Jacqueline Kelen
Jacqueline Kelen
Qui est cette mystérieuse Marie de Magdala, Marie-Madeleine, qui apparaît peu dans les Evangiles mais dont la tradition chrétienne a fait l'une des figures majeures parmi les proches de Jésus ? Une prostituée, une pécheresse repentie, ainsi a-t-on voulu lire officiellement les Ecritures, tandis que les Gnostiques ont célébré en elle le modèle même de l'Initiée, interprétant son périple comme celui de l'âme prisonnière, éparpillée en ce monde de reflets et d'ombres. Ici Marie-Madeleine parle et se souvient : de sa vie en Palestine, de son exil en Provence, et surtout de sa rencontre éblouissante avec Jésus dont elle partagea l'enseignement, la Passion et la Résurrection.
Comment la décentralisation peut-elle transformer le développement local en Afrique ? La contribution de la décentralisation au développement local de Gervais Muberankiko propose une analyse rigoureuse des enjeux politiques.
Rattachée dans la Bible au Livre de Daniel, l'histoire de Suzanne a inspiré de nombreux peintres et théologiens. Femme pieuse et belle vivant à Babylone et mariée au riche Joakim, elle se voit convoitée à la sortie du bain. Calomniée puis condamnée à mort par deux anciens (les « vieillards »), elle échappe de peu à la lapidation grâce à l'intervention d'un très jeune homme, Daniel, qui incarne la justice divine. Avec son talent d'écrivain, Jacqueline Kelen donne la parole aux différents protagonistes de cet épisode. Mais surtout, c'est l'occasion pour elle de développer plusieurs thèmes forts toujours d'actualité : la beauté (attirante et menacée) ; le désir et la convoitise ; le jardin, lieu de délice et de tentation ; la foi et la fidélité ; la féminité et son univers ; le bain et la nudité ; les rumeurs, les mensonges et le chantage ; la force intérieure face à l'abus de pouvoir ; le tumulte, les cris et les prières ; enfin, l'intégrité du juste dans le monde corrompu soutenu par Dieu.
Dans une société qui veut tout maîtriser et rentabiliser, Jacqueline Kelen nous propose ici une célébration très personnelle du sommeil, moment de grâce et de plénitude, école de liberté et exercice spirituel. C'est dans leur sommeil que les grands héros des mythes se sentent vulnérables, mais c'est aussi en ce temps privilégié de disponibilité que Dieu choisit de parler aux hommes, comme Jacob et Joseph en font l'expérience selon la Bible. Voyageant dans les traditions d'Orient et d'Occident, Jacqueline Kelen fait escale dans les sommeils des poètes et des divinités, des philosophes et des mystiques, des écrivains tels que Kierkegaard, Pessoa, Giono... Dans la lignée de L'Esprit de solitude, elle nous invite à délaisser l'efficacité, et à répondre à l'appel de nos joies déraisonnables.
On continue de penser que les contes de fées s'adressent aux enfants. Or, leur magie ne tient pas seulement aux histoires merveilleuses qu'ils racontent, mais surtout à ce qu'ils cachent : une Sagesse précieuse, qui tantôt circule sous le manteau de Peau d'Âne, tantôt scintille à travers des pantoufles de verre, ou veille silencieusement dans un château endormi...Les contes traditionnels ne cessent de tisser des fils entre le visible et l'invisible, se révélant des guides sûrs pour l'âme, exilée en ce monde, à la recherche de son chemin de lumière.Puisés dans le trésor transmis par Perrault, les frères Grimm et Andersen, dix-sept contes sont ici dévoilés dans leur dimension spirituelle. À travers l'ogre ou la princesse, la sirène ou le petit tailleur, ils nous entretiennent de l'amour, de la beauté, du mal et de l'innocence, d'une musique enfouie, d'un royaume à recouvrer, et rappellent à chacun la grandeur de la destinée humaine.
