Michel Wieviorka
Michel Wieviorka
L'introduction éventuelle de statistiques ethniques en France donne lieu à d'âpres débats. Leurs partisans pensent qu'elles renforceront l'unité nationale en facilitant la lutte contre les discriminations. Leurs adversaires craignent qu'elles n'accroissent les divisions en favorisant le repli communautaire. Pour que la discussion progresse, les auteurs de l'ouvrage ont organisé des rencontres entre partisans et adversaires des statistiques ethniques dans trois grands pays aux pratiques très différentes : les États-Unis avec leurs comptages ethno-raciaux, la Russie avec ses dizaines de nationalités et le Brésil qui classe la population selon la couleur de la peau. L'ouvrage souligne la diversité des solutions retenues, de leurs fondements historiques et des problèmes qu'elles soulèvent. Il ouvre paradoxalement la voie à une pacification du débat français.
Les journalistes font-ils le jeu des terroristes ? Que des bombes éclatent à Paris, qu'un Boeing soit détourné sur Beyrouth, et la presse est montrée du doigt. La recherche du sensationnel et la surenchère que se livrent les media feraient des journalistes des pousse-au-crime, des complices objectifs plutôt que des témoins impartiaux. Dans leur livre fouillé et nuancé, deux sociologues, Michel Wieviorka et Dominique Wolton, passent cette thèse au crible et s'interrogent sur la nature cachée du terrorisme. Leur conclusion, fruit de mois de recherches et de confrontations avec des journalistes, n'absout pas ceux-ci de tous les péchés. Elle montre néanmoins les dangers d'une éventuelle censure. Museler la presse, ce serait miner la démocratie et faire le jeu des terroristes, à coup sûr cette fois.
Comment l’État, le patronat et les mouvements de consommateurs redéfinissent-ils les conflits sociaux ? L’État, le patronat et les consommateurs de Michel Wieviorka offre une analyse percutante des enjeux de pouvoir derrière la consommation.
La question des origines interroge les ressorts les plus profonds de l'être humain. Il faut s'avoir d'où l'on vient pour savoir qui l'on est. D'où le besoin individuel de s'ancrer dans une lignée ; d'où le besoin collectif de se créer un mythe fondateur ; et d'où le besoin universel d'expliquer l'origine du monde. Les réponses à ces questions de la psychologie, avec Sophie Marinopoulos (1re partie), de la sociologie, avec Michel Wieviorka (2e partie) et de la cosmologie, avec Étienne Klein (3e partie). En guise d'épilogue, tous trois confrontent leurs points de vue dans une dernière partie.
La joie de vivre, un monde meilleur, l'avenir radieux, changer la vie... Le discours politique contemporain regorge de formules sollicitant l'espérance et la réduisant aux dimensions d'un système de besoins stimulés et satisfaits par l'État. Le besoin de santé, devenu besoin des services offerts par la profession médicale, occupe à cet égard une position centrale parmi les référents de l'utopie de l'État de bien-être (welfare state). On parle volontiers indistinctement d'échec de l'État à propos du tiers monde et, en particulier, de l'aire arabo-musulmane. Pourtant, force est d'admettre que l'État - dans le cas d'espèce, l'État tunisien - a, dans une certaine mesure, réussi, si l'on considère les espérances qu'il a suscitées. N'est-il par confronté présentement à la difficulté de modérer les motivations pour les attributs supposés du bien-être ? De ce point de vue, son échec serait l'envers d'une réussite dans la socialisation de son utopie : la perte de maîtrise d'un processus de montée des attentes. La dynamique du besoin médical en offre l'illustration. Son examen revient, en quelque sorte, à emprunter au langage de la médecine pour demander à l'État : Où avez-vous mal ? Le présent ouvrage livre les résultats d'une recherche, menée en Tunisie dans le cadre d'une collaboration entre le Centre d'Études, de Recherches et de Publications (C.E.R.P.) de l'Université de Tunis et l'Institut de Recherches et d'Études sur le Monde Arabe et Musulman (I.R.E.M.A.M.) d'Aix-en-Provence, Unité mixte du C.N.R.S. et des Universités de Provence et d'Aix-Marseille III. La recherche a été conduite par une équipe pluridisciplinaire, associant un politologue, un économiste-statisticien et un médecin.
