Jérôme Pierrat
Jérôme Pierrat
L'autostop, qui consiste à arpenter les routes dans un esprit d'humilité, de patience et de confiance, ne peut-il pas être vécu comme un véritable exercice spirituel et une école de conversion. Au-delà de l'anecdote et loin du mythe, le stop ne peut-il pas rendre vie à un réel désenchanté ou rêvé, installé dans l'illusion du contrôle ou le confort de l'habitude, transformant la route en véritable lieu de rencontre avec le Christ ? Andéol Dudouit nous livre une méditation dépaysante et universelle, nourrie par ses multiples expériences de voyages en stop, en France et en Europe. Avec simplicité et subtilité, sur un ton aussi joyeux que sérieux, il revient sur les différentes étapes constituant cette pratique sociale du bitume : de la solitude de l'attente à la surprise de la rencontre, qui peut susciter ou cultiver en nous des ferments de foi, d'espérance et de charité. Ce petit éloge chrétien de l'autostop inspirera votre manière de cheminer et, si vous êtes plutôt sédentaire, vous permettra de bénéficier par procuration de cette expérience de la route pour mieux vivre, depuis votre chambre, votre propre odyssée personnelle.
Depuis la Deuxième Guerre mondiale jusqu'à nos jours, Jérôme Pierrat retrace l'histoire passionnante du Grand Banditisme. Braquages, proxénétisme, trafic de cigarettes, trafic de drogue et règlements de compte ; une plongée sombre et fascinante dans les arcanes du Milieu, où les borsalinos, les colts et les volutes de fumée prennent vie sous le magnifique trait de David B.
Jamais le tatouage ne s'était répandu avec un tel enthousiasme au sein des différentes couches de la société. Cette pratique datant du néolithique est devenue en quelques décennies un phénomène mondialisé, principalement apprécié pour ses aspects esthétiques. Mais l'histoire de l'humanité a déjà connu de telles modes, bien avant les pirates et les truands...
Ce livre retrace l'histoire d'un monde souterrain et de ses évolutions au fil du siècle. Jérôme Pierrat nous raconte les premiers escrocs et leurs bandes de quartier puis les malfrats en costumes rayés du Milieu marseillais ou parisien. Il nous emmène de Buenos Aires à Shanghaï, tandis que des Français de l'entre-deux-guerres deviennent les maîtres des trafics et du proxénétisme. Il nous raconte la seconde guerre et ses combines qui feront naître de nouveaux truands. Puis la manière dont le Milieu tisse des liens étroits avec les politiques et s'impose dans les affaires légales tout en gardant leur fond de commerce, vol, jeu, prostitution, arnaque et drogue... Des Renucci, Guérini ou Carbone, fratries sanguinaires de l'entre-deux-guerres, aux caïds de la drogue et des jeux de l'an 2000, en passant par les collabos et résistants de l'Occupation, ce livre fait revivre mille réseaux et figures de légende, et dessine la face cachée de l'histoire contemporaine, une grande saga où petites et grandes histoires se croisent, avec leurs figures, leurs trafics, et leurs guerres.
Le milieu ? Laurent Fiocconi surnommé « Charlot » ou « El Mago » le connaît bien, il y est né. Fils d'une famille de caïds corses, il grandit entre les bars de Pigalle et les bordels de la Côte d'Azur. Après les casses et les braquages, il se lance dans le trafic de stups à destination de New York, affrète le Caprice des Temps et finit emprisonné à Atlanta : c'est la French Connection. Après une évasion rocambolesque, il arrive en Colombie où il rencontre la femme de sa vie, Nina, avec qui il vivra jusqu'à la fin de sa vie. Commencent alors seize années de cavale pendant lesquelles il travaille dans des labos clandestins au milieu de la jungle et pour les plus puissants trafiquants des années 80 : Escobar, Lehder et les autres... Il est finalement emprisonné dans un pénitencier de haute sécurité américain. Laurent Fiocconi revient sur son parcours hallucinant à travers cette époque folle et cette Amérique du Sud de violences, d'argent facile et de clandestinité.
En 2019, un certain Ruddy Terranova souhaite rencontrer Pierre Fourniaud de La Manufacture de livres pour un projet de livre-témoignage. Connu pour des faits de banditisme et fiché S, notre position première est claire : nous ne souhaitons pas publier quelqu'un qui se revendique de l'Islam radical. «Je comprends, répond l'homme. Mais mon point de vue est le suivant. Je soutiens le droit des musulmans à partir à l'étranger défendre les leurs qui se font massacrer. C'est le jihad auquel j'adhère, pas celui de Mohamed Merah. On ne tue pas des femmes ou des enfants au nom de la religion. On ne commet pas d'attentat aveugle. Vous pouvez choisir de ne pas entendre mon témoignage. Mais, monsieur, nous sommes plusieurs millions. Que comptez-vous faire de nous ? Tous nous tuer ?» Cette conversation fut la première de nombreux échanges qui aboutirent à ce livre. Le parcours de Ruddy Terranova est celui d'un français qui choisit la voix de l'extrémisme. Elle raconte aussi une part de notre société.
