Martine Roffinella
Martine Roffinella
La narratrice, « écrivain de seconde zone », entame une correspondance avec une critique littéraire de renom à l'aura déclinante, mais toujours en quête d'une petite cour appliquée à faire miroiter son ego. Une relation classique dominée-dominante, mais qui s'exacerbe lorsque notre romancière ose se prétendre amoureuse de son égérie et harcèle de ses avances cette femme d'un autre monde qui lui ferme résolument les portes de son milieu et lui interdit l'accès à son intimité : « Considérez que je n'existe plus, achetez un pistolet, des comprimés pour dormir, une corde, que sais-je, et suicidez-vous. Mettez fin à vos jours - cessez enfin de nuire. » C'est tout le contraire qui va se produire. Le moteur passionnel s'emballe et avec lui celui de l'écriture, tout d'un coup régénéré, et qui trouve là son plus précieux carburant : désirs extrêmes et émotions intenses. Depuis 1988 et Elle , son premier roman, qui lui vaudra une rapide notoriété - et avec lequel ce nouveau texte renoue presque trente ans plus tard -, Martine Roffinella a publié plus de quinze livres, explorant avec minutie et causticité ce qui caractérise l'existence humaine dans tous ses méandres, et questionnant de plus en plus intensément nos portions de vie infimes afin d'appréhender en chacun de nous cette flamme de beauté et de laideur confondues qui nous fait « être ».
Expérience in vivo : une immersion sans protection dans le champ clos d'un site de rencontres, terrain de chasse privilégié des grands prédateurs et siège de la plus grande solitude. Candeur ou vanité, la quête de « l'Âme soeur » n'est peut-être qu'un prétexte pour exposer aux regards de « La Foule » son meilleur « Profil ». Mais dans cette moderne jungle d'images et de paroles, le coeur tendre offert en pâture aux convoitises trouvera toujours le carnassier le mieux à même de le dépecer. Saura-t-on s'extraire de l'emprise et recoller les morceaux ? La plus intransigeante introspection s'allie ici aux observations les plus clairvoyantes - et souvent les plus décapantes - sur l'instabilité de nos fondations intellectuelles et affectives. Martine Roffinella explore avec minutie et causticité ce qui caractérise l'existence humaine dans tous ses méandres. Elle a déjà publié une douzaine d'ouvrages, pour la plupart aux éditions Phébus. Son premier roman, Elle, lui valut en 1988 d'être reçue à Apostrophes par Bernard Pivot. Son oeuvre tend à questionner de plus en plus intensément nos portions de vie infimes afin d'appréhender en chacun de nous cette flamme de beauté et de laideur confondues qui nous fait « être ». La littérature devient alors l'expression même du Réel réinventé, où l'autodérision et l'humour se taillent - forcément - une belle part.
Some are born with a golden spoon in the mouth. Others are forced to lead difficult and unfair life full of miser and desperation. This time the heroine in our story is not a princess who lives in a big castle, but a poor girl who has to follow her wicked stepmother's orders. Will she manage to get herself out of the vicious circle of endless work and exhaustion? Will she find the true love? Will the fate endow her with well-deserved happiness? Why don't you just come along on this journey of "The True Sweetheart" and you will find out what the future holds for her?
« En gros ca commence a l'adolescence cette histoire d'aller a Venise seulement avec le grand amour de ta vie l'unique-le- seul. Genre ca sera Venise ou rien et rira bien qui rira la derniere. Donc tes deux pieds dans la soixantaine t'en reviens pas de tout cet empilement d'annees passees a ne pas aller a Venise avec ton grand amour l'unique-le-seul. » Parce que la romance a Venise, elle ne l'a encore jamais connue, une ecrivaine decide de faire la chronique de ses amours decues, de ses premiers elans interdits a ses errances de femme mure. Venise Off, autobiographie d'une lesbienne rejetee violemment par sa famille, nous propose la traversee de sa vie sexuelle et amoureuse. A travers des souvenirs d'adolescence, des rencontres marquees par la violence et la deception, et des reflexions sur le temps qui passe, est depeint le portrait d'une femme en quete de redemption et de sens. Ecrit a la deuxieme personne, ce roman plein de clins d'oeil a la litterature est aussi celui d'une ecriture singuliere, celle d'une jeune romanciere remarquee qui s'est isolee du monde pour accompagner une mere en fin de vie.