Recul des projets collectifs et fin des grands récits, silence des intellectuels, mort du grand écrivain : ces images de déclin ne résistent pas à l'examen attentif des initiatives qui s'ébauchent aujourd'hui, L'idée d'une fin de l'engagement ne mérite en aucune façon de détenir le monopole. La figure du militant sacrifiant son existence à des lendemains qui chantent est certes révolue. Mais émergent ou se redéploient des pratiques qui renouvellent la citoyenneté, notamment autour d'enjeux culturels, sous des formes moins utopistes et tout aussi actives. L'individu contemporain s'engage, mais autrement : sans sacrifier sa subjectivité à une organisation ou à une idéologie. Un engagement qui autorise, en somme, le dégagement, telle pourrait être la formule de demain. L'avenir de l'engagement dépend de la capacité des acteurs à répondre à un défi crucial : comment favoriser la rencontre du bas et du haut, des mobilisations sociales ou culturelles et de l'intervention politique et intellectuelle ? Et avant tout, comment articuler les deux principales logiques de l'engagement : fermeté éthique et volonté active, raison et conviction ? Michel Wieviorka.
Et si la théorie du capitalisme monopoliste d’État n’était qu’un mythe politique ? Critique de la théorie du «Capitalisme monopoliste d’État» déconstruit, chiffres à l’appui, l’une des doctrines phares du Parti communiste français.
Première lecture. Pour enfants dès 6 ans. Les frères Trois Plumes adorent l'histoire de l'affreux géant Wendigo, un ogre monstrueux au coeur de glace. Ça leur donne des idées. Et s'ils se déguisaient en Wendigo pour faire peur aux filles ? Comme les autres titres Premières lectures 2* de la collection Hatier Poche, elle comporte une intrigue découpée en chapitres pour pouvoir faire des pauses et rendre la lecture plus facile, à partir de 6 ans. Pour les élèves des classes de CP et de CE1.
Très belle et adulée, Chantal est un ancien mannequin ayant brusquement renoncé à sa carrière pour une raison inconnue. En quittant Paris pour l'archipel des Iles Fidji, dans le Pacifique Sud, où sont soignés des lépreux, elle attire d'emblée tous les regards de ses compagnons de voyage. Subjugué, Robert Nicot entreprend de faire sa connaissance, mais ne parvient pas à percer son mystère. Pour Chantal, il est encore trop tôt pour confesser son terrible secret. « Mes frères, je comprends votre peine.Je connais cette femme pour l'avoir reçue ici comme j'ai accueilli chacun de vous lorsque vous aviez besoin de mes conseils. La seule ici qui ait le droit de tuer est la lèpre... » Chantal veut guérir et surtout poursuivre son ascension sociale. Mais son arrivée sur l'île de Makogai, où elle est surnommée « La déesse blanche », son séjour parmi les malades et ses rencontres font naître en elle des sentiments jusque-là étrangers...
Pourquoi les Juifs suscitent-ils une haine si tenace à travers les siècles ? L’Antisémitisme expliqué aux jeunes de Michel Wieviorka, sociologue de renom, offre une analyse claire et accessible des origines.
2013. Trois personnages hors du commun, Alice Zagury, Oussama Ammar et Nicolas Colin créent The Family, une structure originale et sans précédent en France, à la fois incubateur et accélérateur de startups. Des centaines d'entreprises vont naître de cette aventure unique, mélange de modernité technologique, de vitalité économique et d'inventivité. Les candidats entrepreneurs qui passent dans les locaux de The Family sont porteurs d'idées qu'ils ne savent pas vraiment réaliser : ils sont accueillis et aidés. Il se constitue grâce à The Family un écosystème où se croisent entrepreneurs et investisseurs, dans un rapport totalement renouvelé. Mais The Family connaît une trajectoire tumultueuse : initialement tissée de relations quasi fusionnelles entre ses fondateurs, elle finit déchirée par les mensonges et les trahisons de l'un d'entre eux. Elle survit, au terme d'incroyables péripéties. Ce livre raconte cette saga. C'est aussi un récit historique et une analyse sociologique du passage à l'économie du numérique.
