Jacques Kermoal
Jacques Kermoal
Pour la première fois, un livre révèle la véritable histoire de l'Onorata Societa, cette Mafia sicilienne qui accoucha au début de ce siècle de son appendice américain Cosa Nostra. Histoire sans pitié et sans compromission de ces hommes de respect qui pèsent leur poids d'influence et contrôlent par le meurtre et le chantage tous les trafics imaginables qui vont de la drogue à la prostitution en passant par le chantage politique et le racket à la construction immobilière. Née il y a plus de trois siècles pour défendre les Siciliens contre le colonialisme politico-économique du royaume de Naples, l'Honorable Société mafiose a su conserver intact et même développer son pouvoir aussi bien contre Cavour que Mussolini. Puissance mondiale, contrôlant un budget annuel qui dépasse celui de l'État français, la Mafia a su au cours des siècles se ménager des alliances dont la dernière en date fut celle du gouvernement Roosevelt.
Ce jour-là, Paris avait été témoin de choses absolument incroyables... Partout, sur les murs des édifices publics, des ministères, des théâtres nationaux, avaient surgi d'immenses croix de Lorraine peintes en rouge. Le président de la République était à l'Élysée, le général à Colombey... Charles de Gaulle décida de réduire les distances. On confirma son arrivée avenue de Breteuil. Tout le monde sentit bien qu'il s'agissait de la dernière phase du « processus »...
Un jour, à Colombey-les-Deux-Églises, un aveugle recouvra la vue en touchant son képi. Dans les mois qui suivirent, on constata d'étranges phénomènes propres à troubler les plus sceptiques. Bientôt il fut impossible au Vatican de ne pas se rendre à l'évidence : ce diable d'homme voulait devenir un saint... Il fut donc convenu d'ouvrir le procès en canonisation de Charles de Gaulle. Mais une telle bataille ne se gagne pas par l'enthousiasme populaire. Les saints ne sont pas désignés par référendum. Jacques Kermoal a suivi pour vous ce procès, avec tout le brio qu'on lui connaît.