Guy Jacques
Guy Jacques
Trois générations de savants ont marqué l’histoire des sciences : William Frédéric Edwards, fondateur de l’ethnologie moderne, et ses fils Henri et Alphonse, pionniers de la biologie marine et de l’océanographie.
Vingt récits où le climat devient acteur de l’Histoire, vu à travers l’art et les bouleversements qu’il a inspirés.
En 2017, dans François Arago, l'oublié, j'écrivais : « Aujourd'hui, comme hier, en France comme à l'étranger, le rôle d'Arago dans la divulgation du daguerréotype, en 1839, garde un parfum d'aventure républicaine. » Dans le présent ouvrage, après avoir retracé les débuts de la photographie avec Niépce, Daguerre et l'Anglais Talbot, puis les deux décennies de l'âge d'or du daguerréotype en France et, surtout, aux États-Unis, je prolonge l'aventure photographique jusqu'à nos jours : soit plus de 150 ans d'histoire, depuis les plaques photographiques jusqu'au « moment Kodak », en passant par les appareils photo instantanés, l'avènement de la photographie argentique autour de 1890, puis des diapositives à partir de 1935. À partir des années 1990, la photographie entre dans une période de bouleversements sans précédent. Les ventes d'appareils argentiques, qui dépassaient autrefois les 30 millions d'unités par an, s'effondrent, au profit du numérique, dont les ventes atteignent un pic de 120 millions d'unités vers 2010, avant de chuter drastiquement à environ 8 millions aujourd'hui. Partis de rien en 2010, les smartphones, équipés d'appareils photo de plus en plus performants, atteignent désormais des ventes avoisinant les 1,5 milliard d'unités par an - soit plus de dix fois le volume des appareils numériques à leur apogée. À cela s'ajoute une transformation radicale de la circulation des images : les réseaux sociaux jouent un rôle central, à l'image de Flickr, où quelque 25 millions de photos sont téléchargées chaque jour... sans parler de l'arrivée fulgurante de l'intelligence artificielle. Et pourtant, une technique ancienne résiste encore : le daguerréotype, qui continue de séduire quelques milliers de passionnés à travers le monde, convaincus de son caractère inégalé.
Dans Vivre sans publicité ?, je montre d'abord ce qu'est la publicité, comment elle est née, comment elle a évolué, et sur quels ressorts elle s'appuie pour nous conduire à consommer toujours davantage, même si ce n'est pas utile, même si c'est mauvais pour notre santé ou pour l'environnement. Les publicitaires connaissent sur le bout des doigts le fonctionnement de notre cerveau et jouent avec nos désirs. Bientôt, grâce aux box connectées et à Internet, les publicités seront adaptées à chaque personne, à son âge, à son sexe et à ses goûts. Pour échapper à la publicité, je mets en lumière toutes les actions que, individuellement et collectivement, nous pouvons entreprendre. Mais face aux firmes géantes qui exploitent au maximum la publicité, l'individu - et même le collectif, malheureusement dispersé - paraît assez démuni. Il faudrait que ce combat contre les excès de la publicité soit porté par un ou plusieurs partis politiques : les « Verts » ou la gauche, du moins quand celle-ci est encore proche des catégories défavorisées. Ce n'est actuellement le cas dans aucun pays, les préoccupations des populations allant plutôt vers l'emploi, le niveau de vie, la peur de l'immigration et la dégradation climatique. Pourtant, je suis convaincu que, tôt ou tard, les hommes et les femmes s'apercevront qu'il faut sortir de cette société de consommation - de surconsommation, même. Une utopie ?
Avec bientôt 9 milliards d'habitants, il est utopique d'espérer laisser à nos enfants la Terre de nos ancêtres. Pour la maintenir habitable, changer de cap ne suffira pas, il nous faut "changer de bord" : ce livre cherche à faire comprendre la nécessité de jeter aux oubliettes le thermomètre du bonheur qu'est censé être le PIB et de payer le juste prix, celui qui inclut le travail honnêtement rémunéré des hommes et les dégradations de l'environnement. A ce prix, la survie de l'humanité sera assurée.
Comment ne pas se rendre compte qu'une croissance illimitée dans un monde aux ressources finies est une absurdité ? L'auteur examine l'état du mouvement pour la décroissance en France en gardant un regard critique. Pour lui, la seule solution pour réduire les écarts de richesse est la décroissance économique qui n'implique pas la décroissance sociale et culturelle car au-delà d'un certain niveau de vie, le bonheur, le taux de scolarisation, l'espérance de vie, etc., n'augmentent plus.
« Cet ouvrage vous fera découvrir ce qui est caché. Ces indices reflètent des climats et des environnements passés où le Sahara fut, tour à tour, un désert glacé, un univers de savanes et de steppes parsemées de petits lacs où vivaient crocodiles et hippopotames, un désert chaud qui parfois s'étendit encore plus vers l'équateur, comme le prouvent les dunes fossiles. Chaque étape, un paysage, une ville, une mine, un site préhistorique ou historique, sera donc prétexte à découvrir la signification d'événements qui se sont déroulés voici quelques centaines de millions d'années... ou durant la Seconde Guerre mondiale. Ils concerneront l'art pariétal, ou bien l'extraction du fer, le pompage de l'eau ou les routes du sel et de l'esclavage. Cette sélection nous fera parfois cheminer sur des routes détournées. » D'est en ouest, l'essai de Guy Jacques nous fait pénétrer au Sahara et nous dévoile, finalement, une terra quasi incognita, ou du moins mal connue. Se révèle ainsi à nous un espace pluriel, loin d'être homogène, étonnamment riche, haut lieu d'histoire et de culture... Consistant en un voyage iconoclaste et libre à travers les espaces et les âges, en surface mais encore souterrain, cette « méharée imaginaire » cartographie de manière passionnée, et presque amoureuse, un lieu vivant, parfois turbulent et tragique, toujours en mutation... De l'Égypte à la Mauritanie, des mythes qui hantent le Sahara aux projets d'avenir et d'exploitation, ce texte se montre aussi généreux en informations que fascinant.
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