Ardente, altière, Hadewijch d'Anvers fut une femme d'exception. Elle vécut en béguine dans la première moitié du XIIIe siècle, c'est-à-dire en femme libre les béguines n'étant ni mariées ni rattachées à un ordre religieux.Jacqueline Kelen redonne vie à cette mystique flamande dans ce portrait d'une grande force, nourri par les écrits de Hadewijch qui s'élance, glorieuse, à la conquête de l'Amour lointain. Elle dit les tourments de l'errance et les délices de l'union, le murmure de la nature et le chant du haut désir qui emplit son être.Ce livre est également celui d'une très belle rencontre, à plusieurs siècles de distance, entre deux femmes qui ont choisi de célébrer la liberté et la beauté de l'amour. Jacqueline Kelen est écrivain. Elle a notamment publié L'Esprit de solitude, Divine Blessure et Les Amitiés célestes.
J'ai toujours aimé aller vite, très vite. En soi, la vitesse n'est rien, elle vous permet simplement de vous confronter avec la peur. C'est elle, la peur, qui provoque cette incomparable griserie de la vitesse, en vous faisant tutoyer le danger. En réalité, tôt ou tard, on a toujours peur, mais je n'ai jamais accepté qu'elle puisse me priver de nouvelles sensations. La forçant dans ses derniers retranchements, je voulais toujours aller jusqu'aux limites de la machine pour mieux connaître les miennes et les repousser sans cesse. Je voulais toujours plus. Je roulais, seul, sur les routes des volcans, en m'interdisant de franchir la ligne médiane. Quand je n'étais pas content de moi, je faisais demi-tour pour reprendre un virage, jusqu'à ce que je sois plus satisfait de ma trajectoire ; une trajectoire idéale, est-ce que ça existe ? Bien sûr, on peut toujours aller plus vite, mais on n'atteint pas la perfection pour autant. Il y a toujours trois malheureux petits dixièmes qui vous en séparent désespérément. Encore trois dixièmes. Presque rien, de la poussière de temps, un souffle, juste le prix du rêve et de la perfection.
Quand je vous reverrai, Sultan, mon bien-aimé, je parlerai, parlerai... Moi Schéhérazade, je ne cesserai de vous raconter des folies, des rêves, des merveilles, afin que vous ne partiez pas, pour qu'il y ait une nuit après une nuit.Je parlerai pour oublier que vous ne m'aimez pas, pour oublier que vous m'avez à peine regardée, que vous craignez ma beauté et que vous souhaitez ma mort.Je parlerai pour vous consoler, pour bercer le monde et enchanter ma douleur. Je parlerai pour que se lève le jour et que s'approche, à peine voilèe, la Divinité.Je ferai danser cette chambre où vous et moi sommes reclus, je jouerai de votre désir et de votre curiosité, je bafouerai vos ordres de despote ombrageux. Je serai le cours de la lune, l'alphabet des oiseaux, le secret des amants. Je ferai reculer les murs, les tentures, les frontières et la mort. Je serai l'aurore en votre coeur.L'amour est un conte et le conte d'amour est ma spécialité, ma seule spécialité de femme orientale, de femme entêtée à croire en la beauté.Shariar, écoutez-moi. Le conte d'amour n'existe que si l'on croit au conte. Venez en mes songes, en mes fables. Aimez-moi, c'est-à-dire rêvez-moi...Jacqueline Kelen, productrice à France Culture, a déjà publié aux éditions Albin Michel : Un amour infini ; Marie-Madeleine prostituée sacrée et Les Femmes de la Bible.
