Dumont Rene
Dumont Rene
Notre monde est menacé sur tous les fronts. Et l'économie de profit, loin de freiner les gaspillages, la pollution, les armements, la surpopulation, les inégalités sociales, les encourage ou, pire, n'arrive plus à les contrôler. Les Etats démunis ne sont plus les seules victimes de ces dérèglements : les pays riches ont aussi leur quart monde. La pauvreté n'a pas de frontière, pas plus que l'air, la terre, l'eau et le vent n'ont de patrie. Tchernobyl, le krach boursier d'octobre noir, les invasions de sauterelles ou d'algues nous démontrent qu'il n'est pas de catastrophe locale qui n'ait de répercussion planétaire. René Dumont fait aujourd'hui le bilan, exemples et chiffres à l'appui, des menaces qui pèsent sur la planète. Il donne aussi quelques conseils, ponctuels ou plus généraux, pour juguler un trop prévisible cataclysme. Et surtout, il encourage les hommes, les nations, à être responsables et solidaires de leur environnement. Ce n'est plus l'utopie ou la mort, mais le réalisme ou la mort.
La plus grande famine de notre histoire est déjà commencée. Pas moins de cinq cents millions d'hommes sont menacés d'en mourir dans les années qui viennent. Contre la civilisation de gaspillages, de rapines et de profits responsable de cette situation, René Dumont appelle à la mobilisation générale. Il faut construire des pouvoirs paysans et établir des socialismes à solide base agraire dans les pays dominés, imposer la participation paysanne ailleurs. Nous devons absolument prendre conscience du caractère incontournable de certaines contraintes : de population d'abord, de sols, d'eau, de phosphates, d'énergie... Il nous faut repenser nos agricultures, rechercher les bases d'une civilisation de l'arbre et du jardin. Tels sont les grands axes d'un projet global de survie.