Deux milliards d'euros, c'est le chiffre d'affaires annuel que génère le trafic de stupéfiants en France. On comprend mieux pourquoi les nouveaux caïds issus des quartiers s'entretuent à coups de rafales de kalachnikovs pour son contrôle. S'il est particulièrement sanglant à Marseille, le phénomène est national. De l'Île de France à la Bretagne, en passant par Lyon, Grenoble, Montpellier, Bordeaux, Lille ou Mulhouse, les millions des stups font tourner les têtes et sortir les armes aux parrains qui contrôlent cette économie souterraine. Un vrai business où l'on parle réduction des coûts, augmentation des marges, où la concurrence est rude et les OPA réellement sauvages. Loin des simples rapports de police et compilations de faits divers, Parrains de cités est un livre évènement. Après des années d'enquête, Jérôme Pierrat nous emmène à la rencontre des parrains des stups, de leurs lieutenants et de leurs soldats. Il s'est rendu dans les montagnes du Rif marocain, sur la Costa del Sol où ces Pablo Escobar des HLM roulent en Ferrari sous le soleil espagnol. Il dresse les portraits des plus fameux d'entre eux. Il raconte leurs guerres et nous plonge dans les secrets du trafic. Il raconte comment il a approché ces nouveaux acteurs d'un biz qui fait vivre des familles et des quartiers entiers, comment il a su se faire accepter et partir à la rencontre des producteurs, transporteurs, ou revendeurs. Sans complaisance, il montre comment cette économie prospère structure une partie de notre pays. Un document qui fournit des éléments essentiels au débat sur la sécurité, la légalisation et le devenir de notre société.
Blanchiment, filières d'immigration, prostitution, trafic d'armes, de stupéfiants, contrefaçon, racket... Pour la première fois, un livre traite de la criminalité internationale implantée en France depuis les années 1990. L'explosion du bloc soviétique et la mondialisation de l'économie ont changé les dimensions du crime organisé sur notre territoire. Aux côtés du «milieu» traditionnel et des caïds des cités, il faut maintenant compter avec d'autres acteurs de la scène criminelle, tels ces truands géorgiens pilotés par les plus grands parrains de la mafia russe, ou ces gangs sri-lankais qui s'entretuent en banlieue parisienne. Et avec de nouvelles activités, depuis les méthodes sophistiquées de piratage informatique jusqu'au prélèvement de données sur les terminaux bancaires. Les contours de différentes mafias (turque, chinoise, italienne...) et autres groupes criminels organisés (cartels colombiens, gangs russes, caucasiens et balkaniques) se dessinent dans l'ombre. D'où viennent et que font précisément ces organisations? Quel est leur degré d'implantation? Ont-elles des liens avec le crime organisé français? Quel danger représentent-elles vraiment? Alimentée par des sources confidentielles, la première enquête de fond sur la face cachée de la planète mafieuse en territoire français.
Jérôme Pierrat est parti à la rencontre de René Nivois, l'homme qui a régné sur le milieu Lyonnais des années 80 à nos jours, de la fin du Gang des Lyonnais à l'explosion de l'importation du haschisch marocain et qui vit aujourd'hui en Espagne. Le Gang des Lyonnais sous les verrous, deux équipes, au début alliées, vont se partager le terrain. La première se rassemble autour de Raymond Vaccarizi et se livre au contrôle des trottoirs, à des braquages de banques, au racket, et trouve parfois refuge en Espagne. C'est là que le truand sera arrêté en 1983. Le 14 juillet 1984, il est abattu dans sa cellule de la prison Modelo de Barcelone par un sniper posté sur le toit d'un immeuble de l'autre côté de la rue. Deux balles en pleine tête alors qu'il s'était mis à la fenêtre de sa cellule. En 1985, le lyonnais René Nivois est arrêté en Espagne avec quelques membres de son équipe et soupçonné d'être le commanditaire de l'assassinat. Le tireur l'a dénoncé à la PJ lyonnaise. Né en 1949 et élevé à Bron, Nivois est connu de longue date : fiché au grand banditisme, régulièrement incarcéré, il possède déjà un lourd passé de braqueur : à 15 ans, il passe sa première nuit en prison...au quartier des condamnés à mort de la prison d'Avignon. Il est soupçonné d'être mêlé à l'assassinat d'un des membres du Gang des lyonnais, Georges Manoukian. C'est aussi l'ami de toujours de Raymond Vaccarizi...Acquitté par la cour suprême de Madrid pour le meurtre de Vaccarizi, René Nivois se retire en Espagne au début des année 90, où il fait partie des premiers à se lancer dans le trafic de haschisch avec le Maroc, et ce, sur une grande échelle. Il fournit des centaines de kilos dans le sud de la France. Mais début 2000, il est écroué avec cinq complices. Dans ce livre d'entretiens, René.Mvois, sans complaisance et faux-semblants, ne cache rien de sa vie, d'une enfance dans la banlieue de Lyon à sa vie de voyou qui a passé plus de la moitié de sa existence sous les barreaux. De la trahison de son ami Vaccarizi au commerce des stupéfiants avec le Maroc : le mythe des valeurs du milieu s'effondre : le monde des voyous pue la mort et la trahison.
