Marianne Brisebois
Marianne Brisebois
Laurence, prof de français et romancière en panne d’inspiration, fuit les relations durables en multipliant les rencontres éphémères avec des voyageurs. Quand un ami lui lance un défi : arrêter de se mentir pour retrouver l’écriture.
Lili, 26 ans, voit sa vie basculer quand son couple de dix ans s’effondre. Pour se reconstruire, elle s’installe chez Simon-Pierre, un colocataire aussi mystérieux qu’elle est déterminée à rester seule.
Emma et Gabriel, arrachés à leur liberté gaspésienne, doivent affronter Montréal et les fantômes de leur passé. Ce roman poignant explore la résilience, l’amitié indéfectible et le prix de l’émancipation.
Emma et Gabriel, 19 et 21 ans, fuient leur passé dans une secte pour un été en Gaspésie. Entre résilience, rencontres et découvertes, ils osent enfin se reconstruire et saisir leur liberté.
Camille et Olivier, liés par une passion aussi intense que destructrice, se débattent entre désir et dépendance. Ce roman percutant explore les limites de l’amour toxique, où chaque choix peut tout briser ou tout sauver.
Xavier, jeune homme brisé, se réfugie sur le balcon d’un duplex du Plateau-Mont-Royal. Entre souvenirs douloureux et amitié naissante avec Éli, il devra affronter ses démons pour se reconstruire.
Je jette un oeil à la maison. J'ai encore du mal à intérioriser ce que je m'apprête à faire. Peut-être parce que j'ai seulement envie d'appeler Julien pour lui raconter de long en large mon expérience dans l'île Verte. Je voudrais savoir ce qu'il en pense, s'il trouve ça cool, si c'est un bon deal ou plutôt une semi-fraude. Personne ne m'a écrit de message depuis ce matin. C'est peut-être aujourd'hui que je commence à ne plus exister pour tous ceux qui ont fait partie de ma vie dans les dix dernières années. J'entre dans une nouvelle ère. Une solitude bien construite, apparente, identitaire. Je vis sur une île avec quelqu'un qui ne me regarde même pas, sans oublier mon fidèle compagnon canin qui attend juste le bon moment pour trépasser. Totalement charmant comme existence. Éjectée de sa vie du jour au lendemain, Lili a tout à rebâtir. Par le biais des petites annonces, elle emménage dans une grande maison lavalloise qu'elle partage avec un coloc étrange dont elle ne sait rien, et c'est très bien comme ça. Après tout, elle a besoin de rester seule, pas de se faire de nouveaux amis. Quoique... En apprenant à connaître Simon-Pierre, elle découvrira que lui aussi a ses plaies à soigner et quelques solitudes à apprivoiser.
- Y a juste avec toi que j'ai envie d'être. - Moi aussi. - Parce qu'on peut plus être avec lui... souffle Jean-Thomas. - Ou parce qu'on arrive à l'être un peu. Sam, c'était l'amoureux d'Alexandra, et aussi le meilleur ami de Jean-Thomas. À trois, ils étaient bien, heureux, inséparables. Sauf que Sam est mort. Brusquement. Parce que Sam était leur milieu, leur grand amour, Alex et Jean-Thomas devront affronter ensemble cette douloureuse absence. Ils s'accrochent l'un à l'autre pour continuer de faire vivre Sam à travers eux, tirer des bribes du passé et donner à leur peine la même ampleur que l'amour qu'ils ont perdu. Parce qu'il aurait été difficile de dire lequel des deux l'aimait le plus. Un roman-fleuve poignant qui explore les relations amoureuses et amicales avec un regard résolument moderne.