Nina, la « dominante », ne veut pas seulement séduire Doris - qui ignore encore quelle sera tout à l'heure la « dominée ». De leur rencontre érotique, Martine Roffinella ne dissimule rien : aucun geste, aucune parole, aucun fantasme - car les fantasmes, ces trésors par excellence cachés, inavoués, ne demandent à l'heure de l'amour qu'à être mis dans la lumière la plus crue, à se dire et à se montrer. Partage de l'inavouable. Conçu comme une lente montée vers le plaisir, Unes voudrait rappeler que l'acte d'amour entre deux femmes ne se différencie en rien de celui qui lie à l'ordinaire un homme et une femme. Et que la « petite mort » n'est pas le privilège des hommes. Martine Roffinella est née en 1961. Elle connait un premier succès retentissant avec Elle publié aux Éditions Phébus en 1988. Elle est l'auteur d'une dizaine d'ouvrages (quasiment tous parus chez Phébus) portant sur les relations amoureuses et les rapports de domination et sur l'obsession qu'elles peuvent engendrer.
Sybille compte les tic-tac de lhorloge, comme les cachets quelle doit prendre. Pourtant, il y a peu encore, elle fut sacrée « Reine de la pub » par son boss, sa Sainteté P.Y. « Conservez comme vous aimez » : le slogan quelle avait proposé pour promouvoir des boîtes de conservation lui avait valu dêtre portée aux nues dans toute lagence. Mais elle fut bien vite supplantée par la Belle Capucine, Princesse Commerciale Alors, ce fut le renvoi.Depuis Sybille déraille, en proie à des troubles obsessionnels, mais Sybille saccroche, séchinant à court-circuiter le hasard. Jusquà ce quelle décide de planifier sa vengeanceUne satire moderne et cinglante, scandée comme une prophétie infernale, sur linhumanité du monde moderne, dont on ne ressort pas indemne. Martine Roffinella est écrivain. Son premier roman, Elle, a été publié par les éditions Phébus en 1988 et a connu une grande notoriété. Elle a depuis publié une vingtaine douvrages, notamment LImpersonne (François Bourin, 2017, sélection Prix Marie-Claire).
Très bien, ta cathédrale bougera, vacillera, sombrera puis montrera sa flèche, selon les humeurs du sol instable. Moi, je restaurerai sans cesse tes fondations, jentretiendrai irrémédiablement ton culte. Immergée et visible, tu seras un lieu dadoration. Auteur Tardif de Quarante-Huit Ans [AT48] connaît une folle passion pour Femme Éditrice de Cinquante- Huit Ans [FE58], la directrice de la maison dédition qui la publie. Entre ces deux femmes qui se séduisent, se défient, se brûlent, la liaison qui se noue est cruelle, tactique. Dans ce roman à deux voix, la soumission de lune se heurte à lindifférence sournoise de lautre, au cours dune relation dautant plus exaltée quelle est platonique. Mais labandon de soi nest jamais très éloigné de la rébellion Un texte dune grande puissance, servi par une langue aussi enflammée et cinglante que son sujet.
Une femme en aime une autre. L'une s'abandonne à la passion. L'autre s'en défend. Entre elles, rien ou presque : quelques mots, des regards, des absences, une lettre, un cadeau oublié dans un sac. Pourtant, de ce presque rien naît un bouleversement qui menace leurs certitudes les plus profondes. Dans cette partition à deux voix, Martine Roffinella explore les métamorphoses du désir, la violence du manque et l'énigme de l'amour lorsqu'il surgit là où on ne l'attendait pas. Un texte d'une grande intensité, où chaque phrase semble écrite au bord du précipice.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Le récit d'une passion lesbienne dévorante... Lolita vient de perdre beaucoup de poids et redécouvre son corps comme objet de sensualité. Elle croise la route de Martine, de 27 ans son aînée, qui mène une vie de solitude et d'écriture. Aimantée par cette personnalité hors normes, la jeune femme tombe sous le charme de Martine ; entre elles naît bientôt une relation passionnelle. Elles iront aussi loin dans l'abandon que dans l'exploration de désirs neufs. Mais si leurs corps s'attirent, leurs aspirations amoureuses divergent : l'une résume leur passion à du sexe, quand l'autre voudrait la transformer en histoire. De cette joute amoureuse, qui de Lolita ou de Martine sortira gagnante - et qui cherche quoi, au juste ? La jeunesse l'emporte-t-elle toujours à ce jeu-là ? Pas si sûr... Révélée en 1988 lors de la parution de son premier livre Elle (Phébus), Martine Roffinella poursuit une route singulière en littérature, tant dans le domaine de la fiction que dans celui des essais. Auteure d'une vingtaine d'ouvrages, elle touche à tous les genres littéraires avec une seule et même obsession : l'exploration de l'humain dans ce qu'il possède d'illimité. Elle livre ici un texte fort et poignant, qui donne à relire la complexité de la relation amoureuse, la différence d'âge et la passion charnelle.
