Patrice Pinet
Patrice Pinet
Derrière le génie musical de Beethoven se cache un homme rongé par la maladie. Ce livre explore ses combats contre la surdité, les douleurs abdominales et la cirrhose, tout en révélant ses relations complexes avec les médecins de son époque.
Découvrez comment Christoph Wilhelm Hufeland, médecin visionnaire du XVIIIe siècle, a révolutionné la santé publique avec son traité d’hygiène de 1796.
Cet ouvrage étudie les rapports qu'a entretenus Pasteur (1822-1895) avec les médecins et les chirurgiens qu'il a fréquentés tout au long de sa vie. Certains ont soigné sa famille et lui-même, d'autres, qu'il a dirigés dans son laboratoire, sont devenus ses disciples et des adeptes de la doctrine parasitaire puis microbienne. Sont surtout exposées les idées de ceux qui ont soutenu cette théorie et ont pu influencer Pasteur, mais aussi de ceux qui ont résisté à cette révolution médicale. Parmi eux figurent des praticiens purs, mais aussi des expérimentateurs. Une large place est donc donnée aux débats, parfois violents et sans concession, ayant secoué les rangs de l'Académie des sciences et de l'Académie de médecine auxquelles Pasteur fut admis successivement en 1862 et 1873. Un historique détaillé des premières vaccinations pasteuriennes dévoile les racines de la défiance envers la vaccination, récurrente malgré les succès manifestes de cette méthode prophylactique.
L'auteur étudie, dans ce second tome, les maladies de philosophes célèbres aux XIXe et XXe siècles. Épidémies (choléra), maladies vénériennes pandémiques et cancers sont ici bien représentés par quatre figures majeures de la philosophie moderne. Au rationalisme absolu hégélien succéda le rejet de la religion occidentale traditionnelle et de la métaphysique par Comte et Nietzsche associé à leur souci mal maîtrisé du corps et de la sexualité. Cette évolution aboutit à la revendication par Foucault d'un corps et d'une sexualité pleinement libres. À travers l'histoire médicale de ces quatre philosophes l'auteur retrace cette transition vers la modernité, en constatant qu'elle ne s'est pas réalisée sans risques majeurs pour la santé.