Dimitri Uzunidis
Dimitri Uzunidis
Les temps sont incertains, et l'incertitude, amorcée par la généralisation et l'approfondissement des crises particulières (sanitaire, alimentaire, énergétique, environnementale, politique, militaire) et de la crise capitalisme dans son ensemble, ne font qu'aggraver les tensions géopolitiques constatées dans le monde. L'état de la géopolitique actuelle est loin de stabiliser le système : les relations - politiques et économiques - internationales se crispent, le protectionnisme et les nationalismes génèrent de nom-breux conflits, les inégalités et dissociations sociales s'aggravent, l'accès à des ressources vitales devient problématique, le double problème de l'environnement et du climat semble insoluble. Ceci malgré les innovations technologiques et sociales coûteuses, mais souvent merveilleuses, initiées et diffusées. Dans une perspective de sortie de crise, la réponse se trouve dans le changement des modes et des modèles d'éducation, de production, de consommation et d'échanges.
Le tourisme créatif est l'ensemble des activités fondées sur la culture, la créativité et le patrimoine de l'environnement visité. Cette nouvelle forme de tourisme transforme les activités touristiques actuelles et pose des enjeux inédits en économie et management de la créativité. Comment évoluent les rôles et fonctions des managers des organisations touristiques, des entrepreneurs et des acteurs publics engagés dans cette économie spécifique et exigeante ? Comment naissent, circulent et sont captées et valorisées les idées novatrices ? Le tourisme culturel et créatif prend aussi forme, par l'agglomération de ses acteurs, au sein de milieux innovateurs particuliers, de clusters culturels ou, plus généralement, d'écosystèmes d'innovation. Ces enjeux conduisent les auteurs de ce numéro spécial à interroger l'émergence et la diffusion du tourisme créatif ainsi que son implémentation sur les territoires qui sont l'objet d'activités touristiques. Mais, est-ce que seuls des territoires avec une composante « Industries Culturelles et Créatives » peuvent réellement développer ce type de tourisme ?
Bouleversements majeurs, les catastrophes peuvent être provoquées par des événements exogènes, intenses, durables ou instantanés, d'origine naturelle ou artificielle, notamment militaire, technologique ou industrielle. L'économie mondiale et l'Humanité sous tous ses aspects sociaux et sociétaux sont sous la menace des quatre types de catastrophes majeures : sanitaire avec la crise pandémique qui a mis en lumière les nombreuses failles des systèmes de santé dans les pays industriels et en développement ; alimentaire qui s'accentue à l'intérieur des économies entre les couches et classes sociales et entre pays pourvus et dépourvus d'accès à des ressources primaires ; environnementale dont l'issue devient de plus en plus incertaine; militaire avec les guerres qui s'installent comme des routines dans les différentes parties du globe. De façon simple et didactique, ce riche et édifiant ouvrage traite de façon pluridisciplinaire les causes et les conséquences de la grave crise structurelle d'aujourd'hui, montre les liens et les interactions entre les prémisses des catastrophes qui nous guettent et alerte le lecteur sur le besoin de responsabilité individuelle et collective.
Les crises constituent des périodes d'éclosion d'innovations. La crise pandémique, systémique et mondiale de la Covid-19 met en cause nos modes de production et de consommation, transforme les liens sociaux, modifie nos schémas de pensée, d'action et de réaction. Des innovations technologiques, commerciales et organisationnelles atténuent l'ampleur de la crise, quand d'autres préparent déjà reprise et rebond. Les auteurs de ce livre s'interrogent, analysent et se prononcent sur les enjeux économiques, technologiques, sanitaires, environnementaux et sociétaux mis à jour durant les deux années (2020 et 2021) où la pandémie semblait incontrôlable. En ce dessein, l'ouvrage se compose de nombreux textes experts, mais rédigés de façon didactique, pour se destiner autant aux universitaires et chercheurs qu'aux personnes curieuses de s'initier aux mécanismes de création et d'impact de l'innovation puisant dans un contexte de crise.
