Olivier de Kersauson
Olivier de Kersauson
Regarder vers la mer, s'évader sur son immensité, y puiser l'inspiration, dompter son énergie, préserver l'univers silencieux qu'elle abrite... La Revue des Deux Mondes met ce mois-ci le cap sur l'infinité des richesses et des potentiels du bleu de notre planète. Avec gouaille et tendresse, Olivier de Kersauson raconte sa longue histoire d'amour avec la mer, fougueuse et insatiable, qui lui a offert « des moments de vraie grâce, en tête-à-tête avec (ton) âme, loin des fracas du monde ». À près de 80 ans, « l'Amiral », qui a jeté l'ancre à Tahiti, demeure « émerveillable, blasé de rien et heureux ». Forte du deuxième espace marin mondial grâce à ses Outre-mer, la France est une puissance maritime, dont les fondations ont été posées par Napoléon III. Infrastructures, développement économique, flotte de commerce, Marine et conquêtes de nouveaux territoires, le legs de notre dernier Empereur est en la matière déterminant. Aujourd'hui, l'économie de la mer figure parmi les rares secteurs excédentaires de notre balance commerciale, en dépit de ports insuffisamment désenclavés et d'une pêche en berne. Créateur d'un genre, Eugène Sue fut le pionnier du roman de la mer français tandis que l'océan irrigue la plume de nos plus illustres poètes et écrivains : Chateaubriand, Baudelaire, Rimbaud...et surtout Victor Hugo, « l'homme-océan ». « J'ai eu deux affaires dans ma vie, Paris et l'Océan », dit-il à la fin de sa vie. Au Moyen-Orient, la sanglante attaque du Hamas le 7 octobre a propulsé le conflit israélo-palestinien au centre des préoccupations géopolitiques. Si sa sauvagerie a logiquement suscité la solidarité des Occidentaux avec Israël, cette agression leur a aussi rappelé que la résolution de la question palestinienne ne pourra indéfiniment être mise sous le tapis, au risque d'un embrasement régional généralisé. Faute d'avoir veillé sur sa flamme, la lumière des accords d'Oslo (1993) a disparu mais il faudra bien un jour la rallumer car les aspirations nationales d'un peuple, elles, ne s'éteignent jamais. La rengaine du « modèle allemand » est-elle passée de mode ? Oui, au regard des prévisions de croissance négative pour l'Allemagne, qui sera en 2023 la seule économie développée à enregistrer une telle contre-performance. En cause : la Chine, jadis cliente vorace, aujourd'hui puissance rivale de Berlin. Passions, espoirs, souffrances...tout le vacarme de l'humanité s'incarnait dans la voix de Maria Callas, née il y a tout juste un siècle. Cantatrice au destin cruel, consumée par le travail et l'abandon, elle siège parmi les déesses éternelles. Bonne lecture !
125 jours en solitaire face à l'océan déchaîné : le récit brut et poignant d'Olivier de Kersauson, qui affronte les Quarantièmes Rugissants et se découvre lui-même au fil des tempêtes. Un voyage intime où la mer devient miroir de l’âme humaine.
77 jours, 5 heures, 3 minutes : le temps qu’il a fallu à Olivier de Kersauson et son équipage pour boucler un tour du monde en trimaran, défiant océans et records.
Le " testament marin ", d'un homme de mer. Olivier de Kersauson livre son expérience colossale, totale.
Le monde selon Olivier de KersausonLe monde change : il vacille, il tangue.Olivier de Kersauson est de ceux qui l'interrogent sans cesse tout en le connaissant bien. Son point de vue si caractéristique, son écriture pure et sans détours ont fait de lui un témoin hors norme de notre époque. Depuis le large, ce grand marin aperçoit nettement les contours de notre société en constante mutation. Pour lui, une seule chose compte : garder le cap au milieu des tempêtes. Alors, comment faire pour ne pas chavirer ? Comment rester libre dans une société de plus en plus contrainte ? Comment ne pas sombrer dans les " idéologismes " ?Olivier de Kersauson, moraliste autant que poète, revient avec un essai qui ne pourra laisser personne indifférent tant, au fil du temps, sa pensée donc sa plume, s'aiguisent.