Pendant trois jours, deux hommes vont s'affronter au bord d'un lac du Haut Jura. Ils se sont connus dix ans auparavant à Constantine, appelés de la Guerre d'Algérie. David Norbier retrouve avec angoisse Michel Acquaviva. Michel est en homme le sosie, presque le frère jumeau, de Djamila, l'algérienne qu'il a aimée et ne peut oublier. Djamila assassinée par le FLN pour s'être fiancée à un soldat français. De sa mort, David se sent responsable. Revoir Michel ravive ce « deuil », repose des questions demeurées sans réponse : Pourquoi Michel lui a-t-il présenté Djamila, l'a-t-il quasiment jetée dans ses bras ? Pourquoi, auparavant, avait-il pris sur lui une emprise calculée et absolue ? En lui, montagnard rude et inculte, que pouvait trouver ce fils de famille cultivé, élégant, d'un charme et d'une beauté auxquels personne ne semble résister ? Est-ce gratuitement qu'il l'a « éduqué », lui donnant le goût de la lecture, des arts, de la musique, qu'il a refaçonné sa personnalité en lui apportant aisance et confiance en lui et qu'enfin, avec Djamila, il lui a donné femme ? Une nuit d'orage dans le massif du Risoux, un drame éclatera qui apportera la réponse, révélant le vrai visage passionné et douloureux de Michel, le « bâtard » né en Corse d'une mère, Emilie Acquaviva, disparue à sa naissance, et d'un père inconnu de lui mais dont le lecteur soupçonnera l'identité à la fin du récit, puis la découvrira en lisant Valle di Paraso, l'autre volume paru de la saga Mémoires oubliées. Extrait « Il est maintenant installé dans la maison et j'ai l'impression d'avoir introduit un chat dans un tabernacle. Cette maison est la maison de Lise, la maison des enfants, la mienne. Elle a une odeur qu'il respire en intrus, une intimité qu'il trouble de son corps souple et silencieux. Inquiet, j'ai jeté des fleurs qui se fanaient dans un vase, rangé le tablier de Lise abandonné sur une chaise, un jouet qui traînait par terre. Je ne veux pas qu'il prenne la moindre emprise sur elle, sur eux. Ils ne lui appartiennent pas. Ils ne le connaissent pas. Il ne doit pas les connaître non plus. Jamais. »
Un chalet locatif, cinq histoires qui se répondent et s'entrecroisent. Un lac cristallin, le chant d'un huard, le temps qui passe. Les choix qu'on fait, la personne qu'on devient, la vie qui change. Prendre la décision de rester ou de partir, et parfois de revenir. Durant la haute saison, tout est possible. Steven, un trentenaire manuel et discret, vit en forêt avec Whisky, son fidèle labrador. À côté de chez lui se trouve un chalet rustique qu'il offre en location depuis plusieurs années. Ce décor sert de toile de fond aux histoires des différents visiteurs qui y séjourneront au fil de l'été. Écrites par cinq plumes d'exception, ces nouvelles inédites tissent une fresque sensible sur les liens forts qui nous unissent aux êtres et aux lieux.
Après « Laurie et le souffle du papillon » qui a enchanté le lecteur, De passé compliqué en futur pas toujours simple, Nicole nous fait voyager avec son style, son talent toujours plus généreux. Il a les couleurs de la vie qu'elle veut belle à tout prix. Dans ce nouvel ouvrage, elle raconte la désunion d'une famille, la double vie d'un père recherché après son décès par ses enfants, deux garçons, pour qui le mot « père » ne représente que souffrance. Le trouveront-ils, le retrouveront-ils ? Avec Nicole rien n'est jamais terne ni noir, mais toujours poétique, irisé et juste. Les mots viennent du coeur et adoucissent ses images, ses observations et ses personnages. A parcourir de l'âme... Extrait « Le soleil de septembre transperce les cirrus pointant sur Fourvière des flèches chaudes et stimulantes. On accède au sommet grâce à la ficelle. Mécanique asthmatique, le funiculaire cramponne les rails fermement, suffoque, se hisse en grognant. Là-haut, sur le parvis, la basilique éblouit par sa splendeur, elle est belle, magnifique. Certains la comparent à un éléphant renversé mais elle est bien plus que cela. Meringue balsamique, oeuvre éthérée douce aux âmes, enchanteresse innocente, sa pureté subjugue les visiteurs. »
Ce livre est dédié à François Carrolaggi dit Carro, né le 21 novembre 1970 et mort, beaucoup, beaucoup trop tôt, par suicide, le vendredi 27 décembre 2002 entre cinq et sept heures du matin, dans sa chambre de l'hôpital Psychiatrique Sainte-Marie au Puy-en-Velay, Haute-Loire. Il avait 32 ans. Jérôme Mattogalli, dit Matto, né dans une ville volcanique endormie, suicidé dans une des chambres étouffantes de son hôpital psychiatrique, d'où l'on s'échappe vers l'Auvergne, Tanger, Buenos Aires, Dacca, ses propres écrits, pour y revenir immanquablement et assister à sa mise à mort. L'ambition de l'auteur est de témoigner - à travers plusieurs réalités - des joies et des souffrances d'un homme sacrifié, le long d'un récit ni cynique, ni ironique, ni militant, ni engagé, et pourtant cynique, ironique, militant et engagé. C'est un roman biographique, une biographie romancée, de l'ami de toujours que l'auteur veut saluer. . Extrait « A la fin de ce récit, avant sept heures du matin - moment où passe l'infirmière de nuit pour son ultime ronde - je serai mort, je me serai suicidé, pendu, étranglé, étouffé, égorgé, défenestré... le choix du mode opératoire n'est pas arrêté mais je suis certain de la conclusion de cette nuit et de cette histoire : avant sept heures, demain matin, j'aurai définitivement levé les fourches. »