Jean-louis Deotte
Jean-louis Deotte
La présence arménienne sur les bords du Lacydon ne date pas seulement du Génocide de 1915 ; les Arméniens participent en fait à la vie marseillaise depuis déjà quatre siècles, et lui ont apporté leur culture, leurs coutumes, leur savoir-faire, leur volonté d'intégration, leur attitude citoyenne, et ce depuis le Siècle des lumières jusqu'à aujourd'hui. Cet ouvrage est celui d'un marseillais 100% français et 100% arménien qui a cherché à apporter autant de témoignages, de documents et d'éléments factuels pour décrire toutes les facettes de l'histoire et la vie des Arméniens de Marseille.
L'Orient-Express : du nom d'« un train qui se hâte lentement ». Dès sa naissance, le magazine jouait l'effronterie et la contradiction. Il affichait des ambitions assumées : « être un journal arabe en français », en renouant le lien rompu entre le Liban réel, « arabe d'identité et d'appartenance » comme le formule le texte constitutionnel, et un public francophone volontairement ou non ignorant de faits politiques, sociaux, culturels qui traversent le pays. Faire de la langue française un outil d'ouverture plutôt que d'exclusion. Faire qu'au sein du Liban, sédimenté de mémoires concurrentes et d'affrontements guerriers, un terreau commun se cultive, et que vers le reste du monde, les regards, rendus curieux, se tournent. Être « ici et ailleurs ». Créer des « transcultures » où se côtoieraient Fayruz et Patti Smith, Gilles Deleuze et Tayeb Salih, Portishead et Edward Saïd, Salman Rushdie et NTM, Allen Ginsberg et Ounsi El Hage. Cette identité multipliant les lignes, les facettes, n'empêchait nullement des prises de position continuellement réaffirmées. D'un mois à l'autre, L'Orient-Express n'a eu de cesse d'appeler de ses voeux un Liban démocratique, laïc et indépendant, dans le maintien des solidarités interarabes. La tragédie palestinienne est rappelée chaque fois que la ponctue un nouvel espoir, rare, ou un nouveau crime. C'est en priorité aux jeunes que L'Orient-Express désirait faire entendre ses appels au réveil politique, pour qu'ils se battent pour une individuation de l'espace public et leur droit au plaisir. Le premier numéro, novembre 1995 : « Quand la politique faisait rêver », saluait les révoltes estudiantines des années 1960 et 1970. Le dernier, février 1998 : « Étudiants, et maintenant que faire ? », était consacré aux manifestations étudiantes de décembre 1997. Et puis l'insolence pourtant salutaire de cette aventure journalistique a été intimée au silence. Trop de brèches ouvertes dans un après-guerre amnésique... Cette troisième édition des Cahiers de l'Ifpo donne à découvrir, ou à redécouvrir, l'histoire, les enjeux et l'esprit de ce magazine francophone dont la chronique est aussi celle du Liban des années 1990.
Entre Dakar et les rives du fleuve Joliba, Trente mille volts de rêve explore la quête d’acceptation de soi à travers des destins aussi poignants que tragiques.
Benjamin fut le premier à utiliser le terme d'"appareil" technique en rapport avec les arts. Lyotard a introduit la notion de surface d'inscription et de bloc d'écriture. Rancière, avec ses "régimes" de l'art, a permis de nouer politique et esthétique. Restait à distinguer les appareils culturels, conditions des arts, de ces derniers, pour leur accorder un mode d'existence spécifique, ce que se propose le présent ouvrage.
Offrir une vision nouvelle du territoire libanais et mettre en évidence ses transformations depuis une trentaine d'années : tel est le projet de cet atlas, produit d'une collaboration franco-libanaise. L'ouvrage repose sur une large collecte d'informations spatialisées à une échelle fine ; sa cartographie riche et inédite permet d'appréhender les dynamiques complexes à l'oeuvre dans un pays qui, souvent, semble défier la compréhension. C'est donc une lecture originale du territoire libanais qui est proposée, indissociable d'une réflexion sur l'insertion du Liban dans la mondialisation et l'évolution de son rôle dans l'ensemble moyen-oriental. Les troubles qui secouent le Liban depuis 2005 sont une nouvelle expression de sa situation de noeud des tensions régionales et des difficultés que rencontre sa construction nationale et étatique. La période de la guerre et celle de la reconstruction ont provoqué des mutations territoriales majeures : déplacements de population, urbanisation, dégradation de l'environnement, réorganisation de l'économie. Beyrouth, divisée et endommagée par la guerre civile, a été largement reconstruite et sa domination sur l'économie du pays s'est renforcée. Mais les clivages régionaux, signes de la différenciation socio-économique et des divisions confessionnelles, marquent toujours l'organisation du pays, constituant un facteur persistant de la fragmentation politique, que l'émergence récente de nouvelles collectivités territoriales n'a pas contrecarré. La guerre de l'été 2006, dont cet atlas présente un bilan cartographique, illustre la fragilité du pays, pris dans des calculs géopolitiques qui le dépassent et obligent ses gouvernants comme ses habitants à reconstruire sans cesse leurs territoires.
On a plusieurs vies en même temps. Une des miennes se passe à croiser des gens, des lieux, des objets, des animaux parfois, des gens surtout. Souvent, trop souvent, sans pouvoir m'arrêter, sans rien retenir - garde-t-on l'eau dans ses doigts - sinon le regret d'images aussi durables et aussi visibles que des cicatrices, mais qui s'enfuient si je veux les fixer. Certaines, à force de patience et d'envie, ont pu renaître. Les plus fraîches, j'ai monté la garde. Je vous les offre toutes.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Les récentes destructions d'oeuvres au sein du musée de Mossoul, les attaques menées devant le Bardo à Tunis et la destruction partielle de Palmyre viennent rompre une certitude ancrée en Europe depuis la fin du XVIIIe siècle : celle de l'irréversibilité du mouvement "d'éducation esthétique de l'humanité". Car le Musée, cette invention européenne, a donné une nouvelle assiette à l'art, qui de cultuel est devenu culturel, qui de communautaire et devenu public, qui de réservé est devenu exposé au jugement de tous. Le musée est cet appareil démocratique qui a inventé l'esthétique moderne.
Voici venue les nouveaux sushis ! Sushi au magret fumé, façon donut ou cheesecake, sushi-ceviche, maki arc-en-ciel, dragon roll, temari sucettes... Découvrez une nouvelle génération de sushis et de makis pour changer de l'habituel saumon-avocat. 40 recettes et des pas à pas pour maîtriser toutes les techniques de ces sushis aussi bons que beaux.