Christian Lestavel
Christian Lestavel
Guinée-Conakry, 2004. Les jours et le règne du président Lansana Conté semblent tirer vers leur fin. Pas seulement à cause de la leucémie qui empoisonne son sang, mais surtout à cause de celle qui empoisonne, silencieusement encore, le sang du pays tout entier. En effet, certains proches du gouvernement assoiffés de pouvoir convoitent le trône. Et leur intention n'est pas de mener leur nation vers la démocratie, chemin vacillant qu'elle tente pourtant d'emprunter tant bien que mal. Si leur plan aboutit, le pays sera une fois de plus la proie d'organisations criminelles et d'investisseurs véreux qui pilleront ses richesses. Alors un homme, en France, est chargé d'identifier les putschistes, de gagner leur confiance et de faire échouer leur coup d'État imminent, avec pour enjeu la sauvegarde et la liberté d'un peuple. Christian Lestavel est cet homme. Et, d'un complot à Paris, jusqu'à un massacre à Conakry, il nous raconte dans ce document-thriller époustouflant l'histoire de son infiltration. Agent infiltré de la DCRG dans le terrorisme et dans la première cellule anti-Mafia durant vingt-cinq ans, Christian Lestavel est aujourd'hui scénariste et auteur de plusieurs romans, récits et thèses sur le développement de la géo-criminalité et de la mondialisation des réseaux criminels politico-financiers.
Mai 1988 : entre les deux tours de l'élection présidentielle, Charles Pasqua, ministre de l'Intérieur sur le départ, autorise l'exploitation des machines à sous dans les casinos. Et transforme ainsi un secteur déficitaire en mine d'or. Les hostilités sont désormais ouvertes pour prendre le contrôle des 140 établissements de jeu français. Affairistes, politiciens, mafieux..., tous veulent leur part du gâteau. Les coups bas se multiplient et la corruption, les menaces et autres manipulations sont de la partie. Dans les coulisses, une cellule - très confidentielle - des Renseignements généraux suit la bataille qui fait rage. Mais à s'intéresser de si près aux combattants, elle n'échappera pas non plus aux balles perdues...