Plongez dans L’universalisme dans la tempête, un essai percutant où Michel Wieviorka et Régis Meyran analysent les défis contemporains de l’universalisme face au racisme, à l’antisémitisme et aux dérives identitaires.
Une évidence s'impose aujourd'hui au sein des discours : la gauche va mal. Ce livre veut dans une approche nouvelle et moins concentrée sur l'actualité, montrer le réel sens d'une politique de gauche. En s'intéressant à ses racines ainsi qu'à ses objectifs premiers, l'auteur veut montrer comment cette politique s'est transformée et en est arrivée-là, afin de donner ensuite des moyens, des idées pour qu'elle puisse renaître véritablement. Pour ce faire, la gauche doit envisager de nouvelles perspectives dans un paysage politique qui n'est plus celui de ses belles années et ne plus s'appuyer sur les thèmes classiques qui sont aujourd'hui ceux de presque tous les partis. Réinventer au lieu de recopier les mêmes idées. Ca n'est que comme ça que la gauche pourra se relever. Michel Wieviorka est sociologue, directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales.
La vieillesse, un naufrage, la fin de vie, un tabou ? Plus nécessairement. C'est un sujet qu'on aborde désormais dans la société civile ou à partir des sommets de l'État. L'approche peut-être délibérative : des citoyens réfléchissent tout en élevant leur propre niveau d'analyse (ex: Convention Citoyenne sur la Fin de Vie, la CCFV), ou engagée : la MGEN demande à ses militants de faire avancer ces dossiers, le Conseil National auto-proclamé de la Vieillesse (le CNaV) et autres associations ébauchent un mouvement de vieux. Démocratie, éthique, mobilisation : notre société apprend à mieux penser et affronter le vieillissement et la mort. Michel Wieviorka et Régis Meyran livrent ici le résultat d'une recherche parmi les mutualistes (MGEN), les « citoyens » (CCFV) et les « vieux » (CNaV). Régis Meyran est doctorant en anthropologie sociale et ethnologie. Il est à la fois chercheur associé au CANTHEL, éditeur et journaliste spécialisé dans les sciences sociales. Michel Wieviorka est un sociologue français et dirige la collection "Voix et regards" aux éditions de l'Aube.
' Je tiens beaucoup à ma montre, c'est mon grand-père qui me l'a vendue sur son lit de mort. ' L'humour juif, c'est d'abord l'autodérision, une arme puissante face au malheur. Poussé à l'extrême, il devient universel. Et, raison à l'appui, il en dit long sur l'absurdité de la condition humaine. Michel Wieviorka a retenu pour cet ouvrage des histoires juives bien choisies, inédites ou peu connues. Il s'intéresse à leur contenu et à leurs personnages hauts en couleur. Surtout, il les contextualise, dans leur cadre familial, social, politique, historique, pour comprendre de quoi l'humour juif est le nom. En dégageant le sens de ces histoires, ce livre apporte un éclairage original, plus général qu'il n'y paraît, sur la question juive, sur l'évolution de la diaspora et sa relation avec l'État d'Israël, sur son histoire, ses drames, mais aussi sa créativité culturelle. L'âge d'or de l'humour juif, durant la seconde moitié du XXe siècle, notamment aux États-Unis et en France, a également été un âge d'or du monde juif. Son dépérissement actuel en dit long.
' Je tiens beaucoup à ma montre, c'est mon grand-père qui me l'a vendue sur son lit de mort. ' L'humour juif, c'est d'abord l'autodérision, une arme puissante face au malheur. Poussé à l'extrême, il devient universel. Et, raison à l'appui, il en dit long sur l'absurdité de la condition humaine. Michel Wieviorka a retenu pour cet ouvrage des histoires juives bien choisies, inédites ou peu connues. Il s'intéresse à leur contenu et à leurs personnages hauts en couleur. Surtout, il les contextualise, dans leur cadre familial, social, politique, historique, pour comprendre de quoi l'humour juif est le nom. En dégageant le sens de ces histoires, ce livre apporte un éclairage original, plus général qu'il n'y paraît, sur la question juive, sur l'évolution de la diaspora et sa relation avec l'État d'Israël, sur son histoire, ses drames, mais aussi sa créativité culturelle. L'âge d'or de l'humour juif, durant la seconde moitié du XXe siècle, notamment aux États-Unis et en France, a également été un âge d'or du monde juif. Son dépérissement actuel en dit long.