Le mythe du petit entrepreneur devenu patron de multinationale est vieux comme le capitalisme. En son nom, patronat et gouvernements (mais, souvent aussi, de nombreuses associations : junior entreprises, clubs d'investisseurs, boutiques de gestion, banque des pauvres...) ont fait de la création d'entreprise et de la défense de la petite entreprise la planche de salut pour sortir du chômage et stimuler la croissance : de la prime Barre à la fin des années soixante-dix à la loi Madelin des années quatre-vingt-dix, chômeurs et fonctionnaires, soupçonnés de vivre aux crochets de la société, sont ainsi priés de faire preuve d'initiative et de créer leur entreprise. Malheureusement, il y a loin du mythe à la réalité de l'économie de marché. Ce livre remet les pendules à l'heure en retraçant la véridique histoire de l'entrepreneur (depuis que le terme existe), en montrant comment le mythe s'est construit, dans la théorie économique aussi bien que dans le discours social, et en démontrant, enquête à l'appui, comment la réussite entrepreneuriale est toujours une oeuvre collective : pas de réussite sans un capital social - on reconnaîtra la référence à Pierre Bourdieu - dont hérite l'heureux élu et qu'il fait fructifier avec l'aide de l'État, de sa famille, de ses amis, etc. Il ne s'agit cependant pas, pour Sophie Boutillier et Dimitri Uzunidis, de dénigrer l'esprit d'entreprise, mais de mettre en garde contre sa mythification (l'échec est lourd de drames humains et familiaux). Ce livre est donc indispensable aux conseilleurs et aux candidats à l'aventure entrepreneuriale...
Les relations qui s'établissent entre ces différents acteurs que sont les entreprises, les institutions publiques et les individus situés sur un territoire donné sont d'une intensité variable et peuvent prendre des formes très diverses. La notion de solidarité entre ces acteurs est primordiale, ces réseaux pouvant être d'une importance capitale pour l'entrepreneur et l'innovation.
La crise économique annonce le changement. Ce changement se manifeste après une longue période de transition durant laquelle la trajectoire de l'évolution socioéconomique se modifie. Ce numéro présente certains traits caractéristiques des processus de changement. Pour comprendre ces évolutions, les auteurs réactualisent les approches de la pensée dans les domaines des révolutions industrielles, des paradigmes sociotechniques de l'entreprise et des entrepreneurs.
Schumpeter est l'économiste de trois concepts fondamentaux : l'entrepreneur, l'innovation et le cycle économique ; trois concepts qui sont étroitement liés l'un à l'autre. Doué d'une grande capacité de synthèse entre l'économie, la sociologie et l'histoire, son apport majeur à la théorie économique dans son ensemble et à la théorie de l'entrepreneur en particulier se situe précisément dans cette grande capacité de synthèse. Pour présenter l'apport de Schumpeter à la théorie de l'entrepreneur nous procéderons en quatre temps : 1/ présentation du contexte historique et intellectuel dans lequel prend forme la théorie schumpétérienne de l'entrepreneur, 2/ l'entrepreneur, moteur de l'évolution économique, 3/ de la disparition de l'entrepreneur à celle du capitalisme et 4/ héritage de la théorie schumpétérienne de l'entrepreneur et débats actuels.
Comment l’innovation et l’entrepreneuriat redéfinissent-ils le capitalisme moderne ? *Zoltan J. Acs et David B.
La crise de la finance déclenchée brutalement en 2008 pose plusieurs questions. Serait-elle un effet d'ajustement ou les prémices de restructurations fondamentales ? Est-elle le résultat d'une défaillance majeure du modèle d'expansion de l'économie depuis la fin des années 1970 ou l'aboutissement dudit processus ? Serait-elle un " problème " national exporté de par le monde, ou le monde ne serait-il pas assez grand pour résoudre un problème qui lui a été posé ?
L’écriture d’un mémoire ou d’une thèse s’avère une aventure intellectuelle palpitante. Qu’il soit professionnel ou axé sur la recherche, le diplôme universitaire ouvre bien des portes, à condition que la recherche soit pertinente et consciencieusement menée. Cet ouvrage propose une méthode approfondie destinée à guider l’apprenti chercheur tout au long de son travail. Quelles sont les exigences d’un mémoire et d’une thèse ? Comment choisir son sujet ? Comment construire des hypothèses ? Les conseils méthodologiques sont illustrés par des exemples afin de vous aider à mieux saisir les voies de recherche et de rédaction. Ce manuel s’adresse aux étudiants de master et de doctorat, qu’ils soient en économie, en droit, en sociologie ou encore en lettres et sciences humaines.