Jean-Baptiste Santamaria
Jean-Baptiste Santamaria
Marguerite de France hérite en 1361 des comtés d'Artois et de Bourgogne. Veuve, elle exerce désormais seule son autorité sur ces terres unies par le mariage de Mahaut d'Artois et Othon IV de Bourgogne. En un temps marqué par de profondes mutations dans le gouvernement des principautés, Marguerite va tenir des pays secoués par la guerre et les transmettre à son fils Louis de Male, puis à sa petite-fille Marguerite de Male et à son époux Philippe le Hardi. L'étude de son action éclaire les modalités d'exercice d'un pouvoir au féminin dans le cadre d'une union personnelle associant des terres éloignées, en un temps de bureaucratisation des principautés. Pour ce faire, l'analyse du processus de décision permet de saisir comment s'articulent gouvernement central et organes provinciaux, qu'il s'agisse du conseil, de la chancellerie ou des finances. Quant à ses réseaux, qui incluent parents, alliés et officiers, ils font émerger un milieu stable mêlant flamands, français, artésiens et bourguignons et reposant sur la combinaison de talents intellectuels, techniques et militaires.
Dwight Delano Tyler, alias Alpha, est désormais un fugitif. En plus d'une accusation de complot contre la sureté de l'état et de connivence avec l'ennemi qui font de lui l'homme le plus recherché du pays, une enquête révèle que 20 millions de dollars viennent d'arriver sur son compte en banque. Le salaire du traître ? Sans appuis ni alliés, Alpha se retrouve tout seul pour prouver son innocence, laver son nom mais aussi régler ses comptes !
Ce prince, qui régnait sur un vaste État, depuis la mer du Nord jusqu'au Jura, représentait un péril existentiel pour le royaume de France. Aux yeux de Louis XI, il fallait que la Bourgogne tombe pour que la monarchie poursuive son oeuvre d'unification. C'est dans les marais aux alentours de Nancy que le rêve d'empire du Téméraire est terrassé par une coalition hétéroclite de Lorrains, de Suisses et d'Alsaciens, qu'il menaçait de faire disparaître. Sa mort allait sidérer la chrétienté. Elle aura fait non seulement la France, mais l'Europe : elle consacre la prééminence française et fait émerger une nouvelle puissance rivale, celle des Habsbourg. En reconstituant cette bataille célèbre, l'auteur met en lumière la brutalité indicible des combats, le traitement impitoyable des vaincus, les effrois, les peurs, la panique, la résilience, surtout, qui allait décider du sort des armes. C'est toute une mutation de l'art de la guerre à l'automne du Moyen Âge qui se dessine au fil des pages : le poids décisif de l'infanterie, l'usage accru des armes à feu, la contribution du renseignement à la conception de stratégies militaires de plus en plus élaborées. La France mettra longtemps à cueillir tous les fruits de la victoire de Nancy : si elle s'empare sans coup férir du duché de Bourgogne, elle voit lui échapper les autres possessions du Téméraire. Mais la mort de ce redoutable vassal a une autre portée encore : elle signe le crépuscule des grands féodaux. Une ère nouvelle commence, qui ouvre la voie à l'essor de la monarchie absolue. Jean-Baptiste Santamaria, maître de conférences à l'Université de Lille, est notamment l'auteur de Le Secret du prince (2018) et de Marguerite de France : Une vie de princesse capétienne au temps des Valois (2022).
