Gerhardt Stenger
Gerhardt Stenger
Qui n'a jamais rêvé de donner à son travail davantage d'amplitude et de sens ? Qui n'a jamais cherché à faire résonner une fibre personnelle à travers son activité professionnelle ? Comment faire davantage coïncider travail et projet de vie ? Ces questions sont cruciales, car nous cherchons tous à être acteurs de notre destin. Cet ouvrage identifie et explore des thèmes communs à tous les milieux professionnels, sous forme d'abécédaire : Autorité, Changement, Confiance, Engagement, Leadership, Vendre, Vision, Vocation... Autant de sujets incontournables abordés sous l'angle d'un langage accessible nourri par la philosophie et les sciences humaines.
L'Encyclopédie ou le fer de lance des Lumières.Dans la conscience collective moderne, le terme " encyclopédie " véhicule l'idée d'un ouvrage de référence exposant de manière systématique des connaissances universelles ou spécialisées. Il n'en fut pas toujours ainsi. Dans l'Antiquité grecque, l'expression enkyklios paideia (" instruction circulaire ") ne désignait pas une forme concrète d'oeuvre, une encyclopédie, mais une éducation qui ferait le tour des connaissances, autrement dit une culture générale. Le mot, sinon la chose, n'a fait son apparition que tardivement, et l'usage moderne ne s'est imposé qu'avec l'Encyclopédie " de Diderot et d'Alembert ". Cette immense publication devait, dans l'esprit de ses éditeurs, présenter un tableau exact de l'état de toutes les connaissances humaines au milieu du siècle des Lumières. À une époque encore embourbée dans quantité d'archaïsmes, l'Encyclopédie se présente comme l'image d'une France moderne, à la pointe du progrès, en même temps que la somme de toutes ses compétences. Conçue par un groupe de libres-penseurs, elle était animée d'un esprit rationaliste, critique, irréligieux, et s'appuyait sur les conceptions de la nouvelle philosophie empiriste anglaise alors en plein essor.Au milieu des années 1740, une nouvelle génération de " philosophes " fait son entrée sur la scène, bien moins frileuse que ses aînés, Voltaire et Montesquieu. Au même moment, le libraire Le Breton flaire la belle affaire, la traduction française d'une encyclopédie anglaise en deux volumes, et engage le jeune et déjà célèbre homme de sciences d'Alembert afin qu'il dirige l'entreprise ; Diderot est recruté comme traducteur, mais va rapidement se hisser au même niveau que son coéquipier. L'entreprise est complètement refondée par les deux directeurs, qui la transforment en fer de lance des Lumières contre l'obscurantisme, la monarchie de droit divin et le conservatisme des élites. Attaquée par les uns, soutenue par les autres, sa publication sera menée à bien par tâtonnements et ajustements successifs. Deux fois interdit par le pouvoir royal, prohibé par le pape, l'ouvrage devait constituer dix volumes ; à son achèvement, il en atteignit vingt-huit qui contiennent plus de 74 000 articles illustrés de près de 2 600 gravures. Ces chiffres colossaux laissent imaginer le travail qu'il a fallu abattre pour mener à bien en une génération (1751-1772) la plus importante de toutes les aventures éditoriales françaises.
Le 3 mai 1734, Voltaire et Madame Du Châtelet arrivent au château de Cirey, fuyant les poursuites déclenchées après la publication des Lettres philosophiques, fort critiques envers l'autorité royale et l'Église. Interrogé par sa maîtresse, Voltaire se remémore son exil en Angleterre, pays de la liberté. Voltaire lui raconte des rencontres marquantes avec la nièce de Newton, qui lui parle des découvertes révolutionnaires de son oncle, et Lady Montagu, qui lui révèle les secrets de l'inoculation de la variole. Ces échanges approfondissent sa réflexion sur la liberté, la tolérance, la justice et la science. À PROPOS DES AUTEURS Franck Steinmetz a été comédien, metteur en scène et consultant en communication. Après dix ans dans le théâtre professionnel, il se spécialise en conseil en communication et management, notamment dans les secteurs agroalimentaire et de la santé. Il dirige ensuite la communication d'une entreprise de service public pendant vingt-trois ans. Passionné par le théâtre, Franck continue à jouer, mettre en scène et former des comédiens . Gerhardt Stenger, maître de conférences émérite à Nantes Université, est un expert des Lumières, notamment de Voltaire, Diderot et Helvétius. Il a dirigé l'édition des "OEuvres complètes d'Helvétius" et contribue à celles de Diderot et de Voltaire. Parallèlement, il a co-écrit des pièces de théâtre, dont "Diderot en prison" et "Luther, ou la réforme en dix rounds", après s'être engagé activement dans l'adaptation théâtrale des oeuvres des Lumières.
La biographie du tricentenaire de la naissance. Brillant élève chez les jésuites de Langres, le jeune Diderot monte à Paris pour y terminer ses études secondaires et s'inscrire à la Sorbonne en vue d'une carrière d'ecclésiastique. Arrivé dans la capitale, il y découvre la liberté et la philosophie des Lumières : tout en fréquentant la faculté de théologie, il abandonne la religion, devient athée et se lance dans l'aventure de l'Encyclopédie dont il prend la direction après la défection de d'Alembert. En 1749, il fait de la prison pour avoir trop ouvertement affiché ses opinions subversives dans la Lettre sur les aveugles, puis plonge dans la semi-clandestinité afin de mener à bien l'entreprise encyclopédique. De 1755 à 1775, il devient successivement auteur dramatique, romancier, critique d'art et conseiller de Catherine II de Russie. Sans cesser de réfléchir au matérialisme, il prend des positions politiques de plus en plus radicales au cours des dix dernières années de sa vie au point de figurer, grâce à sa collaboration à l'Histoire des deux Indes de l'abbé Raynal, parmi les inspirateurs de la Révolution. Tout en restituant les étapes d'une existence vouée au combat, l'auteur, spécialiste des Lumières, nous livre, dans un ouvrage qui fera date, les clés d'une pensée mise au service de la liberté. Gerhardt Stenger, maître de conférences à l'université de Nantes, participe aux grandes éditions de Diderot et de Voltaire publiées à Paris et à Oxford. Il dirige également l'édition des Oeuvres complètes d'Helvétius.