Christine Messiant
Christine Messiant
Le premier volume porte plus précisément sur la sociologie historique de la guerre, en rapport étroit avec celle de l'Etat clientélisme étudiée dans ce second volume. Christine Messiant retrace ici l'histoire sociale du MPLA, le mouvement jusqu'à ce jour dominant, pour mieux montrer en quoi ses caractérisitiques ont engendré une misère profonde qui rend le clientélisme d'autant plus nécessaire et extrême. Elle montre que la pacification sans démocratisation (1991-2002) a fait place à un multipartisme sans démocratie qui a permis une reconversion économique hégémonique de la nomenklature au pouvoir.
L'Angola, riche en pétrole, en diamants, avec des infrastructures en grands progrés au cours des années 1960-1974, une élite urbaine non négligeable et parfois de vieille tradition, n'avait-il pas tout pour réussir? Pourtant, la guerre civile commence alors même que la guerre anticoloniale contre le régime dictatorial portugais n'est pas terminée. C'est la sociologie historique des conflits incessants qui est abordée dans ce premier de ces deux volumes d'articles de Christine Messiant publiés à titre posthume.
Des carcasses de bétail mort, des corps humains faméliques, telle est l'image de la sécheresse sahélienne que l'on diffuse dans l'opinion publique. Et pourtant les sociétés locales - qu'elles soient nomades ou sédentaires - connaissaient déjà la sécheresse et la famine. Elles savaient même y riposter ou s'y adapter mais les moyens techniques et sociaux dont elles disposaient pour ce faire ont disparu ou sont devenus inopérants. La mise en dépendance politique coloniale et l'exploitation économique capitaliste ont suscité des transformations destructrices et irréversibles. Un panorama de l'ensemble des facteurs en jeu, de l'état présent de la situation sociale et politique et des projets d'aide (volume 1) introduit des études de cas où l'on peut saisir de façon précise et concrète la nature des mécanismes de réponse à la crise et les déséquilibres produits par « le développement économique » (volume 2). Une bibliographie sélective clôture ce dossier qui invite à la critique des images et idéologies dominantes fondées sur le rôle de la « fatalité naturelle » ou « humaine ».
Des carcasses de bétail mort, des corps humains faméliques, telle est l'image de la sécheresse sahélienne que l'on diffuse dans l'opinion publique. Et pourtant les sociétés locales - qu'elles soient nomades ou sédentaires - connaissaient déjà la sécheresse et la famine. Elles savaient même y riposter ou s'y adapter mais les moyens techniques et sociaux dont elles disposaient pour ce faire ont disparu ou sont devenus inopérants. La mise en dépendance politique coloniale et l'exploitation économique capitaliste ont suscité des transformations destructrices et irréversibles. Un panorama de l'ensemble des facteurs en jeu, de l'état présent de la situation sociale et politique et des projets d'aide (volume 1) introduit des études de cas où l'on peut saisir de façon précise et concrète la nature des mécanismes de réponse à la crise et les déséquilibres produits par « le développement économique » (volume 2). Une bibliographie sélective clôture ce dossier qui invite à la critique des images et idéologies dominantes fondées sur le rôle de la « fatalité naturelle » ou « humaine ».