Prenez le contrôle de vos données et de vos classeurs Optimisez votre environnement de travail en maîtrisant toutes les astuces de navigation, de saisie et d'édition. Visualisez vos données en agrémentant vos classeurs de mises en formes conditionnelles, de graphiques et d'illustrations. Définissez vos styles et vos propres modèles de classeurs. Découvrez les 460 fonctions de calcul qui doteront vos modèles de toute leur puissance. Sécurisez les échanges avec vos collaborateurs. Etablissez des passerelles avec vos bases de données pour les exploiter à l'aide de l'immense arsenal analytique d'Excel. Définissez vos scénarios et tirez parti de toutes les facettes des tables de données et du Solveur pour optimiser vos simulations. Personnalisez votre environnement de travail en modifiant le ruban et la barre d'outils Accès rapide. Développez vos propres automatismes avec VBA. A qui s'adresse cet ouvrage ? aux utilisateurs confirmés, désireux d'optimiser leur pratique dans un cadre professionnel ou non. aux gestionnaires et aux scientifiques souhaitant utiliser toutes les possibilités d'Excel pour développer au mieux leurs outils métier. aux étudiants en gestion ou en commerce ainsi qu'aux lycéens à la recherche d'explications claires et documentées sur des thèmes un peu délicats (statistiques, probabilités, nombres complexes, fonctions financières, fonctions de Bessel, etc.). Retrouvez trois chapitres et une annexe en téléchargement sur www.editions-eyrolles.com.
Elles vivent dans un pays où la lumière est reine, elles savent que l'amour brûle toutes limites et elles semblent toujours, quoique très présentes, être ailleurs happées par le songe, l'invisible, l'absolu. Ce sont des femmes à la peau sombre, au corps cuivré, des femmes solaires et mystérieuses qui s'appellent Didon, Salomé, ou la Reine de Saba. Qu'elles vivent sous le ciel de Carthage, de Palestine ou d'Arabie heureuse, et en des siècles différents, ces trois femmes ont de nombreux points communs : elles sont conquérantes, insolentes, passionnées, préférant toujours la beauté et l'excès au devoir et aux normes humaines, et aux menues tristesses la grande jubilation. Aussi font-elles peur : elles dérangent, transgressent, subvertissent. Elles sont toutes trois des initiatrices telles qu'il en existait dans les plus anciennes traditions : à ce titre, elles sont reines, incarnant une féminité oubliée de nos jours. Du monologue déchirant de Didon, abandonnée par le lâche Énée, aux incantations de la flamboyante Salomé, repoussée par le prophète Jean, puis au dialogue d'amour entre le roi Salomon et la reine de Saba tout au long d'une nuit unique, d'une nuit de pleine lune, l'écriture est volontairement lyrique et poétique : défi à la prose quotidienne et aux histoires profanes, approche d'un mystère qui a pris corps de femme. Jacqueline KELEN, productrice à France-Culture, a déjà publié aux Éditions Albin Michel Un amour infini, Marie-Madeleine, prostituée sacrée ; Les Femmes de la Bible ; Les Nuits de Schéhérazade.
Héritière de la philosophie grecque qui place la philia au sommet des vertus, l'amitié spirituelle qui se développe dès les premiers temps du christianisme est à l'origine de fondations d'ordres, de missions, d'une riche correspondance et de textes magnifiques. C'est une émulation sur le chemin du ciel en même temps qu'une tendresse partagée et une indéfectible fidélité.Jacqueline Kelen nous convie ici à un voyage à travers l'Europe chrétienne, depuis les ermites du IVe siècle jusqu'à nos jours, en racontant de belles amitiés, qu'elles soient passionnées ou plus sages, paisibles ou contrariées (Maître Eckhart et Soeur Catherine, Pierre de Bérulle et Madame Acarie). Certains amis sont célèbres et auréolés de sainteté (François et Claire d'Assise) ; d'autres (Hildegarde de Bingen ou Teilhard de Chardin) vivent les ambiguïtés et les risques d'un lien qui cherche à se hisser au-dessus du simple attachement sentimental.Les Amitiés célestes sont aussi une invitation à s'interroger sur ce qui nourrit et illumine toute relation terrestre.
