Léon Homo
Léon Homo
Entre deux mondes, Sélène découvre qu’elle est une sorcière, dernière héritière d’un lignage traqué par les spectres d’un roi maudit. Un roman fantastique où magie, survie et quête d’identité s’entremêlent avec intensité.
Rome païenne, Rome chrétienne, deux moments d'une même réalité, deux volets d'un même diptyque. Moins de trente ans après la mort d'Auguste, Pierre, venu du lointain Orient, abordait la capitale du monde et, obscur missionnaire de la religion nouvelle, commençait son apostolat romain. En 800, un de ses lointains successeurs, Léon III, plaçait la couronne sur la tête de Charles, le futur Charlemagne, et de ce roi des Francs faisait un empereur d'Occident. Révolution immense dans l'histoire de l'humanité, dont l'auteur s'est efforcé, avec les causes profondes, de mettre en lumière les étapes successives. Nul mieux que le célèbre historien ne pouvait évoquer en pages définitives ce grand tournant de l'histoire de l'esprit humain.
« Avec raison Léon Homo insiste beaucoup, dans ce livre, sur ce qui différencie profondément Rome des cités grecques. Tandis que ces dernières visaient à la démocratie et en ont laissé le goût à la postérité, l'héritage de Rome est - avec le droit, évidemment - un modèle parfait de l'empire militaire et de l'organisation administrative. Double héritage, qui fut décisif pour l'Occident ». Paul Chalus, préface. Léon Homo, spécialiste d'histoire romaine, fût ancien membre de l'Ecole française de Rome (1897-1900), puis professeur à la Faculté de lettres de Lyon.
« Dès la plus haute antiquité, il y a eu des architectes ; il y en a eu, en certains pays, qui étaient doués, parfois même génialement, pour l'urbanisme. Ce n'est que de nos jours qu'on a vu naître la profession d'urbaniste, les écoles d'urbanisme, les revues d'urbanisme. Et cette prise de conscience devait avoir un effet rétroactif en histoire » (Henri Berr). Léon Homo montre que les préoccupations urbanistes ont existé en Grèce et chez les Étrusques. Aristote, et d'autres, et analysent les problèmes que pose l'édification des villes. Et bien des cités grecques, surtout à l'époque hellénistique, témoignent, comme Alexandrie, Antioche, Pergame, avec leurs services municipaux, d'un souci d'urbanisme. À Rome, Vitruve, peu avant notre ère, écrit son De architectura, qui est, fait remarquer L. Homo, « le traité d'urbanisme le plus complet, malgré ses lacunes, que nous ait légué l'antiquité classique ». Le triomphe de l'urbanisme dans la Rome impériale a été « l'évolution monumentale » : l'embellissement de la Ville Éternelle commença sous le règne d'Auguste. II y eut aussi beaucoup de coûteuses installations qui ne servirent qu'aux plaisirs des empereurs - comme celles, entre autres, auxquelles est lié le souvenir de Néron. L'habitat (riches domus, insulae ou maisons de rapport de tout rang, jusqu'aux pénibles habitations à « loyer modéré ») est ensuite longuement visité, étudié avec ses modes d'exploitation et la législation qui le concerne. Mais, à partir de la chute de l'Empire en 476 de notre ère, tout est peu à peu abandonné. « La Ville aux quatorze aqueducs en viendra au régime exclusif de l'alimentation par les porteurs d'eau... Avec la conquête byzantine s'ouvre pour Rome sa vie de cité médiévale ... Pour huit siècles, l'histoire de l'urbanisme romain est close. »