En France, les juifs sont inquiets, ils constatent que l'antisémitisme dans le pays s'étend et revêt un tour meurtrier. Les musulmans, eux, sont soupçonnés de passivité ou de compréhension pour le djihadisme, leur intégration bute sur le racisme et les discriminations, et leur seule existence sur notre territoire a relancé les passions relatives à la laïcité. Enfin, notre république est en crise, impuissante bien souvent à se conformer à son propre idéal d'égalité et de fraternité. Il est temps de transformer cette crise en débat et de repenser le vivre-ensemble. C'est ce que propose ce livre, à partir d'une hypothèse originale : les juifs et les musulmans, au-delà de ce qui les sépare, ne sont-ils pas les mieux placés pour réfléchir à l'aggiornamento du modèle républicain français ? Pour permettre à la France de mieux affronter les grands périls actuels - le terrorisme, le racisme, la haine et l'intolérance - et pour préciser les contours d'un nouveau modèle à même de conjuguer les valeurs démocratiques et le respect ou la reconnaissance des particularismes ? Farhad Khosrokhavar est spécialiste de la question de l'islam et de la radicalisation, Michel Wieviorka de la violence et de l'antisémitisme. Tous deux montrent par l'exemple comment musulmans et juifs peuvent contribuer à rebâtir activement notre république.
D’où vient le racisme ? Dans le passé, les sciences sociales ont largement contribué à l’invention et à la diffusion du phénomène. Aujourd’hui, les bons sentiments, les jugements à l’emporte-pièce ne sauraient tenir lieu d’analyse. Pour comprendre, il faut aussi savoir. Ce livre novateur montre d’abord, grâce à une documentation érudite, l’évolution des modes d’approche qui, depuis plus d’un siècle, ont été élaborés dans le monde entier afin de penser le racisme. Préjugés, discrimination, ségrégation, violences : chacune de ces formes élémentaires du racisme est, dans un deuxième temps, étudiée dans sa spécificité. Enfin, l’auteur met en évidence les processus qui favorisent l’extension du racisme, en particulier la déstructuration politique ou sociale et le réflexe d’identité communautaire. C’est dire que, avec le recul et les outils de la réflexion, Michel Wieviorka éclaire de manière originale les tensions qui travaillent en profondeur la société française. Il s’efforce, en fait, de délimiter ce qu’est vraiment l’espace du racisme.
Plongez dans La sonate hydrogène, l'ultime chef-d'œuvre de Iain M. Banks, clôturant le cycle de la Culture.
Que reste-t-il du modèle EDF, mis en place en 1946, de cette formule que beaucoup ont cru et voulu exemplaire ? En quarante ans, celui-ci a subi bien des chocs, il a été bousculé, complexifié et affaibli, du dedans de l'entreprise, et du dehors plus encore, ne serait-ce qu'avec l'entrée en lice de nouveaux acteurs, syndicats et mouvement antinucléaire notamment. Que reste-t-il du modèle EDF, mis en place en 1946, de cette formule que beaucoup ont cru et voulu exemplaire ? Que subsiste-t-il de cet ensemble intégré de relations entre les dirigeants d'une grande entreprise nationale et divers acteurs, CGT, appareils d'État, clientèle industrielle et domestique, etc. ? Où sont désormais la toute confiance dans la science, la raison et le progrès, l'identification à la Nation, l'adhésion à la notion de service public, qui apportèrent sa cohésion au modèle EDF ? En quarante ans, celui-ci a subi bien des chocs, il a été bousculé, complexifié et affaibli, du dedans de l'entreprise, et du dehors plus encore, ne serait-ce qu'avec l'entrée en lice de nouveaux acteurs, syndicats et mouvement antinucléaire notamment. Son avenir semble incertain. Au fil d'une longue et exigeante recherche, Michel Wieviorka et Sylvaine Trinh ont d'abord organisé une série de rencontres où tous les acteurs impliqués ont eu l'occasion de vivre avec les dirigeants de l'entreprise des débats approfondis. Ils ont ensuite encouragé les dirigeants d'EDF à analyser eux-mêmes leur action et à réfléchir sur leur attachement au modèle de 1946, aussi bien que sur leur capacité de le rénover. Mais qu'on ne s'y trompe pas. Par sa démarche novatrice, par les questions qu'il pose, par les réponses qu'il apporte, ce livre est beaucoup plus qu'une monographie d'EDF, déjà décisive. Il renouvelle, de façon originale, la méthode de la sociologie des organisations, dont il élargit l'espace ; en même temps, il aide à comprendre la crise de la social - démocratie à la française et les changements qui affectent nos entreprises - en particulier dans le secteur public - entrées dans l'ère des stratégies et en quête d'un management à la fois mobilisateur et rationnel.
