Christophe Fiat
Christophe Fiat
Cette longue lettre, adressée à un ami disparu, transforme le deuil en conversation, l'amitié en pensées, la mémoire en écriture. Le dialogue avec l'absent, nourri de méditations sur le temps présent, devient une tentative de comprendre ce qui survit au passé autant que ce qui pèse. Hommage au poète Manuel Joseph (1965 - 2021), ce livre rappelle que la littérature offre un moyen singulier de parler de la mort.
Dans les années 1970 et 80, le narrateur (né en 1966) passe son enfance et son adolescence à Besançon, dans un milieu ouvrier où l'on ne fait pas toujours dans la dentelle. C'est la vie de province, avec ses lourdeurs, mais aussi ses charmes. Il est entouré d'amis et de filles, beaucoup de filles, avec lesquelles il découvre l'amour dans toute son extension. Et il y a la poésie, l'instinct de poésie, comme puissance salvatrice. Bientôt il « montera » à Paris. Mais la base, le socle, c'est cette période franc-comtoise, racontée avec émotion, drôlerie, dans la beauté d'une langue énergique et évocatrice. Christophe Fiat vit à Paris. Auteur d'une quinzaine de livres qui oscillent entre le récit et l'épopée, il adopte ici un ton nouveau, nourri d'autobiographie. Il participe à des festivals de poésie sonore, accompagnée d'une guitare électrique, met en scène ses textes au théâtre et écrit pour la radio. Depuis 2020, il anime la revue Cockpit.
Avril 2011, Christophe Fiat passe trois semaines au Japon. Il visite Iwaki, une ville sinistrée par le tsunami du 11 mars et menacée par les rejets de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. S'ensuit un périple qui l'emmène de Tokyo à Hiroshima où il rencontre une irradiée de 1945, une guide touristique, un professeur d'université, un responsable de la sécurité de l'énergie atomique et le fantôme du monstre le plus célèbre du cinéma japonais, Godzilla. Ce récit mêle témoignages authentiques et fiction romanesque dans une histoire aux accents ironiques. Il nous fait découvrir un Japon vivant jour après jour l'imminence de l'apocalypse atomique. Il nous invite aussi à réfléchir sur l'avenir de l'énergie nucléaire quand son usage se fait au détriment de la vie des gens ordinaires.
Avril 2011, Christophe Fiat passe trois semaines au Japon. Il visite Iwaki, une ville sinistrée par le tsunami du 11 mars et menacée par les rejets de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. S'ensuit un périple qui l'emmène de Tokyo à Hiroshima où il rencontre une irradiée de 1945, une guide touristique, un professeur d'université, un responsable de la sécurité de l'énergie atomique et le fantôme du monstre le plus célèbre du cinéma japonais, Godzilla. Ce récit mêle témoignages authentiques et fiction romanesque dans une histoire aux accents ironiques. Il nous fait découvrir un Japon vivant jour après jour l'imminence de l'apocalypse atomique. Il nous invite aussi à réfléchir sur l'avenir de l'énergie nucléaire quand son usage se fait au détriment de la vie des gens ordinaires.
Dans ce livre, Cosima Wagner raconte sa vie, avec les paroles de Christophe Fiat, comme en voix off. Fille de Franz Liszt et épouse de Richard Wagner, femme adultère et mère de famille hantée par la mort, Cosima joue un rôle déterminant auprès de Wagner, inspirant, encourageant, organisant la vie du compositeur dont elle a compris, avant tout le monde, l'ampleur du génie. Sous la plume de Christophe Fiat elle apparaît comme le modèle même de la femme émancipée du début du xxe siècle, une héroïne de notre temps. Elle se sent à l'étroit dans sa vie domestique, va au bout de sa passion, dirige avec poigne le festival de Bayreuth, première industrie culturelle de l'histoire, jusqu'en 1930, année de son décès, et mêle son destin au devenir artistique, intellectuel et politique de l'Europe, dans son versant le plus flamboyant comme le plus tragique. L'histoire s'achève après Cosima, avec le sombre destin de Bayreuth et de la famille Wagner pendant la Seconde Guerre mondiale. L'auteur convoque dans les toutes dernières pages du livre, l'inoubliable film de Visconti, Ludwig ou le Crépuscule des dieux, que Cosima, sous les traits de Silvana Mangano, traverse comme un soleil noir. Ni biographie, ni essai, ce roman sérieusement documenté est un hommage à l'énergie d'une femme " électrique ". Un hommage mais qui n'occulte pas les parts d'ombre de Cosima, dont un antisémitisme féroce. Christophe Fiat - l'une des voix les plus singulières de la littérature contemporaine - prolonge ainsi son univers fait de fascination et de relecture des grands mythes du xxe siècle.
À travers le récit libre et vivant de sa propre formation de poète, de ses premières récitations d'enfant à ses performances récentes de poésie contemporaine, les poèmes qui l'accompagnent depuis toujours, Christophe Fiat défend une poésie physique, populaire et indisciplinée, délicate aussi, faite de voix multiples, de rythme et de rencontres, qui ne nous détourne pas du réel mais nous donne les moyens de l'affronter, de l'aimer et parfois de lui échapper. "Habiter poétiquement le monde", c'est fabriquer, par la langue, des lieux mobiles où il devient possible de regarder le monde autrement. Écrivain, poète et dramaturge, Christophe Fiat a publié une vingtaine de livres, dont Héroïnes, Développement du sensible et Quand les décors s'écroulent, et écrit des fictions radiophoniques pour France Culture, dont Stephen King on the radio. Depuis 2020, il anime la revue de création Cockpit.Il a publié un essai biographique sur Nietzsche (Les Pérégrines), grand prix SGDL de la non-fiction en 2025.Il est né en 1966 à Besançon, comme Victor Hugo un peu plus tôt.