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Nos rayons et sélections

Francois Fonvielle-Alquier

Francois Fonvielle-Alquier

6 livres
Robert Laffont (réédition numérique FeniXX) | 9 novembre 2017

« De coeur avec vous ». Fonvieille-Alquier est de coeur avec tous ceux qui, en mai et juin, ont remis en cause une société attachée à des plaisirs médiocres. Si aujourd'hui, six mois après l'explosion, il s'adresse à eux - qu'avec tendresse et colère, il appelle les illusionnaires  - c'est pour faire avec eux le bilan. Un bilan que nous connaissons, et qui lui permet de se montrer sévère. La fièvre retombée, les illusionnaires peuvent entendre le langage que leur tient Fonvieille-Alquier. L'essentiel est qu'entre les deux générations, celle des pères et celle des fils, le dialogue ne soit pas rompu.

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Fayard (réédition numérique FeniXX) | 22 octobre 2015

1977 : l’eurocommunisme divise le monde. Entre Washington, qui y voit une menace, et Moscou, qui l’accuse d’être une arme de la bourgeoisie, comment comprendre ce mouvement porté par Berlinguer, Carrillo et Marchais ?

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Couverture ebook de La séparation, de François Fonvielle-alquier
Calmann-Lévy (réédition numérique FeniXX) | 17 septembre 2019

Un jeune diplomate entrant dans la Carrière découvre avec angoisse un décalage entre la France qu'il voudrait représenter et celle qu'il représente. Au contraire, et bien qu'il s'en défende, c'est dans un pays voisin qu'il voit se réaliser les idéaux politiques les plus proches des siens. Arrive la guerre, et, à la défaite, il se sent moins concerné par l'écrasement de la France que par la victoire allemande. Un séjour malheureux dans les hautes sphères de Vichy et, par suite d'un malentendu, une courte incarcération, ont précipité une évolution qui se terminera avec le dernier carré de la collaboration à Sigmaringen, puis en exil. C'est de son exil en Espagne que Philippe Laurière se penche sur son passé, tente de discerner ce qui fut déterminant et ce qui glissa sans laisser de trace. Mais peut-on dire vraiment que l'événement le marque puisque, réfugié en marge de la vie, il se contente de se regarder vivre ? Devenu un corps étranger à son pays, il l'est aussi à son destin et il court au gouffre les yeux ouverts comme s'il s'agissait d'un autre. Mais, un jour viendra peut-être où il sera impossible de « donner » et de « retenir » à la fois, où ce sera la fin des aventures gratuites, où il cessera d'écrire sur la buée...

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Robert Laffont (réédition numérique FeniXX) | 4 avril 2019

En ce mois de juillet de 1914, l'Europe, au bord de la guerre, a le vertige. Brutalement, les flonflons de la Belle Époque ont fait place partout aux cliquetis des armes. Les esprits clairs voyaient le feu couver depuis longtemps. Mais il a fallu la flamme brusque de l'attentat de Sarajevo pour que l'homme et la femme de la rue voient subitement la lueur menaçante de l'incendie. Et tout à coup, loin de chercher à l'éteindre, il semble que tout le monde s'ingénie à l'attiser. On croirait qu'une vaste conjuration lie tacitement tous les chefs d'État, rois, présidents, ministres pour conduire les nations au bûcher du grand holocauste. Et les peuples suivent. L'inertie résignée gagne les uns, la frénésie les autres. Seul, un homme dresse sa stature épaisse et sa parole courageuse pour tenter encore de barrer la route à

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Robert Laffont (réédition numérique FeniXX) | 3 mars 2019