La " diversité " désigne la variété de profils humains qui peut exister au sein d'une société (origine de pays, de région, de quartier, culture, religion, âge, sexe, apparence physique, handicap, orientation sexuelle, diplômes, etc.). Elle soulève de très délicates questions car il est aisé de voir dans toute imputation de particularisme une marque de racisme, de discrimination ou de stigmatisation. Ces débats qui ont pour sujet la diversité sont en permanence sous-tendus par une opposition entre deux pôles philosophiques principaux : l'un républicain, l'autre multiculturaliste ? une opposition qui, lorsqu'elle se radicalise, exerce des effets de crispation et de paralysie sociale.Comment articuler en bonne intelligence les valeurs universelles du droit et de la raison, et le respect des différences ? Michel Wieviorka, spécialiste des questions de différence et de diversité, dresse un état des lieux édifiant et donne les nouvelles clés pour vivre ensemble dans le respect des différences. Une politique de la diversité a besoin de s'appuyer non pas sur des préjugés ou des informations journalistiques, mais sur des connaissances solides. Michel Wieviorka propose de nouvelles pistes, énumère les expérimentations qui pourraient être envisagées, fait le point sur les expériences novatrices et sur les impasses avérées en matière de diversité, en France et à l'étranger.
Les auteurs de ce livre, tous membres du CADIS, ont mobilisé des connaissances qui portent aussi bien sur l'expérience concrète de la différence culturelle que sur les débats qu'elle suscite, en France et à l'étranger. Depuis des années, ils étudient les mouvements sociaux, l'islam, le genre, l'ethnicité, le racisme, la dérive des quartiers en difficulté, la violence, la crise du système scolaire, et s'interrogent sur la modernité et la démocratie. Ils livrent ici le meilleur de leur réflexion en réponse à la question essentielle : comment vivre ensemble avec nos différences ?
Dès qu’il est question des Juifs et de l’antisémitisme, mais aussi, aujourd’hui, du conflit israélo-palestinien, les passions s’exacerbent. La confusion et l’excès s’installent. Tout se mêle alors pour aboutir à des discours de haine et éventuellement à des passages à l’acte : les vieux clichés, la Shoah, l’existence d’Israël, le drame palestinien, la vie politique nationale, la projection sur le sol français de logiques globales et de violences dont l’épicentre se trouve au Proche-Orient. Le phénomène n’est pas neuf. Il s’est ébauché en même temps que la société française, à la sortie des Trente Glorieuses, se transformait en profondeur. Il renaît à l’extrême-droite dès la fin des années 70, avec la négation des chambres à gaz, à gauche de la gauche et au sein de populations issues de l’immigration au début de ce siècle. Les attentats du Hamas en Israël, et la suite, à Gaza, au Liban, l’ont démultiplié. La thèse du « nouvel antisémitisme » impute la haine des Juifs presque exclusivement à la gauche radicale et à l’islam, dans l’ignorance de ses autres sources et manifestations, taxées de résiduelles. Et la réflexion nécessaire se perd dans les outrances et les carences. Il est temps de faire appel à la raison, au souci de la vérité, au respect de la connaissance, au débat sur le fond aussi, tous malmenés. D'où ce livre, qui entend analyser, comprendre comment l'antisémitisme vient occuper une place renouvelée dans notre pays, comment il se déploie au cœur d’une vie intellectuelle et politique en perdition. Sociologue de renommée internationale, connu pour ses travaux sur le racisme, la violence, le terrorisme et l’antisémitisme, ainsi que sur les mouvements sociaux et la démocratie, Michel Wieviorka est directeur d’études émérite à l’EHESS.