La loi sur " le droit à l'aide à mourir " concerne tous les Français sans exception, puisqu'elle statue sur la vie et la mort de chacun. En particulier, elle instaure l'euthanasie et le suicide assisté comme solutions - voire comme soins - face à la maladie, à la souffrance, au vieillissement, au handicap, à la dépression... Cet essai dénonce vigoureusement le cynisme et le nihilisme d'une loi qui se présente sous des abords flatteurs en invoquant la liberté de choix, la dignité et la fin de la peur et de la souffrance, alors qu'en réalité, l'idéologie mortifère qu'elle recèle montre que l'homme, réduit à sa biologie et à son utilité économique, est remplaçable, et que son existence ne vaut pas grand-chose. Elle aboutit ainsi au meurtre légalisé, et ouvre la voie à l'eugénisme. Ce livre est un combat, une réflexion qui veut réveiller la conscience morale de chacun, athée ou croyant, et nous rappeler notre responsabilité envers autrui.
Pour la plupart des contemporains, la solitude est ressentie de façon négative : on la confond avec l'isolement, le manque, l'abandon. Et la société veille à empêcher que l'être humain ne se retrouve seul, face à lui-même. Or la solitude choisie est loin d'être un enfermement, une pauvreté : c'est un état d'heureuse plénitude. Non seulement parce qu'elle offre la clef de la vie intérieure et créative, mais parce qu'elle est disponibilité et chemin d'apprentissage de l'amour. Il n'est pas de liberté de l'individu sans ce recueillement de la pensée, sans cet ermitage du coeur. Pourquoi tant de philosophes, d'artistes, de saints et de mystiques furent-ils de grands solitaires ? Quelle force, quelle inspiration puisèrent-ils dans une vie d'austère apparence ? Et pourquoi notre monde lutte-t-il avec tant d'ardeur contre un état propice à la connaissance de soi ? Jacqueline Kelen invite ici chacun à découvrir son immense liberté.
Il s'agit bien pour le chercheur de Dieu de conjuguer l'ardeur du désir et la lenteur du pas, la ferveur et la longue patience ; de ne pas bruler les étapes et de toujours couver son feu. Voilà pourquoi l'escargot plus que le guépard offre une juste image du pèlerin spirituel."Avec clarté et sur un ton personnel, cet essai rappelle en quoi consiste une démarche spirituelle, en s'appuyant sur la philosophie antique, sur les évangiles, ainsi que sur les écrits de théologiens et de mystiques chrétiens. Une invitation joyeuse à bâtir la maison inté
Et si la parabole du fils prodigue n'était pas qu'un message biblique mais une leçon universelle ? Et si en plus d'être l'histoire d'un fils ingrat et pécheur, elle constituait une injonction à la liberté qui nous concerne tous ? Et si elle n'était pas seulement une leçon pour les fils mais aussi pour les pères ?Dans cette variation littéraire et philosophique, Jacqueline Kelen file le mythe et ajoute des personnages qui, tour à tour, prennent la parole. Il y a le père, pieux et bon, la mère, inquiète et tendre, le frère aîné, sérieux et travailleur, un vieux serviteur compatissant, et bien sûr le fils prodigue, rebelle et rêveur, qui part pour explorer le monde et éprouver sa liberté avec ce que cela implique de joies et de risques.Un conte d'aujourd'hui sur l'amour humain et divin, l'absence et l'attente, les épreuves et la grâce, la justice et la réconciliation.Écrivain, productrice à France Culture pendant vingt ans, Jacqueline Kelen a publié une cinquantaine de livres consacrés aux grands mythes, aux figures mystiques et à la vie intérieure. Elle est notamment l'auteur, aux Éditions du Cerf, du Diable préfère les saints.
