Daniel Clement
Daniel Clement
Découvrez 74 récits inuit, légendes et mythes fondateurs qui révèlent l’âme d’un peuple et son lien unique avec la terre, les astres et le surnaturel.
Les Mohawks forment, avec leurs quelque 20 000 membres, la nation la plus nombreuse parmi les Premières Nations du Québec. Répartis au Canada et aux États-Unis, ils se nomment eux-mêmes les Kanyenkehaka, un terme couramment interprété comme signifiant « le peuple du silex ou de la pierre ». Il y a trois communautés au Québec : Kahnawake, située sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent, près de Montréal; Kanesatake, un établissement bien connu pour les événements qui se sont déroulés à Oka en 1990; et Akwesasne, un territoire situé à cheval sur le Canada et les États-Unis.Avant l'arrivée des Européens, les Mohawks, les Sénécas, les Cayugas, les Oneidas et les Onondagas étaient - et ils le sont toujours - réunis politiquement au sein de la Confédération Haudenosaunee, encore connue sous les noms de Confédération iroquoise ou Confédération des Cinq-Nations. Vers 1722, un sixième groupe vivant plus au sud, les Tuscaroras, dont la langue est similaire, s'est joint à l'organisation qui devint dès lors la Confédération des Six-Nations.Le présent recueil comprend 42 récits, des mythes principalement mohawks, mais aussi quelques histoires sénécas et tuscaroras. Ils constituent une porte d'entrée à la connaissance de cette culture, dont les racines charnues s'enfoncent profondément dans le sol et l'histoire du continent nord-américain.
L'Union des républiques socialistes soviétiques formait-elle un empire ? Comment les États-nations d'Asie centrale - et l'Ouzbékistan en particulier - ont-ils émergé et comment se sont-ils consolidés à la veille de la Seconde Guerre mondiale ? Comment se traduit la violence stalinienne dans la région ? C'est en étudiant le cinéma de fiction produit dans l'entre-deux-guerres en Ouzbékistan que Cloé Drieu répond à ces questions et expose précisément les mécanismes d'assujettissement, tant institutionnels que symboliques, de la périphérie ouzbèque au centre moscovite. En effet, le film, parce qu'il est au coeur d'enjeux politiques et économiques, mais aussi parce qu'il relève de la construction d'imaginaires, tant nationaux qu'impériaux, est un fil conducteur singulier. De 1924, date de naissance politique (création de l'Ouzbékistan soviétique) et cinématographique (réalisation du premier film de fiction), à 1937, date de la terreur stalinienne mais aussi du passage au cinéma parlant, le film suit les circonvolutions de l'histoire tragique des premières élites nationales dans le premier tiers du XXe siècle. Comment les cinéastes ouzbeks se sont-ils emparés de la caméra ? Quels regards ont-ils porté sur l'aventure révolutionnaire ? Comment l'ont-ils traduite cinématographiquement ? Et, finalement, comment ont-ils perdu, temporairement, l'usage de la « parole cinématographique » ? Fruit d'une dizaine d'années de recherches sur des documents filmiques et administratifs consultés dans les archives nationales ouzbèques ou dans divers sites archivistiques à Moscou, cet ouvrage offre un regard neuf sur l'histoire du cinéma soviétique, en s'intéressant à un cinéma national inconnu jusqu'alors. Mais surtout, en privilégiant un regard décentré pour donner la priorité à la pé
Dans L'islam de Chine, Élisabeth Allès met en lumière l'extrême diversité des « situations minoritaires » dans lesquelles se trouvent placés les musulmans de Chine : Hui de la plaine centrale, vivant paisiblement leur religion au sein d'un environnement massivement han ; Hui du Zhejiang à la recherche de leurs racines ; musulmans de Canton et de Hong Kong, aussi bien Hui que migrants ouighours ou indo-pakistanais ; Ouighours turcophones du Xinjiang confrontés à la colonisation han. Quand les Dounganes et les Ouighours traversent les frontières vers les trois nouvelles républiques de l'ancienne URSS, où sont leurs familles, que ce soit pour y résider, pour y faire des affaires ou pour passer de l'une à l'autre de ces républiques, nous les suivons louvoyant au milieu des contraintes politiques, du nationalisme, de la méfiance envers leur imposant voisin chinois, de la défiance de ces pays les uns envers les autres. Dans chaque cas, les communautés concernées inventent des stratégies de survie qui se transforment selon les circonstances et qui vont de la résistance ou de la fuite à l'adaptation et à la coexistence pacifique. Elles sont donc, non pas objets passifs, mais acteurs de leur propre destin.
On parle beaucoup de l'entourage de François Mitterrand. Mais qui sont ces femmes et ces hommes, amis personnels ou politiques, compagnons de route ou collaborateurs plus récents, connus ou inconnus, de gauche ou de droite, qui gravitent autour de lui ? L'enquête des auteurs les a conduits à rencontrer un grand nombre de ses intimes. Par exemple : Lionel Jospin qui apprit dans la salle de bains du Président sa nomination à la tête du P.S. André Bettencourt qui courut, en 1981, à l'Élysée pour tenter de dissuader son ami de créer l'IGF. Christian Prouteau, qui n'osait avouer à celui dont il allait assurer la sécurité, qu'il n'avait pas voté pour lui. Laurent Raillard, son professeur de golf. Roger Hanin, son beau-frère, qui sait le détendre. Édith Cresson, à qui il confia, contre toute attente, le ministère de l'Agriculture. Georgette Elgey, gaulliste sincère, qui tient à l'Élysée la chronique des septennats de François Mitterrand. Yvette Roudy, dont l'honneur fut sauvé par Claude Gubler, médecin personnel du Président depuis plusieurs décennies. Ségolène Royal, à qui le Président trouva une circonscription à quelques heures de la clôture des inscriptions aux législatives. Récit riche en anecdotes, souvent loin de la politique, ce livre trace le portrait d'un François Mitterrand au quotidien, plus chaleureux et plus sensible à l'humour, que le personnage public ne le laisse supposer. Un homme très - trop ? - fidèle en amitié, un Dieu qui a su rester sur terre.