Edouard Louis
Edouard Louis
Que faire de la littérature ? est une véritable traversée de l'histoire littéraire et une réflexion sur les impensés de cette histoire. À travers les notions de « confrontation » et d'« intimisme », Édouard Louis tente de dépasser les oppositions classiques entre littérature politique et littérature formelle, parole et écrit, récits intimes et oeuvres de combat. Il nous offre, dans ces entretiens avec Mary Kairidi, un grand manifeste pour une nouvelle littérature, radicalement contemporaine, lyrique et révolutionnaire.
Que faire de la littérature ? est une véritable traversée de l'histoire littéraire et une réflexion sur les impensés de cette histoire. À travers les notions de « confrontation » et d'« intimisme », Édouard Louis tente de dépasser les oppositions classiques entre littérature politique et littérature formelle, parole et écrit, récits intimes et oeuvres de combat. Il nous offre, dans ces entretiens avec Mary Kairidi, un grand manifeste pour une nouvelle littérature, radicalement contemporaine, lyrique et révolutionnaire.
À travers le destin brisé de son frère, Édouard Louis signe un récit poignant sur les rêves étouffés par la misère sociale. Ce livre, primé et salué par la critique, interroge notre responsabilité face à ceux que la société abandonne.
Deux artistes de deux pays et deux générations très différentes, Ken Loach et Edouard Louis, échangent sur l'art, le cinéma, la littérature et leur rôle aujourd'hui. Comment l'art peut-il, notamment, poser et repenser la question de la violence de classe ? Comment représenter les classes populaires comme ont tenté de le faire les deux auteurs du présent livre dans leur travail ? Et quel est le rôle de l'art dans un contexte politique mondial où les plus précaires se tournent vers l'extrême-droite ? Comment repenser la gauche pour défaire cette tendance, palpable tant dans la montée du Front National, que dans l'ascension de Trump, ou encore de Bolsonaro ? En confrontant leurs réflexions, et à partir de leurs oeuvres, Loach et Louis tentent de répondre à ces questions.
Et si la liberté avait un prix ? Monique s’évade raconte l’histoire vraie d’une mère qui, après des années de violence conjugale et de précarité, ose enfin briser ses chaînes.
Quel est l'héritage de Pierre Bourdieu aujourd'hui ? Quel apport son oeuvre fournit-elle à l'élaboration contemporaine de nouvelles théories et de nouvelles politiques ? La pensée de l'auteur de La distinction continue à servir de point d'ancrage à ceux qui entendent fournir des instruments de réflexion et de critique de la réalité.Chacun à leur manière, Annie Ernaux, Didier Eribon, Arlette Farge, Frédéric Lordon, Geoffroy de Lagasnerie, Frédéric Lebaron et Édouard Louis montrent à quel point Pierre Bourdieu constitue une source inépuisable pour aborder des sujets aussi divers et actuels que la domination et la reproduction sociale, les rapports de classe, les théories de la reconnaissance et de la justice, l'amour et l'amitié, les luttes et les mouvements sociaux, la politique et la démocratie, etc. Ces textes s'efforcent de mettre au jour ce que Pierre Bourdieu a rendu pensable et visible bien au-delà de la sociologie, c'est-à-dire dans tous les espaces de la création : la littérature, l'art, l'histoire ou encore la philosophie.Faire vivre Bourdieu, ce n'est pas seulement faire vivre une doctrine. C'est avant tout réactiver une attitude : l'insoumission.
Comment se réinventer quand tout vous assignait à rester à votre place ? Changer : Méthode raconte la métamorphose radicale d’Edouard Louis, de l’enfant du Nord stigmatisé à l’écrivain reconnu.
Qui a tué mon père est le réquisitoire poignant d’Édouard Louis contre les politiques qui ont brisé le corps de son père.
À quarante-cinq ans, une femme brise ses chaînes : pauvreté, violence masculine, et l’invisibilité sociale. Combats et métamorphoses d’une femme raconte cette libération tardive, où chaque geste de résistance devient un acte de dignité retrouvée.
Grandir homosexuel dans un village ouvrier du Nord : En finir avec Eddy Bellegueule raconte l’enfance brutale et la fuite salvatrice d’un jeune homme en quête d’identité.
Histoire de la violence : une nuit de Noël bascule dans l'horreur. Édouard Louis y raconte son agression, entre récit intime et réflexion sur la violence sociale, le racisme et les traumatismes.
Une nuit, la rencontre entre Édouard et Reda bascule dans la violence verbale, physique, et une question obsédante : comment le désir peut-il se muer en haine ?
