Hervé Brédif
Hervé Brédif
Prisonnières de conceptions binaires opposant l'intérêt particulier à l'intérêt général, le local au global, la vérité scientifique à la volonté politique, la nature à l'humanité, nombre d'approches censées porter remède à la crise écologique tiennent difficilement leurs promesses. La simplicité des diagnostics qu'elles posent se paie au prix fort : en éludant la variété et la complexité des situations concrètes, elles aboutissent souvent à des solutions impraticables et entretiennent un climat de désespoir. Loin du prêt-à-penser habituel qui entoure la question écologique, le présent essai plaide pour une réintégration du facteur humain dans la caractérisation même des problèmes. Reconnaître la richesse des relations des humains au vivant ouvre sur une tout autre lecture des enjeux et fait jaillir de nouvelles perspectives. Il faut s'affranchir du dualisme planète/humanité qui empêche de raisonner à nouveaux frais et stérilise les capacités d'engagement des acteurs. Conçu comme espace de coordination entre acteurs en vue d'objectifs partagés ou d'un projet commun, le territorial - et non le territoire - constitue un levier de changement décisif pour une prise en charge active du vivant. De la terre au ciel, de la biodiversité aux changements climatiques, des initiatives locales et territoriales aux stratégies globales, le présent ouvrage convie le lecteur à un véritable voyage. À l'issue de ce périple se précisent les conditions d'une reconquête de la qualité du vivant, dont celles du contrat territorial.
Fruit de déséquilibres successifs, le vivant n'est jamais figé. Notre environnement connaît des bouleversements sans précédent : en moins de 50 ans, 70 % des insectes ont disparu et un million d'espèces végétales et animales sont menacées d'extinction dans les prochaines décennies. o Au vu de la crise actuelle, entre catastrophes et opportunités, il convient de définir le vivant dans toute sa diversité. o Aux origines des dérèglements se trouvent des causes et des processus complexes, rarement univoques. o En réponse à cette situation singulière, de nombreuses initiatives et mobilisations voient le jour afin de mieux prendre en charge le vivant. o L'avenir de la biosphère repose aussi sur des politiques à mener, des actions à mettre en place et des équilibres à piloter. Cet atlas, et ses plus de 100 cartes et infographies, mobilise des discours que l'on entend rarement. Les auteurs ne mettent pas seulement l'accent sur la catastrophe en cours mais rappellent surtout la richesse du monde vivant, sa complexité et la profusion de ses interactions.
Fruit de déséquilibres successifs, le vivant n'est jamais figé. Notre environnement connaît des bouleversements sans précédent : en moins de 50 ans, 70 % des insectes ont disparu et un million d'espèces végétales et animales sont menacées d'extinction dans les prochaines décennies. o Au vu de la crise actuelle, entre catastrophes et opportunités, il convient de définir le vivant dans toute sa diversité. o Aux origines des dérèglements se trouvent des causes et des processus complexes, rarement univoques. o En réponse à cette situation singulière, de nombreuses initiatives et mobilisations voient le jour afin de mieux prendre en charge le vivant. o L'avenir de la biosphère repose aussi sur des politiques à mener, des actions à mettre en place et des équilibres à piloter. Cet atlas, et ses plus de 100 cartes et infographies, mobilise des discours que l'on entend rarement. Les auteurs ne mettent pas seulement l'accent sur la catastrophe en cours mais rappellent surtout la richesse du monde vivant, sa complexité et la profusion de ses interactions.
En s'appuyant sur de nombreux exemples, tant en sciences humaines et sociales qu'en sciences de la conservation, cet ouvrage nous invite à refonder une approche stratégique de la biodiversité. Il propose un diagnostic profondément renouvelé, ainsi que des leviers pour activer des processus régénératifs en faveur du vivant.
Biodiversity conservation calls for a revolutionary approach to our relationship with nature and the living world. But it also requires completely rethinking the way we develop international policies and strategies. Drawing on numerous examples and a wealth of research from the humanities, social sciences and conservation sciences, this book offers a profoundly renewed strategic diagnosis as well as levers for activating regenerative processes to benefit the living world.