radiographie socio-affective des groupes ? L'ouvrage expose le cadre général de l'enquête sociométrique, et propose la démarche à suivre en l'illustrant d'exemples pratiques commentés : comment évaluer la cohésion d'une équipe de terrain, repérer la présence de sous-groupes, calculer l'évolution d'une communauté, interpréter les changements observés ? Groupes de travail, classes d'élèves, équipes sportives, groupes de loisirs, toutes ces situations familières sont autant d'illustrations de ces phénomènes de communication affective, rarement clarifiés.
Les 36 Figures de Nicolas Prévost mettent en scène les pratiques ludiques du XVIe siècle telles qu'elles se déployaient dans leur milieu habituel. On observe l'importance accordée au corps, le degré de violence accepté, le rôle non négligeable de la participation féminine, le niveau technologique des instruments utilisés, le rapport aux animaux. Mettant en spectacle le phénomène éminemment social du jeu, ces images vivantes soulignent comment la Renaissance vit une période de transformation qui affecte notamment les rapports avec le monde matériel et les rapports entre les personnes.