François de La mothe le vayer
François de La mothe le vayer
"Ne peut-on pas bien conclure qu'il n'y a personne qui soit absolument libre?" Au coeur du Grand Siècle, La Mothe Le Vayer (1588-1672), disciple de Montaigne, adresse au cardinal Mazarin un "petit traité". Il y fait le constat des aliénations inhérentes à toute vie mondaine, en particulier à la Cour, et lui oppose la "vie philosophique", retirée, contemplative, mais moins contrainte. Devrait-on donc s'éloigner du fracas du monde ? Une pensée émancipatrice portée par l'une des plumes phares du "libertinage érudit".
"Ne peut-on pas bien conclure qu'il n'y a personne qui soit absolument libre?" Au coeur du Grand Siècle, La Mothe Le Vayer (1588-1672), disciple de Montaigne, adresse au cardinal Mazarin un "petit traité". Il y fait le constat des aliénations inhérentes à toute vie mondaine, en particulier à la Cour, et lui oppose la "vie philosophique", retirée, contemplative, mais moins contrainte. Devrait-on donc s'éloigner du fracas du monde ? Une pensée émancipatrice portée par l'une des plumes phares du "libertinage érudit".
Les trois textes réunis ici tissent, autour d'allégories du sexe féminin, des propos facétieux, ludiques et érudits, jouent sur toutes les gammes du langage pour revendiquer le droit à l'écriture et à la liberté de ton, comme de propos. Ciseler, au sein d'une littérature contrainte, jeux d'esprit, parodies, allégories, et métaphores comiques, c'est revenir à la matrice de la création, c'est explorer avec gaîté, pour ces trois libertins, l'origine du monde.