Dans nos sociétés railleuses ou goguenardes, l'amour qu'on offre aux animaux est trop souvent moqué, ou passe pour secondaire. Quelle erreur ! Dans toutes les religions du monde, les sages et les saints témoignent de leur tendresse à l'égard de toutes les bêtes - l'ours, le lion, le chien, l'oiseau, l'abeille, le poisson, et même la fourmi, et même le moustique... Non seulement ces gens très pieux vivent en paix avec les animaux, mais ils leur parlent, les soignent et prient à leur intention, peut-être parce qu'ils perçoivent aussi en eux de formidables compagnons sur le chemin de sainteté.Ce livre conte ces belles et édifiantes histoires entre l'homme et l'animal, puisées dans le christianisme, le judaïsme, l'islam, l'hindouisme et le bouddhisme. Il propose ainsi une véritable réflexion sur le lien mystérieux, profondément spirituel, qui unit les êtres humains et leurs frères animaux.Écrivain, Jacqueline Kelen est aussi productrice à France Culture. Elle a écrit plus de 70 ouvrages, dont Le Diable préfère les saints et Histoire de celui qui dépensa tout et ne perdit rien publiés aux Éditions du Cerf.
Le chemin de sainteté passe par la rencontre avec le Démon. Ermites, moines et moniales, mystiques hommes et femmes, tous ont eu à subir ses tentations et ses assauts. C'est leur histoire, leur combat et, souvent, leur victoire que raconte ce livre.D'Antoine le Grand à Padre Pio, de François d'Assise à Thérèse d'Ávila, de Catherine de Sienne au curé d'Ars, les plus grands ont témoigné qu'il ne s'agissait ni de superstition populaire ni d'hallucination. À travers leurs épreuves, ces figures exemplaires ont aussi indiqué les remèdes et les armes pour contrer les attaques du Diableet triompher de lui.À une époque qui ne croit plus guère en Dieu ni au Malin, et qui rejette tout phénomène surnaturel, voici un essai érudit et passionnant, qui rappelle la réalité de Satan.Écrivain, productrice à France Culture pendant vingt ans, Jacqueline Kelen a publié une trentaine de livres consacrés aux grands mythes, aux figures mystiques et à la vie intérieure.
Un père meurt. Que reste-il ? Un fils. Avec, au sortir du cimetière, une feuille de route : cent fois sur le métier remettre l'ouvrage de la mort, en passer par « le corps », « l'héritage », « l'oraison », « les proches », « le noir », « le deuil », « les restes », « le remords », « la mémoire », « l'esprit ». Quand l'auteur fait tomber le masque d'un père « à cran », on peut voir « ce héros au sourire si doux » que peignait déjà le vieil Hugo. S'il y avait comme un étrange déficit d'affection entre le père et le fils dans la vie, l'écrivain le comble ici, pour rendre justice à l'auteur de ses jours dans cette chanson de geste, ce livre d'images. Parti pour enterrer son père, Bayon le découvre, le dénonce, le rédime, l'aime finalement. Au partage de la mort, voici un livre enchanté, où « il est question de survie ».
« Heureux ceux qui connaissent encore la joie d'attendre - une lettre, une rencontre, une éclaircie, voire la vie éternelle. »Qu'y a-t-il de commun entre le peuple hébreu marchant dans le désert pendant quarante ans, la reine Pénélope dont l'époux, Ulysse, est absent depuis si longtemps, la Belle au bois dormant, l'arpenteur de Kafka, la sentinelle de Buzzati ? ou encore l'amour lointain chanté par les troubadours et le long désir qui brûle les mystiques ?Ici et là se manifeste une manière d'attendre - dans la paix, la détermination ou le doute, dans la confiance et la ferveur, avec parfois une joie intense.Immense et mystérieuse, l'attente tisse toute une existence et elle élève l'être humain jusqu'à l'infini.Un livre empli d'espérance.Écrivain, Jacqueline Kelen a publié de nombreux livres qui étudient les grands mythes de l'Occident, les figures de la mystique et les richesses de la vie intérieure. Aux Éditions du Cerf ont paru Le diable préfère les saints, Les compagnons de sainteté, et Histoire de celui qui dépensa tout et ne perdit rien (prix de la liberté intérieure 2020).