Une nuit, j’ai reçu un appel de ma mère. Elle me disait au téléphone que l’homme avec qui elle vivait était ivre et qu’il l’insultait. Cela faisait plusieurs années que la même scène se reproduisait : cet homme buvait et une fois sous l’influence de l’alcool il l’attaquait avec des mots d’une violence extrême. Elle qui avait quitté mon père quelques années plus tôt pour échapper à l’enfermement domestique se retrouvait à nouveau piégée. Elle me l’avait caché pour ne pas « m’inquiéter » mais cette nuit-là était celle de trop. Je lui ai conseillé de partir, sans attendre. Mais comment vivre, et où, sans argent, sans diplômes, sans permis de conduire, parce qu’on a passé sa vie à élever des enfants et à subir la brutalité masculine ? Ce livre est le récit d’une évasion.Pour les citations et références au fil du texte : Hélène Cixous, Ève s’évade, © éditions Galilée, 2009. Jamaica Kincaid, Mon frère, trad. de Jean-Pierre Carasso et Jacqueline Huet, © éditions de L’Olivier, 2000. Didier Eribon, Vie, vieillesse et mort d’une femme du peuple, © Flammarion, 2023. Georg Simmel, Les Pauvres, trad. de Bertrand Chokrane, © PUF, « Quadrige », 2002. Virginia Woolf, Une chambre à soi, trad. de Sophie Chiari, © Le Livre de Poche, 2020. Geoffroy de Lagasnerie, Se méfier de Kafka, © Flammarion, 2024. Durée : 02H32
Pendant une grande partie de sa vie ma mère a vécu dans la pauvreté et la nécessité, à l'écart de tout, écrasée et parfois même humiliée par la violence masculine. Son existence semblait délimitée pour toujours par cette double domination, la domination de classe et celle liée à sa condition de femme. Pourtant, un jour, à quarante-cinq ans, elle s'est révoltée contre cette vie, elle a fui et petit à petit elle a constitué sa liberté. Ce livre est l'histoire de cette métamorphose. É.L. Durée : 01H37
Prix Les Inrockuptibles 2025Mon frère a passé une grande partie de sa vie à rêver. Dans son univers ouvrier et pauvre où la violence sociale se manifestait souvent par la manière dont elle limitait les désirs, lui imaginait qu'il deviendrait un artisan mondialement connu, qu'il voyagerait, qu'il ferait fortune, qu'il réparerait des cathédrales, que son père, qui avait disparu, reviendrait et l'aimerait. Ses rêves se sont heurtés à son monde et il n'a pu en réaliser aucun. Il voulait fuir sa vie plus que tout mais personne ne lui avait appris à fuir et tout ce qu'il était, sa brutalité, son comportement avec les femmes et avec les autres, le condamnait ; il ne lui restait que les jeux de hasard et l'alcool pour oublier. À trente-huit ans, après des années d'échecs et de dépression, il a été retrouvé mort sur le sol de son petit studio. Ce livre est l'histoire d'un effondrement. Durée : 03H23
« Une question s'est imposée au centre de ma vie, elle a concentré toutes mes réflexions, occupé tous les moments où j'étais seul avec moi-même : comment est-ce que je pouvais prendre ma revanche sur mon passé, par quels moyens ? J'essayais tout. » É. L. Durée : 05H49
« Pour les dominants, le plus souvent, la politique est une question esthétique : une manière de se penser, une manière de voir le monde, de construire sa personne. Pour nous, c'était vivre ou mourir. » Édouard Louis. Ce texte bref est d'une extrême intensité, due à la violence des sentiments exprimés, plus aimants que haineux. La haine, si haine il y a, est adressée aux « dominants », aux responsables politiques et économiques de la souffrance individuelle d'un homme qui n'a pas sa place dans le monde et qui veut aimer sans le pouvoir : le père de l'auteur. Revenant sur son enfance, mais partant des derniers mois où il a revu son père physiquement détruit, et pourtant fier que son fils ait publié des livres et soit devenu célèbre, l'auteur se remémore des épisodes clés de son enfance et de son adolescence, tentant de comprendre le couple de ses parents et l'amour distordu qu'ils lui ont porté, effrayés par la personnalité hors du commun de leur fils, dont ils admirent l'intelligence, mais regrettent la singularité, qui en même temps les flatte. Qui a tué mon père sera mis en scène par Stanislas Nordey en mars 2019 au Théâtre de la Colline puis au Théâtre National de Strasbourg. Durée : 01H42
J'ai rencontré Reda un soir de Noël. Je rentrais chez moi après un repas avec des amis, vers quatre heures du matin. Il m'a abordé dans la rue et j'ai fini par lui proposer de monter dans mon studio. Ensuite, il m'a raconté l'histoire de son enfance et celle de l'arrivée en France de son père, qui avait fui l'Algérie. Nous avons passé le reste de la nuit ensemble, on discutait, on riait. Vers six heures du matin, il a sorti un revolver et il a dit qu'il allait me tuer. Il m'a insulté, étranglé, violé. Le lendemain, les démarches médicales et judiciaires ont commencé. Plus tard, je me suis confié à ma soeur. Je l'ai entendue raconter à sa manière ces événements. En revenant sur mon enfance, mais aussi sur la vie de Reda et celle de son père, en réfléchissant à l'émigration, au racisme, à la misère, au désir ou aux effets du traumatisme, je voudrais à mon tour comprendre ce qui s'est passé cette nuit-là. Et par là, esquisser une histoire de la violence. E.L. Durée : 05H15
« Je suis parti en courant, tout à coup. Juste le temps d'entendre ma mère dire Qu'est-ce qui fait le débile là ? Je ne voulais pas rester à leur côté, je refusais de partager ce moment avec eux. J'étais déjà loin, je n'appartenais plus à leur monde désormais, la lettre le disait. Je suis allé dans les champs et j'ai marché une bonne partie de la nuit, la fraîcheur du Nord, les chemins de terre, l'odeur de colza, très forte à ce moment de l'année. Toute la nuit fut consacrée à l'élaboration de ma nouvelle vie loin d'ici. » En vérité, l'insurrection contre mes parents, contre la pauvreté, contre ma classe sociale, son racisme, sa violence, ses habitudes, n'a été que seconde. Car avant de m'insurger contre le monde de mon enfance, c'est le monde de mon enfance qui s'est insurgé contre moi. Très vite j'ai été pour ma famille et les autres une source de honte, et même de dégoût. Je n'ai pas eu d'autre choix que de prendre la fuite. Ce livre est une tentative pour comprendre. L’interprétation de Philippe Calvario, d’une impeccable justesse, rend dramatiquement présent le douloureux cheminement, entre violences et humiliations, d’un jeune garçon confronté à sa « différence ». Durée : 04H42