The Family, fondée par Alice Zagury, Oussama Ammar et Nicolas Colin, a révolutionné l'écosystème des startups françaises entre 2013 et 2025. Plus qu'un simple accélérateur, c'est un mouvement culturel qui a misé sur l'audace, le partage et l'empathie pour accompagner plus de 160 startups. The Family a favorisé la diversité, cassé les hiérarchies, et permis à des entrepreneurs venus de tous horizons de transformer leurs idées en succès. Mais cette aventure hors du commun a aussi connu des crises, des scandales financiers et des remises en question, révélant les défis éthiques et structurels de l'innovation à l'ère numérique. Un récit captivant, entre utopie, résilience et désillusion. Interprétation humaine Durée : 10H21
Déclin des systèmes et des partis classiques, mise en cause de la représentation politique, montée du populisme et des nationalismes, emprise des fake news, tentation de la violence... : force est de constater la fragilité, aujourd'hui, de la démocratie. Alors que soufflent les vents mauvais de l'extrémisme, de l'autoritarisme, du racisme, de l'antisémitisme, du terrorisme, comment défendre ce bien commun qui nous semblait acquis mais ne l'est pas ?Face à ces maux qui minent nos sociétés et qu'il décrypte en profondeur, Michel Wieviorka interroge la place et le rôle des sciences humaines et sociales. Il y invite le meilleur de sa discipline - la raison, la connaissance de l'histoire, l'imagination sociologique, l'esprit critique - à se mettre (se remettre ?) au service de l'idéal démocratique.Pour une démocratie de combat est un ouvrage pionnier qui conjugue une orientation authentiquement citoyenne, des propositions théoriques et méthodologiques exigeantes et des pistes concrètes pour une démocratie vivante et active. Indispensable en ces temps de perte de repères, de fureur et de démoralisation : à coup sûr un livre de référence.
Ronin, zorlu bir mücadeleyle kar karya kalr ve bazen her eyin gründüünden farkl olduunu renir. Dümanlarn bile... Geçmii, babas ve klc hakknda daha çok ey rendikçe, aklnda daha fazla soru belirir. Ronin, bu yeni macerasnda kim olduunu ve en çok deer verdii kiilere nasl yardm edebileceini anlamaya bir adm daha yaklar.
Ronin, zorlu bir mücadeleyle kar karya kalr ve bazen her eyin gründüünden farkl olduunu renir. Dümanlarn bile... Geçmii, babas ve klc hakknda daha çok ey rendikçe, aklnda daha fazla soru belirir. Ronin, bu yeni macerasnda kim olduunu ve en çok deer verdii kiilere nasl yardm edebileceini anlamaya bir adm daha yaklar.
Quand le politique et l'intellectuel réinventent la France. Dans ce livre qui sort de l'ordinaire politique et intellectuel, Benoît Hamon et Yannick Jadot, avec Michel Wieviorka, invitent quarante personnalités de la société civile - acteurs sociaux, culturels, économiques, chercheurs - à enrichir le débat public sur des thèmes essentiels de la vie d'aujourd'hui, tels que la réinvention du travail, le sauvetage du projet européen, le digne accueil des réfugiés, l'indépendance de la justice, la confiance en la jeunesse, la démocratie environnementale. Ces analyses, qui s'ajoutent au texte programmatique de Benoît Hamon et Yannick Jadot, ont pour objectif de forger dans notre pays un nouvel espoir, une façon de refonder la politique en liaison avec le mouvement des idées. Rien d'autre, finalement, que le projet de vivre, de penser et de faire ensemble avec bienveillance.