" Aimer sans savoir qui " Sur l'amour, on croit que tout a été dit, cependant, il demeure insaisissable et mystérieux. Seule la parole poétique peut effleurer sa beauté, et le paradoxe rendre sa puissance d'éveil. Jacqueline Kelen propose un chemin où se rencontrent philosophie, littérature et méditation personnelle. Dans la lignée des troubadours, des dames courtoises et des soufis, elle célèbre l'amour comme un chant d'altière liberté. Jacqueline Kelen est écrivain. Dans ses livres et au cours de ses séminaires, elle dévoile la connaissance spirituelle que transmettent les mythes et explore les richesses de la vie intérieure. Elle est notamment l'auteur de Divine Blessure, disponible en " Points Vivre ". " Il n'y a pas d'objets d'amour. Il n'y a que des sujets aimants. " Jacqueline Kelen
Le visage clair et recueilli, une jeune femme aux habits somptueux se tient au centre d'une île fleurie, où ne règne aucune ombre. On l'a nommée la Dame à la licorne. Les historiens s'accordent à voir dans les six tapisseries exposées au musée de Cluny une allégorie des cinq sens et une invitation à bien user d'eux pour une vie morale. Or, l'atmosphère sacrée émanant de cette tenture engage à une lecture plus profonde. Dans une perspective métaphysique, ce livre étudie les vêtements et les coiffures, la symbolique des arbres, des fleurs et des animaux, celle des couleurs et des armoiries. Il suggère les liens étroitement tissés entre les mondes visible et invisible, entre les sens corporels et les sens spirituels, en suivant le fil secret du désir.
Le visage clair et recueilli, une jeune femme aux habits somptueux se tient au centre d'une île fleurie, où ne règne aucune ombre. On l'a nommée la Dame à la licorne. Les historiens s'accordent à voir dans les six tapisseries exposées au musée de Cluny une allégorie des cinq sens et une invitation à bien user d'eux pour une vie morale. Or, l'atmosphère sacrée émanant de cette tenture engage à une lecture plus profonde. Dans une perspective métaphysique, ce livre étudie les vêtements et les coiffures, la symbolique des arbres, des fleurs et des animaux, celle des couleurs et des armoiries. Il suggère les liens étroitement tissés entre les mondes visible et invisible, entre les sens corporels et les sens spirituels, en suivant le fil secret du désir.
Dans le domaine de la connaissance spirituelle, qu'on appelle aussi connaissance du coeur, il existe des affinités évidentes entre le silence, le secret et le désir. En effet, pour user de métaphores, voici comment on approche de la maison du coeur : le désir ouvre la porte ; le silence permet d'y demeurer ; le secret protège l'habitation intérieure. Méconnues ou méprisées par une société de pouvoir et d'apparence, ces trois dimensions représentent - et ce n'est pas leur moindre valeur - les clés de la liberté pour tout être humain. Se tenir dans la lumière impalpable du secret, dans la profondeur paisible du silence, et dans le feu vivant du désir désiré, c'est, déjà, savourer l'infini.
