Jérémie Benoît
Jérémie Benoît
Située sur la frontière sud de la Normandie, la ville de L'Aigle, fondée vers 1020, fut le centre d'une baronnie importante à l'époque féodale. Toujours fidèle à ses ducs, elle fut au centre des luttes qui opposèrent la Normandie à ses puissants voisins, les comtes du Perche et du Maine, ainsi que le roi de France. Plusieurs épisodes importants se déroulèrent en ses murs, en 1077 lors de la querelle de succession du Conquérant, en 1105 lorsqu'il s'agit de régler le conflit entre saint Anselme et le roi d'Angleterre Henri Ier, mais la cité se rallia cependant sans difficultés à la France après la chute de Château-Gaillard en 1204. Outre les événements, l'Histoire de la Normandie, chronique fondamentale d'Orderic Vital, moine de l'abbaye d'Ouche, permet aussi d'aborder les mentalités de l'époque, comme la christianisation incomplète de populations toujours marquées par le paganisme, ce dont témoignent nombre de légendes relatives aux fondations d'églises et abbayes. Leur énergie permit cependant aux seigneurs de L'Aigle d'agréger ces populations à la nouvelle civilisation chrétienne dont ils étaient le fer de lance.
Parti de France en 1854 en laissant sa jeune épouse Léonie, la capitaine des cuirassiers Sébastien Poirot passa un an en Turquie avant de rejoindre la Crimée où le siège avait été mis devant Sébastopol. Toujours sur pied de guerre dans des bivouacs de fortune, au milieu des bombardements de la ville, il découvrit la guerre, qu'il n'avait jamais vue. Dans la chaleur des étés torrides ou le froid intense des hivers russes, il attendait des batailles qui ne vinrent jamais. Que faisaient les cuirassiers dans une guerre de siège ? Poirot, épouvanté, n'attendant plus que son retour, ne découvrit que les destructions et les morts, ce dont témoignent les lettres écrites à sa femme. Cet ouvrage fait suite à un premier volet intitulé Un cuirassier en Turquie.
Cet ouvrage, qui offre autant de récits enchanteurs que de découvertes littéraires, rassemble les récits, poèmes et contes de Noël des plus grands écrivains de tous les temps et de tous les pays, aussi bien français qu'allemands, anglais, américains, scandinaves, russes, espagnols ou italiens. Source d'inspiration inaltérable depuis le Moyen Âge, cette littérature d'abord inscrite dans la plus haute tradition chrétienne connaît à l'époque romantique une résurrection spectaculaire qui a touché, ému et émerveillé depuis lors des lecteurs de toutes générations. Certains récits sont devenus très célèbres, comme le Chant de Noël de Dickens, Les Trois Messes basses de Daudet ou La Petite Fille aux allumettes d'Andersen. Mais d'autres, trop méconnus, méritaient d'être exhumés : de petits chefs-d'oeuvre ciselés par l'émotion tels que Fleur-de-Blé de Camille Lemonnier, Les Sabots du petit Wolff de François Coppée ou La Noël de Marthe d'Anatole Le Braz. C'est l'âme enfouie de Noël que nous dévoilent les auteurs médiévaux, comme celui de La Chasse sauvage, Orderic Vital, ou le conteur anonyme de Sire Gauvain et le Chevalier vert, relayés au XIXe siècle par Hoffmann, Gogol, Erckmann-Chatrian ou Selma Lagerlf. Tous célèbrent à leur manière l'éternité de l'enfance et sa magie particulière à travers ses joies, ses drames et ses bonheurs. Version abrégée.