Olivier Gallien
Olivier Gallien
Entrer en sixième est aujourd'hui totalement banal et porteur de grandes angoisses. Soudain petit parmi les grands, l'élève doit affronter une série de ruptures : découverte de la taille de l'établissement, d'une pluralité de disciplines et d'enseignants, découverte de l'administration, des temps libres au sein d'une journée de cours, de la faible place laissée à l'expression orale, mais aussi, trop souvent, de la violence et de sa propre peur. Roger-François Gauthier conseille les parents qui souhaitent aider leur enfant dans ce passage décisif : comment peuvent-ils suivre les apprentissages de l'élève ; quelles peuvent être leurs relations avec les enseignants ; jusqu'où peuvent-ils s'impliquer ; que sont-ils en droit d'attendre du collège de la République ; celui-ci tient-il encore ses promesses ?
L'oxygène de cette vallée, c'est de la magie noire. De retour en Corse sur ses terres familiales, Ghjulia est accueillie par son cousin Jean, accompagné d'une jeune femme à la beauté hypnotisante. La joie des retrouvailles est de courte durée. Bientôt, Ghjulia se sent épiée, et des douilles de fusil apparaissent à proximité de la maison. Dans la torpeur d'une fin d'été caniculaire, les esprits s'échauffent et les perceptions se faussent. Les secrets profondément enfouis dans le maquis refont surface et la végétation environnante ne suffit plus à abriter Ghjulia du danger qui gronde. Sur ces terres arides, la mort rôde et la violence s'apprête à éclater.
Dans une ville à feu et à sang, deux êtres tentent de survivre. Une nouvelle voix époustouflante du roman noir français. Hugo se terre chez lui, retranché derrière une porte blindée. Il observe l'horizon partir en fumée. Jusqu'au jour où, poussé par le destin, il se décide à sortir et à traverser le chaos pour atteindre le coeur même du brasier. Pauline a rejoint un groupe de révoltés, quelques jeunes réfugiés dans les tunnels du métro afin d'échapper aux bombardements. À bout de force, elle se résout à sortir, en quête d'air et de lumière. Dans un univers dévasté, recouvert par une épaisse couche de cendres mortifères, chacun avance avec l'ardeur du dernier souffle, le vacarme comme boussole. Prix Bête noire des Libraires 2022
Fin novembre 1997, je me suis rendue dans quatre des sept villes des territoires occupés, devenues autonomes par application des accords d'Oslo. En sillonnant les routes de Jérusalem au Jourdain, et de Naplouse à Gaza, en écoutant des témoignages, plus tard en relisant l'histoire de ce pays, j'ai découvert une réalité que je m'étais employée à nier depuis toujours, et j'ai compris qu'il était temps d'en finir avec un aveuglement consenti. Petit à petit, je voyais s'effondrer, non sans douleur et sans déchirement, un système d'affirmations rassurantes, répétées, et souvent légitimes - l'audace du peuple juif, la nécessité de sa sécurité. Et, derrière elles, se profiler l'existence d'un peuple, le peuple palestinien, de sa terre - terre ancienne, habitée, nourrie de cultures, de religions, d'influences arabes, chrétiennes, juives. La cause palestinienne a été trop souvent le prétexte, ou l'alibi, d'un retour de la judéophobie. Mais l'indispensable mémoire de l'Holocauste aurait-elle jamais dû servir à masquer les épreuves subies, depuis des dizaines d'années, par le peuple palestinien, et à justifier la politique menée par Israël dans la partie occupée de la Palestine ?