Le monde à la lettre, par Olivier de Kersauson.Tour à tour poète, critique, humoriste, moraliste, il passe au crible notre époque et ses moeurs, son enfance, ses désirs et ses rêves, en essayiste et en conteur. Ses propos inédits sur un monde disparu forment ensemble un portrait et dessinent la philosophie d'un aventurier, libre dans tous les sens du terme.
Un témoignage poignant, une ode à la vie par Olivier de Kersauson.
Un voyage intime et poétique à travers le monde.Ce livre est un récit d'un genre neuf, celui du style de vie d'un marin considérable doublé d'un poète. " Quand je regarde la mer, je me promène dans le temps du monde ". Vous l'ouvrirez à n'importe quelle page, il n'y a pas d'ordre dans les plaisirs, pas de classement dans les enchantements. C'est de ceux-là dont Olivier de Kersauson nous entretient. Voici donc le catalogue original d'un esthète singulier amoureux de la mer. " Il y a des artistes qui peignent des tableaux. Moi, je peins le sillage blanc sur le bleu des mers ".
Kersauson par Olivier ou sous la mer, l'homme de coeur." Notre histoire est solitaire. Notre naissance est solitaire. Quand on meurt, on est seul ; on a beau tenir la main d'un mourant de toutes ses forces, il part... Les choses fortes de notre vie sont solitaires, toujours. L'illusion qu'on passe son temps à se donner, c'est que nous ne sommes pas seuls. Comme on est nombreux, on tente de se reconstituer un monde où l'on serait ensemble ; mais on n'est jamais ensemble. Irréductiblement seuls. J'aime la solitude. J'ai la nostalgie de l'homme seul. Mon fantasme absolu, c'est que le monde ressemble à la réalité que je perçois. En somme, la non-solitude n'est qu'un accident. J'ai souvent plaisir avec le groupe mais je ne sais pas partager mes émotions. D'ailleurs, ceux qui disent partager leurs émotions, je me demande comment ils font. La vie est solitaire. Et j'ai le goût d'être seul. La solitude en mer, c'est l'isolement du reste des hommes. La vraie vie est en mer. La vie, à terre, c'est de la complaisance ? pas de la compromission car le mot est inélégant ? de la complaisance pour l'autre, de la politesse vis-à-vis de lui. Quand vous marchez sur un trottoir, vous envoyez en permanence des signaux pour que les autres s'écartent. La solitude, chez les anglo-saxons, elle est suspecte car pour eux, tout est " dans le groupe ". Chez les latins, elle est déjà plus romantique. D'ailleurs, on remarque que dans une course en solitaire, il y a plus de latins que d'anglo-saxons. Au vrai, la solitude, c'est une belle histoire... c'est nous. Voilà, c'est nous. Je suis seul donc je suis moi. Ce n'est pas avec les autres qu'on se connaît, c'est seul. Alors, on éprouve ce que l'on est : tout ce qu'il y a de formidable et d'infiniment médiocre. C'est une comptabilité qu'on ne rend pas obligatoirement publique ! On ne vit pas pour l'image que vous renvoie l'autre mais pour être mieux en soi. Le destin est une forme d'intransigeance : il faut tenter de bien se tenir avec soi. La vraie histoire, c'est soi. Mieux on se connaîtra et plus on sera indulgent avec l'autre. La meilleure manière d'aimer un peu l'autre, c'est de se connaître bien. " O. de K. À la suite d'Ocean's Song, Olivier de Kersauson revient sur ses courses, ses grands exploits. Plus intimiste, il parle aussi de sa vie, de ses sentiments, de l'amour, de l'amitié... Avec ce deuxième opus, il se livre davantage sur sa véritable nature. Au vrai, il tombe le masque. Ainsi découvre-t-on un homme profond, habité par des idéaux.