Quel est cet Amour dont parle si souvent Je?sus et qui nous est pourtant si myste?rieux que lon soit, ou non, croyant ? Qua-t-il de si singulier que nont pas nos amours terrestres ? Dailleurs, est-il me?me possible? Et quelles en sont les conse?quences? A? cinquante ans passe?s, Martine Roffinella choisit darre?ter de boire et de fumer. Elle a conjointement entame? une que?te spirituelle, qui a commence? par le?tude de la Bible. Cest le de?but dune extraordinaire histoire de passion, de communion et dexaltation, quelle nous livre aujourdhui dans cet essai. Ou? lon saisira ce que veut dire, ve?ritablement, l« Amour » du Christ : un amour qui nest pas seulement ge?ne?rosite?, ou don, mais qui se re?ve?le sans objet autre que lui-me?me. Il est tout ; il englobe tout. Une ide?e folle, insense?e, qui a eu besoin de symboles pour que nous en comprenions toute la porte?e ainsi de lEucharistie : manger le corps de Je?sus, cest tenter de sincarner Amour. Une lecture tre?s personnelle de la Bible qui prend la forme dune re?flexion bouleversante dont on ne ressort pas indemne quel que soit notre rapport a? la foi.
" Quand on buvait on était plein d'amour On en avait à foison ça débordait des veines ça giclait de partout ça faisait des fontaines de je t'aime qu'on aurait pu dire à un mur Tout dépendait du dosage du degré d'imprégnation Si on voulait être bien amoureux considéré comme tel crédible en somme fallait savoir s'arrêter à temps avant la débandade le tangage oui. Au début on savait après non. " Une femme de cinquante ans se penche sur son passé, sa vie amoureuse, son alcoolisme, ses échecs professionnels. Elle nous raconte ses luttes, ses espoirs pour sortir de la misère et de la solitude, pour ne pas devenir une " impersonne ", c'est-à-dire " non pas un fantôme mais un organisme inhabité du point de vue du coeur. " Sans concession, sans apitoiement sur soi-même, ce récit écrit à la première personne, nous dresse le portrait d'une femme aux prises avec ses propres démons, et nous renvoie impitoyablement à ceux qui nous habitent nous-mêmes. Un texte d'une rare force et d'une grande qualité littéraire.
L'auteure nous dit comment, un jour, spontanément et définitivement, elle a pu s'arrêter de fumer du tabac et boire de l'alcool. Plutôt que d'adopter une attitude violente vis-à-vis d'elle-même qui nous vient spontanément (héritée de notre culture commune) quand nous voulons rompre avec nos addictions, elle a fait un autre choix, celui de la non-violence, de l'acceptation de soi-même, de la réconciliation à l'intérieur et à l'extérieur avec les autres et le monde. Comme elle les a traversées elle-même, elle connaît les étapes qui jalonnent ce parcours de libération et propose de nous accompagner pas à pas sur ce chemin. Son aide nous sera précieuse pour déjouer tous les pièges que nous tendra notre adversaire, car on ne se débarrasse pas aussi facilement d'une habitude vieille de plusieurs dizaines d'années.
« - Que fais-tu avec ce fouet ? me demande Jacqueline en rentrant de son travail. - Rien. J'ai trouvé drôle de l'acheter. La dame de la boutique n'en revenait pas. - Mais il ne te servira à rien... Nous n'avons même pas de chien à la maison. - Pas encore, dis-je simplement. » Celle qui dit « Je » ne tourne pas autour des mots. « J'ai longtemps accepté sur mon corps ce que je rêvais d'infliger aux autres. Des coups. Des punitions méritées. » Un fouet dans sa main va l'aider à inverser en elle le courant du désir, à vivre le sexe autrement que comme une humiliation consentie. Elle écume les quartiers chauds de Paris, puis les quartiers chics - où les dames du meilleur monde, surprises à l'heure du thé, cèdent sous la menace à ses caprices. Perversité, diront les âmes sages. Peut-être, mais c'est qu'aussi la vie - et le monde - ont été conçus par un Dieu pervers... même si nous prétendons l'inverse pour tenter de nous rassurer à bon compte. Une perversité en tout cas qui refuse le mensonge. Et qui ne va pas sans style. Depuis Marc Cholodenko, rares ont été ceux, ou celles, qui ont osé pareille mise à nu, et qui l'ont fait avec cette belle rage. Martine Roffinella est née en 1961. Elle connait un premier succès retentissant avec Elle publié aux Éditions Phébus en 1988. Elle est l'auteur d'une dizaine d'ouvrages (quasiment tous parus chez Phébus) portant sur les relations amoureuses et les rapports de domination et sur l'obsession qu'elles peuvent engendrer.