Diane Lamoureux
Diane Lamoureux
À chaque mouvement de libération, sa réplique contre-révolutionnaire: c'est ce que nous enseigne l'histoire. Les luttes féministes n'y font pas exception. Décrié à droite comme un réel péril pour la stabilité sociale et l'avenir de la nation, à gauche comme une lutte secondaire à inscrire dans un bien plus vaste programme, le féminisme a toujours dérangé ceux qui trouvent intérêt à préserver le régime patriarcal. Tant sur le plan des idées que de l'action, l'antiféminisme se déploie suivant une logique réactionnaire, dont la visée, consciente ou pas, serait de revaloriser une condition masculine mise à mal. Pour arriver à leurs fins, les antiféministes usent de stratégies discursives comme la désinformation ou le recours à la nostalgie du «bon vieux temps» et à l'ordre naturel. Ce sont précisément ces discours revanchards, présents sur toutes les scènes, de celle de l'humour à celle du militantisme, que cet ouvrage entend décortiquer. «L'antiféminisme a accompagné toute l'histoire du féminisme, en dénonçant ses excès ou en s'empressant d'en dresser le constat de décès. Il couvre un spectre très large, mais il comprend toujours une dénonciation de la liberté et de l'égalité que revendiquent les féministes pour toutes les femmes.» - Francis Dupuis-Déri et Diane Lamoureux, extrait de l'introduction Des textes de Julie Abbou, Jérôme Cotte, Francine Descarries, Francis Dupuis-Déri, Sara Garbagnoli, Diane Lamoureux, France Théoret et Sidonie Verhaeghe.
Rosa Luxemburg, Hannah Arendt et Françoise Collin appartiennent à des générations différentes et leurs oeuvres ont des références idéologiques fort dissemblables, mais toutes trois sont à divers titres des rebelles. Cet essai de généalogie féministe cherche à établir un dialogue entre ces penseures politiques ; dialogue déjà amorcé puisque Hannah Arendt s'est référée à Rosa Luxemburg et que Françoise Collin s'est inspirée de la pensée d'Hannah Arendt. Enfin, qui dit généalogie dit aussi transmission, et donc pertinence de relire ces auteures au regard des enjeux politiques de notre époque. « Rappeler des pensées rebelles du passé, ce n'est ni faire oeuvre d'antiquaire ni se contenter de payer ses dettes intellectuelles, mais plutôt chercher de quoi alimenter les rébellions présentes et à venir. »
«Les féminismes expriment fondamentalement une révolte. Savoir ce que l'on refuse, ce qui ne peut plus durer, ce qui constitue une injustice ne suffit pas pour établir ce que l'on recherche ni même pour trouver les moyens d'y parvenir. Et puisque les motifs de révolte sont nombreux et procèdent de l'expérience singulière de chacune, "faire mouvement" pose problème.» Afin d'établir sa légitimité, le féminisme a d'abord postulé que toutes les femmes sont liées par une oppression commune. Si le constat reste exact, l'universalisme féminin mène à une impasse. Ne faudrait-il pas plutôt construire des solidarités qui n'obligent pas certaines à sacrifier leurs enjeux sur l'autel de l'unité? Néolibéralisme, liberté, justice sociale, défense des droits ou rapport à l'État, les réflexions courageuses de Diane Lamoureux abordent de front les questions qui animent le féminisme des dernières décennies et qui traversent la pensée politique au Québec. En cherchant à cerner les conditions de radicalité du féminisme, elle rompt une fois de plus avec la tentation du conformisme. L'unisson n'est ni possible ni souhaitable. Le féminisme ne fait pas mouvement: il est mouvement.
Le postféminisme affirme que le temps du féminisme est dépassé : l'égalité entre les sexes serait un fait accompli. Comment analyser ces réactions antiféministes ? A l'heure de la mondialisation néo-libérale, où en est leur autonomie matérielle ? Quelle est l'évolution de la scolarisation et de la salarisation des femmes et du contrôle, par elles-mêmes, de leur sexualité et maternité ? Quelles résistances offrent les mouvements féministes à la vague de fond réactionnaire ?
Qu'est-ce qu'être une intellectuelle critique aujourd'hui? Comment se situer par rapport aux luttes sociales? Que signifie l'engagement citoyen à l'ère du néolibéralisme? En prenant appui sur la pensée d'Hannah Arendt, Diane Lamoureux tente de répondre à ces questions dans six textes - dont un sur le Printemps érable - qui reflètent son parcours d'universitaire, de militante et de féministe. Pour elle, le rôle des philosophes politiques dans les démocraties occidentales contemporaines est d'entretenir le processus de réflexivité des sociétés sur elles-mêmes. Mais cette contribution au débat public devrait davantage se faire en soulevant des questions qu'en apportant des réponses, car la politique est d'abord et avant tout une activité collective qu'il convient de «déprofessionnaliser». Pour débusquer l'injustice, la domination et l'oppression, Diane Lamoureux suggère de miser sur les pratiques délibératives et l'intelligence citoyenne: «Ce que je propose, c'est une pratique d'accompagnement/aiguillonnage citoyen qui refuse le confort, l'indifférence et le cynisme et qui reconnaît que toute vérité est au mieux provisoire et locale.» Avec un souci constant de solidarité et d'inclusion, Diane Lamoureux insiste sur la diversité des luttes contemporaines pour l'émancipation, sur l'importance de la référence aux droits et sur l'aspiration à une autre forme de démocratie. Elle nous invite, du même souffle, à retrouver ce «trésor perdu» de la politique.
Deux choses comptent dans ma vie : ma famille et ma moto. Quand je dis ma famille je veux parler de ma mère et des 4 hommes qui composent notre groupe de motards. Ils sont tous mes amis, mes frères, sauf un qui est bien plus que ça. C'est mon secret qu'aucun d'eux ne connaît. J'essaye de faire ma vie sans penser à lui, mais chaque séparation me pousse un peu plus vers lui. Celui que je désire vraiment : Gabriel, le séducteur, celui qui ne se casera jamais, celui qui ne me voit pas. J'étais résignée à le désirer de loin, comme toujours, jusqu'à ce que tout bascule au cours d'un week-end entre motards. Une question se pose: Suis-je vraiment prête à risquer de faire exploser ma famille pour lui ? *** Version soft : sans scènes spicy. Tropes: friends to lovers Sujets abordés: perte d'un proche, père absent, moto