Claude Vernick
Claude Vernick
Ces « mémoires » très spéciales de Léopold l'antitoutiste feront rire de bon coeur les lecteurs avertis et non pudibonds. Jeux de mots, jeux de corps, jeux où le pulpeux des expressions épouse les mouvements amoureux : les récits de Claude Vernick - comme ses poèmes - jouent à foison les mille tours de passe-passe des baisers dérobés, des étreintes rêvées ou réalisées. Ici, ce sont des « fesses rebondies comme un melon d'Espagne », là, c'est un duo adultérin, qui finit en musique de manière fort étrange. Sensualité vive, perversité de bon aloi, grivoiseries plaisantes, c'est aussi un langage tenu à bras le corps qui nous retient. Un style gouleyant, où le poète se régale, par l'imaginaire, en voyeur amusé.
Les téléspectateurs retrouveront avec plaisir les héros de ce « western historique » qui, pendant des semaines, ont apporté - sur le petit écran - l'air des Carpates et des grandes plaines roumaines. L'histoire est celle des Haïdouks, ces paysans qui se soulevèrent, les armes à la main, contre le Turc oppresseur et ses collaborateurs, Boyards et princes appuyés par une milice étrangère. Le marais brûle, la montagne crépite de la fusillade et, dans la fumée des incendies, monte le cri de guerre d'Anghel, dit Sept-Chevaux, le fantastique cavalier que les rebelles se sont donné pour chef. À travers cent aventures, s'affirment trois étonnantes figures de femmes : Anitza, la rousse capiteuse, dont l'amour a fait une espionne ; la tendre, la douce Caliopi, que la passion tuera, et la princesse Ralu, blonde et fragile instrument du destin, embrasée par la folie des diamants. La révolte des Haïdouks : un « western historique » qu'Alexandre Dumas aurait aimé !