Comment expliquer les mésententes entre néerlandophones et francophones en Belgique ? Ces derniers temps, l'entité « Belgique » a régulièrement été remise en question dans la presse tant belge qu'internationale. L'incapacité des différents partis élus à former un gouvernement pendant près de deux ans, l'impasse des négociations et surtout l'apparente impossibilité des ses deux principales communautés linguistiques - Flamands et francophones - à trouver un terrain d'entente ont soulevé de nombreuses questions, dont celle de la scission du pays. Les non initiés ont découvert des mots barbares comme « BHV », « facilités linguistiques » et autres « transferts communautaires » (qui trouveront leur explication dans ce livre !). Comment en est-on arrivé là ? Comment expliquer ces désaccords profonds et apparemment inconciliables ? C'est comme si Flamands et francophones formaient deux entités séparées qui n'auraient jamais connu une histoire commune et partagée. Dans cet ouvrage, des experts se penchent sur la question. Ils sont politologue, historien, critique littéraire ou encore psychologue (clinique, social ou cognitif). Cette interdisciplinarité est l'originalité et la force de leur démarche. Tous ensemble, ils apportent un regard à la fois scientifique et dépassionné sur les troubles qui agitent ce petit pays. Leur postulat est que la mémoire collective est au fondement à la fois de l'identité collective et de l'action collective. Chacun, à sa manière, nous explique les mécanismes qui ont amené Flamands et francophones à développer une mémoire collective distincte. Ont collaboré à la réalisation de cet ouvrage : Ariane Bazan, Marnix Beyen, Elke Brems, Iona Apetroaia Fineberg, Susan Heenen-Wolff, William Hirst, Olivier Klein, Laurent Licata, Aurélie Mercy, Valérie Rosoux, Charles B. Stone, Nicolas Van der Linden, Laurence van Ypersele et Anne Verougstrate. Cet ouvrage de référence fait le point sur les antagonismes politiques et linguistiques qui peuvent exister entre Flamands et Wallons. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE - "Chacun, à partir de sa discipline, pose un regard scientifique et dépassionné sur la situation belge. On découvre ainsi les mécanismes qui ont amené Flamands et francophones à développer une mémoire collective distincte." (L'Écho, 13 avril 2012) - "[Un livre dans lequel] chaque Belge va se retrouver, soit parce qu'il a vécu les événements, soit parce qu'il y a participé, soit parce qu'il en a entendu parler. Et c'est ici que se trouve l'originalité de l'ouvrage." (Pierre Nederlandt, Psychologos, mars 2012) A PROPOS DE L'AUTEUR Olivier Luminet est spécialiste des émotions de la mémoire, et Professeur à l'Université catholique de Louvain et à l'Université libre de Bruxelles.
La plupart des religions parlent d'amour, mais se heurtent au désir amoureux et, le plus souvent, le combattent âprement. C'est ainsi que le christianisme, face à eros, a inventé agapê (la charité), ou que le bouddhisme invite à la compassion et ignore la passion amoureuse. N'y a-t-il donc pas de connivences entre l'amour humain et la ferveur de l'âme? N'est-il point de caresses salvatrices? Au long de ces réflexions personnelles sur la quête d'immortalité et ses inévitables embûches, il est question de la Divinité, de la rencontre périlleuse entre l'homme et la femme, du précieux désir, du corps, de la beauté, du silence, des vertus, de la liberté immense, de la fin' amor des temps courtois, des affinités entre érotique et mystique, et de la lumière de l'éveil.
La plupart des religions parlent d'amour, mais se heurtent au désir amoureux et, le plus souvent, le combattent âprement. C'est ainsi que le christianisme, face à eros, a inventé agapê (la charité), ou que le bouddhisme invite à la compassion et ignore la passion amoureuse. N'y a-t-il donc pas de connivences entre l'amour humain et la ferveur de l'âme? N'est-il point de caresses salvatrices? Au long de ces réflexions personnelles sur la quête d'immortalité et ses inévitables embûches, il est question de la Divinité, de la rencontre périlleuse entre l'homme et la femme, du précieux désir, du corps, de la beauté, du silence, des vertus, de la liberté immense, de la fin' amor des temps courtois, des affinités entre érotique et mystique, et de la lumière de l'éveil.
La nuit n'est pas seulement l'autre versant du jour. Elle figure à la fois l'immensité et l'intimité. Elle déploie tout un monde fait de beauté, de silence, de douceur, mais aussi d'effroi et de maléfices. Tantôt elle procure la paix et le repos, tantôt elle suscite terreurs et délires et se fait annonciatrice de mort. La nuit veille sur l'amour, sur l'espace intérieur, sur la création artistique. Elle invite au recueillement et à la contemplation. Sans doute est-elle le manteau de l'invisible. Au royaume des nuits, on rencontre Schéhérazade, la conteuse de Bagdad, la Belle au bois dormant, Jacob, Joseph ou encore les Rois Mages visités de grands songes, on voit surgir les amants du Cantique des Cantiques et, sous le ciel étoilé, Roméo et Juliette...
