Jean-Clement Aoue-Tchany
Jean-Clement Aoue-Tchany
Casimir Prudent est tranquillement à la maison lorsque quelqu'un frappe à sa porte. Il ouvre. Un Chinois s'écroule dans ses bras tandis qu'un homme, plus loin, saute dans une auto en lui disant qu'il va chercher un docteur. Après quelques minutes, une jeune femme essoufflée et apeurée débarque chez Casimir Prudent en lui expliquant qu'elle est poursuivie par un individu d'origine asiatique...
Dans le Cameroun encore sous tutelle française, l'étrange société coloniale colla à Aoué-Tchany l'étiquette : Nevers 1952 à Nyahendel (S.M.). Orphelin de père à 7 ans, il passera son enfance auprès d'une mère courageuse et obstinée. Petit-séminariste puis lycéen, il obtiendra son Bac A4 en 1973. Tâtant du doigt la misère des villes africaines, la connaissance des problèmes contemporains éveillera en lui une grande passion littéraire. Étudiant en sociologie et déjà fiancé, il sera victime d'un grave accident de brûlures en 1976. Après 15 mois d'échec en Afrique, miné par les drogues et traumatisé par la désertion spectaculaire de sa fiancée, son passeport semblera signé pour « L'enfer ». Heureusement, en 1977, le Dr R. Webertt, cautionné par T.D.H., obtiendra son transfert au CHUV à Lausanne. Installé à Fribourg en 78 avec Jane, sa soeur cadette, le soutien de remarquables personnalités telles : MM.S. Kohler, président d'Enfants du Monde, le député F. Beaud de Pro Juventute, E. Haymoz, M. Gremion et le publicitaire P. Conne, rectifiera la trajectoire de sa vie retrouvée.