Réhabiliter la IVe ? Qui aurait osé tenter l'aventure en 1958, alors que le pays, dans sa majorité, était encore sous l'effet du traumatisme causé par le coup de force d'Alger et porté par l'espoir que soulevait le retour du général de Gaulle au pouvoir ? La IVe, c'était alors « le mal absolu », et si l'on y faisait référence, c'était pour alerter l'opinion sur les erreurs où ne plus retomber. Critiquer, dénigrer la IVe, la noircir à plaisir, devint une manie. Mais les années ont passé. L'heure est venue des jugements plus équitables et la comparaison avec « ce qui a suivi », les difficultés de la Ve République du putsch des généraux à Mai 68, incite peut-être les successeurs et les contempteurs de la IVe à plus de modestie. C'est donc, comme on dit aujourd'hui, une « relecture » de la IVe que l'on nous propose, une radiographie de la IVe à la lumière de la Ve, gaulliste, pompidolienne et giscardienne. Sous cet éclairage nouveau, elle nous apparait tout autre. Et moins inacceptable, loin de là, que des voix intéressées nous le laissaient entendre. Sans doute ne s'agit-il pas de tomber dans l'excès inverse et de substituer le panégyrique au réquisitoire. Mais ce plaidoyer passionné aurait atteint son but si, désormais, les Français se montraient moins injustes envers un régime qui, malgré des fautes indéniables, est en droit de présenter un bilan honorable.

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Robert Laffont (réédition numérique FeniXX) | 14 février 2019

« J'ai été l'un de ces soldats, perdus dans la déroute d'une armée, dans l'effondrement d'institutions qu'on croyait bâties à chaux et à sable. Les quelques dorures qui décoraient mon pourpoint, loin de me dissocier du sort commun, n'en étaient que plus dérisoires. Dérisoire, tout l'était dans cette guerre au déroulement insolite, et, d'abord, les efforts de ces médiocres, qui nous gouvernaient ou nous commandaient, pour singer les modèles qu'ils s'étaient choisis dans une galerie d'ancêtres dont la légende, en vingt-cinq ans, avait fait des surhommes. « Les combattants tirent volontiers gloire et fierté de leurs exploits guerriers. De cette aventure, il ne nous est resté qu'amertume et rancoeur, tempérées, il est vrai, par la joie inavouable d'être revenus vivants d'une équipée qui ne méritait pas qu'on lui donnât sa vie. Le retour au foyer nous vit penauds et mal à l'aise d'avoir à affronter les vainqueurs de Verdun, mais, par bonheur, la race s'était éteinte des mères cornéliennes qui nous eussent reproché d'avoir survécu, comme des parasites, sur le corps déchiqueté de la patrie. « A l'heure du bilan, l'examen de conscience nous laissa aux lèvres un goût de cendres. D'une guerre à l'autre la race avait-elle déchu ? Ce pays endormi dans ses frontières bétonnées, Daladier ni Giraudoux n'avaient réussi à la convaincre qu'il était vraiment concerné par la création, à nos portes, d'une gigantesque machine de guerre qui avait acquis, dans l'efficacité, une perfection diabolique. Mais beaucoup pensaient qu'il serait possible de composer avec le Diable ou de l'amadouer, ou encore que d'autres nous en délivreraient sans que nous eussions à tirer l'épée. Ne fallut-il pas, pour l'abattre, une coalition aussi formidable et l'aide décisive du général Hiver ? « Si ce fut le temps de la honte, pourquoi s'attacher à le faire revivre ? Honteuse ou non, cette « drôle de guerre » est restée une part de nous-mêmes, et qui ne s'attendrit sur ses vingt ans ? Mais le moraliste, le polémiste, le dramaturge y trouvent une ample pâture, et quiconque veut comprendre notre temps doit sans cesse se référer à une guerre qui l'a profondément marqué comme elle nous a marqués aussi. Dès lors, qu'on ne s'étonne pas si tant de témoignages personnels viennent s'entremêler au récit d'une époque si intensément vécue et sentie... « La débâcle avait choisi, pour balayer nos espérances, les splendeurs verdoyantes d'un été somptueux qui fit paraître la France plus belle encore à ceux qui la voyaient profanée. Que notre automne soit le temps de la réflexion. » F. Fonvieille-Alquier

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