L'hospitalité n'a rien d'une notion abstraite. C'est un élan du coeur, un devoir moral, un rite sacré, ou encore une décision mûrement réfléchie. En tout cas, loin d'être l'affaire de politiciens statuant sur "l'accueil des migrants", elle interroge chacun personnellement, et à travers la figure de l'étranger, de l'exilé, elle rappelle aussi notre condition humaine fragile et incertaine. La philosophie antique, les récits bibliques, les Tragiques grecs, les mythes et les contes offrent de nombreux exemples d'une hospitalité heureuse ou périlleuse dont on peut tirer des leçons pour aujourd'hui : Abraham, Ulysse, Sindbad, le Cheval de Troie, Lucrèce... Rien n'est résolu d'avance, l'équilibre demeure subtil entre confiance et discernement, entre générosité et justice. Un essai éclairant et profond.
A l'homme malheureux, égaré dans la forêt du monde, parfois une fée apparaît, ambassadrice de la grâce divine. Ainsi de Mélusine qui survient dans l'existence du chevalier Raymondin pour lui assurer que la floraison est possible à tout instant. Contée aux temps médiévaux, cette magnifique histoire d'amour qui repose sur le secret et la parole donnée réveille en chacun les richesses et les déchirures du coeur, et remémore l'alliance passée entre Dieu et les hommes.
Pourquoi, dans la religion catholique, les femmes sont-elles toujours silencieuses, effacées et dévouées? Pourquoi ne sont-elles pas autorisées à prêcher dans les églises, comme le fit au douzième siècle Hildegarde de Bingen? Pourquoi leur parole inspirée, leurs élans mystiques passent-ils pour suspects, alors qu'au cours de l'histoire chrétienne de grandes figures telles que sainte Geneviève, Brigitte de Suède et Catherine de Sienne furent consultées et louangées par les papes de leur temps? Pourquoi, deux mille ans après le geste bouleversant du Christ qui, à la Résurrection, choisit de se montrer en premier à Marie-Madeleine, pourquoi l'Église de Pierre refuse-t-elle l'autorité spirituelle et la parole prophétique de la femme et ne conçoit-elle le sacré qu'au masculin, à l'exception de la Vierge Marie? La mission féminine se réduit-elle aux soins maternels, à la compassion pour les faibles et les malheureux? A-t-on délibérément oublié la sagesse propre à la femme accomplie, qui n'a pas besoin de l'ordination pour éclairer le monde? Tendrement polémique, cette Lettre propose une magnifique méditation sur le Féminin Transcendant qui se manifeste à travers la Bien-Aimée du Cantique, la figure médiévale de la Dame, ou encore Marie de Magdala et la femme «revêtue de soleil» de l'Apocalypse. Mais elle peut se lire aussi comme un petit traité des ânesses, des mules et autres bêtes rétives.
C'est l'histoire d'un homme qui apprend sur le tard que la fräulein qu'il a aimée, du temps de sa jeunesse, lui avait caché qu'elle était la soeur du patron des services secrets est-allemands, Markus Wolf... Jusqu'alors, quand il pensait à elle, et il y pensait souvent, il ne s'étonnait que de certaines choses malaisément explicables. Telle l'autorisation qu'elle lui avait obtenue de pouvoir pénétrer dans le secteur soviétique de Berlin... Ou sa naissance, pour le moins étrange, dans le sud de la France au printemps 1940... De sorte que tout y passe : les camps pour " étrangers indésirables ", le bombardement de Dresde, Marseille pendant la guerre d'Algérie, Cuba qui se confond avec une chimère, mais aussi le premier baiser, un rock endiablé, et une baignoire remplie d'alcool clandestin. Mais plus l'homme creuse ses souvenirs, plus il constate que le passé est lourd de secrets. Et voilà comment, voulant corriger l'Histoire, il se met à écrire une histoire, la sienne : l'histoire d'une époque, et celle d'un couple éphémère qui eut vingt ans en 1960.