Saviez-vous que la calorie est une notion obsolète ? Que les qualités nutritionnelles de certains aliments, comme l'huile d'olive par exemple, sont largement usurpées ? Que les ingrédients figurant dans la composition d'un produit ne sont pas forcément tous mentionnés sur l'emballage ? À partir des travaux scientifiques les plus récents, la nutritionniste Béatrice de Reynal fait le point sur toutes les grandes questions que se posent - ou devraient se poser - les consommateurs souvent dépourvus de repères que nous sommes. Pour bien manger, il ne faut pas seulement connaître les produits que nous achetons, il faut aussi savoir déjouer les pièges du marketing alimentaire et éviter l'écueil de méthodes et régimes toujours plus déconcertants qui mettent en danger notre santé. Depuis vingt-cinq ans, Béatrice de Reynal s'attache à décrypter ce que l'on trouve dans nos assiettes et dans nos supermarchés. Dans ce livre positif, sans régime, ni injonctions, elle nous invite à être davantage à l'écoute de notre corps, de ses envies et de ses besoins.Le livre-clé pour retrouver le chemin du bon sens alimentaire.
Dimanche 7 mai 2017, 20 heures : Marine Le Pen est élue présidente de la République. Et après ? Durant les six mois qui suivent le séisme de l'élection présidentielle, Michael W. Squirrel, journaliste américain correspondant à Paris, écrit la chronique de la France et de l'Élysée à l'ère Le Pen. Le pays vit deux grandes premières puisqu'il s'agit de l'accession à la fonction suprême, tout à la fois d'une femme et de l'extrême droite. Les articles de Squirrel donnent à voir Marine Le Pen dès son premier discours, le soir de l'élection, et la soirée de la nouvelle présidente, alors même qu'on apprend que son père a été hospitalisé suite à un malaise cardiaque. Ses ministres ? Dupont-Aignan, Wauquiez, Zemmour... Une vie politique inédite se met en place, tandis que le paysage social et économique se dégrade. La violence rôde. Du journalisme comme on l'aime, hyper-documenté, jamais bavard, pas émotif, porté par un réel talent pour l'analyse et une exceptionnelle connaissance de la société française, de ses acteurs et de ses élites.
Notre monde va très mal, va trop vite ? L'injustice et la violence règnent sans partage ? Pourtant, il n'y a aucune fatalité, ni naturelle ni divine, qui mène nécessairement au pire, au déficit de repères, à l'incapacité de nous projeter vers le futur. L'histoire est ce qu'en font les hommes ! D'où l'importance qu'il y a à redonner aux valeurs universelles la place centrale qu'elles méritent, à embrasser dans un même mouvement de pensée la globalité du monde et la subjectivité individuelle. D'où la nécessité aussi de renouveler nos idées et nos concepts et de transformer la crise en débats et conflits producteurs de sens.Un éclairage stimulant sur la vie intellectuelle contemporaine, une pensée profonde tendue vers l'avenir.
En trente-cinq histoires, l'auteur dévoile trente-cinq " secrets ", issus d'autant de bordels, de la Rome antique à l'Europe contemporaine. Nous rencontrerons des clients célèbres, Gustave Flaubert, Guy de Maupassant, Pierre Louÿs, le Prince de Galles ou les agents de la Gestapo française, Edith Piaf ou Martine Carol. Bordels pour ecclésiastique, rendez-vous homosexuel et lesbiens, des amateurs de flagellation et de sodomie, lieux de spectacles pornographiques et de partouzes, ce livre évoque tous les aspects de la vie secrète des maisons closes, des maisons luxueuses de " grande tolérance " aux taules d'abattage. Depuis l' Apollonide de Bertrand Bonello (2012) et la série Maisons Closes diffusée sur Canal +, l'univers des " bordels " ne cesse de fasciner le grand public. L'image négative de la prostituée soumise et maltraitée s'efface en effet derrière des groupes de femmes à la personnalité bien trempée qui font tourner ces établissements à l'univers feutré d'une main de fer. A partir de témoignages de clients et très rares récits de prostituées de l'époque, Marc Lemonier reconstitue l'ambiance des maisons closes, et relate des événements réels ayant pu s'y dérouler, sur un mode fictionnel. Un véritable voyage dans le temps, entre volupté, sensualité et faits historiques. Le livre est illustré d'une trentaine de photographies et d'illustrations reflétant la réalité des maisons closes décrites.