Ce prince, qui régnait sur un vaste État, depuis la mer du Nord jusqu'au Jura, représentait un péril existentiel pour le royaume de France. Aux yeux de Louis XI, il fallait que la Bourgogne tombe pour que la monarchie poursuive son oeuvre d'unification. C'est dans les marais aux alentours de Nancy que le rêve d'empire du Téméraire est terrassé par une coalition hétéroclite de Lorrains, de Suisses et d'Alsaciens, qu'il menaçait de faire disparaître. Sa mort allait sidérer la chrétienté. Elle aura fait non seulement la France, mais l'Europe : elle consacre la prééminence française et fait émerger une nouvelle puissance rivale, celle des Habsbourg. En reconstituant cette bataille célèbre, l'auteur met en lumière la brutalité indicible des combats, le traitement impitoyable des vaincus, les effrois, les peurs, la panique, la résilience, surtout, qui allait décider du sort des armes. C'est toute une mutation de l'art de la guerre à l'automne du Moyen Âge qui se dessine au fil des pages : le poids décisif de l'infanterie, l'usage accru des armes à feu, la contribution du renseignement à la conception de stratégies militaires de plus en plus élaborées. La France mettra longtemps à cueillir tous les fruits de la victoire de Nancy : si elle s'empare sans coup férir du duché de Bourgogne, elle voit lui échapper les autres possessions du Téméraire. Mais la mort de ce redoutable vassal a une autre portée encore : elle signe le crépuscule des grands féodaux. Une ère nouvelle commence, qui ouvre la voie à l'essor de la monarchie absolue. Jean-Baptiste Santamaria, maître de conférences à l'Université de Lille, est notamment l'auteur de Le Secret du prince (2018) et de Marguerite de France : Une vie de princesse capétienne au temps des Valois (2022).
Explorer la part secrète du pouvoir princier, c'est rencontrer nombre de figures célèbres en des situations parfois scabreuses, souvent rocambolesques. Qu'il s'agisse de Saint Louis utilisant un escalier caché pour retrouver son épouse à l'insu de sa mère Blanche de Castille, ou des leçons d'escrime destinées à inculquer quelques bottes secrètes au duc de Bourgogne Philippe le Bon, les princes se méfient en permanence de leur entourage au moins autant que de leurs ennemis. Bénéficiant d'une relation particulière avec Dieu - qui sait à l'occasion leur envoyer quelques messages secrets par la voix d'une bergère ou d'un ermite -, ils n'entendent rendre compte à personne de leurs agissements, exigeant que leurs proches ne révèlent rien de leurs faiblesses ni de leurs plans. Loin d'être anecdotique, cette pratique du secret s'enracine dans un temps qui associe savoir, sacré et secret et constitue un moyen de répondre aux défis d'une époque en pleine mutation : le développement de l'écrit entraîne celui des correspondances secrètes ; la naissance de l'impôt permanent conduit le prince à mentir sur l'état du budget ; la publicité nouvelle d'une vie de cour rassemblant des centaines d'individus autour de la famille princière exige des chambres de retrait. Par le secret, les princes entendent à la fois défendre leur honneur et garantir les moyens de leur puissance. La pratique concrète du pouvoir rejoint un imaginaire médiéval qu'on pourrait croire folklorique mais se révèle parfois ancré dans la réalité : certains princes font enterrer des trésors destinés à financer leurs guerres, au risque de les perdre ; Louis XI réclame de ses correspondants de brûler ses lettres après lecture. Rois et ducs de Bourgogne se doivent en somme de devenir experts dans l'art du secret, pour rester maîtres des frontières entre le public et le privé : c'est l'une des leçons politiques de cet automne du Moyen Âge. Jean-Baptiste Santamaria est maître de conférences en histoire médiévale à l'Université de Lille et membre du laboratoire IRHIS. Normalien, agrégé d'histoire, il travaille sur l'exercice du pouvoir princier à la fin du Moyen Âge. Il a publié le Petit livre des rois France (First, 2006) et La Chambre des comptes de Lille (1386-1419) (Brepols, 2012).
Les six dynasties de rois de France réunies ! De Clovis à Louis-Philippe, vous trouverez dans ce petit livre la fiche d'identité des 67 rois qui ont régné sur la France avec leurs dates de vie et de règne, ainsi que les principaux évènements qui ont marqué leur règne et leur époque. Grâce à ces anecdotes, à des tableaux généalogiques, un lexique, et des cartes, Charlemagne, Saint-Louis, François Ier, Louis XIV et tous les autres n'auront plus de secret pour vous !