Le 19 mars 2013 à Punta Cana, le Falcon 50 d'Alain Afflelou est intercepté sur le tarmac de l'aéroport alors qu'il s'apprête à décoller pour Saint-Tropez. À bord, quatre Français et 700 kg de cocaïne répartis dans vingt-six valises bourrées dans la soute et le salon VIP de l'appareil. Aussitôt les pilotes crient au coup monté et jurent n'avoir fait que leur métier de chauffeurs de luxe au service des plus fortunés. Alors qu'en République dominicaine l'équipage et le passager ont été condamnés à 20 ans de prison, la juge d'instruction française Christine Saunier-Ruellan enquête partout en Europe sur la trace de flux financiers suspects. Grand banditisme marseillais, boîtes de nuit roumaines gérées par des héritiers de la mafia napolitaine, vols empruntés par Nicolas Sarkozy ou Alexandre Balkany, avocats tenus par le " milieu ", blanchiment d'argent, trafics d'or et de devises, autorités impuissantes : c'est tout le monde trouble de l'aviation d'affaires qui émerge. Jérôme Pierrat et Marc Leplongeon lèvent le voile sur ses dessous, et leur verdict est sans appel : la France des riches est une véritable passoire. Jérôme Pierrat est journaliste indépendant, spécialiste du crime organisé, auteur d'une douzaine d'ouvrages sur le grand banditisme et le trafic de stups. Il a réalisé plusieurs documentaires et travaille également comme scénariste pour la télévision (Braquo, Panthers) et le cinéma. Marc Leplongeon est spécialiste des questions de justice au journal Le Point et membre de l'Association confraternelle de la presse judiciaire.
Au-delà de la fumée des émeutes ou des crimes du «gang des barbares», ce livre s'attache à cerner le vrai visage de la criminalité issue des banlieues. Polyvalente, multicarte, violente, armée et très organisée : comment fonctionne cette pègre des cités, cette petite minorité qui règne sur les sanctuaires du trafic de stupéfiants, de voitures ou d'armes, les hauts lieux du vol et du braquage ? En quelques années, les petits délinquants sont devenus des voyous professionnels. Quels sont leurs nouveaux trafics et leurs territoires ? Comment fonctionne cette économie souterraine ? Organisation des bandes, mise en coupe réglée des quartiers, blanchiment, relation avec le grand banditisme traditionnel, mainmise sur les prisons : autant de thèmes qui permettent de cerner le profil de ce nouveau milieu. Aux côtés des voyous à l'ancienne, il faut maintenant compter avec les caïds des cités des banlieues parisienne, marseillaise, lyonnaise, mais aussi toulousaine, lilloise, bordelaise, strasbourgeoise. Quartiers souvent paisibles et sans histoires, où se dessine la nouvelle carte de la grande criminalité française.
Un matin dans la brousse sud-africaine, Mathusalem, l'un des plus beaux rhinocéros mâles du Sarah's Nature Park, est retrouvé criblé de balles. Et la corne sciée. Pour l'inspecteur Ovambo qui mène l'enquête, les doutes sont vite dissipés. Le massacre des rhinocéros a commencé depuis longtemps. Grands amateurs de corne pilée, réputée aphrodisiaque, les Chinois n'y sont pas étrangers. Malgré les valeurs et la couleur de peau qui les séparent, Adam Ovambo, l'officier de police noir, et Sarah de Vijser, la blonde propriétaire du parc, vont enquêter de pair. Ils déjoueront les pièges d'une police corrompue et s'appuieront sur quelques gangsters du Cap pour remonter la filière en passant par les casinos de Hong Kong et le bush de Namibie. Au fil de leurs aventures, ils rapprocheront deux mondes qui s'ignorent et souvent se méprisent, dans l'Afrique du Sud désenchantée de l'après-apartheid.
Plongez dans un thriller haletant où l’inspecteur Ovambo et Sarah de Vijser unissent leurs forces pour élucider le meurtre d’un rhinocéros en Afrique du Sud. Entre trafic international et quête de justice, *Qui a tué Mathusalem ?
Enquête sur les dossiers secrets de la policeUn bagnard devenu chef de la sûreté, un commissaire transformé en caïd de la pègre, un petit inspecteur à l'ascension un peu trop rapide pour être honnête, des flics bien sous tous rapports condamnés " bizarrement " pour braquage ou trafic de stups, d'autres qui jouent de troubles rôles dans des affaires tout aussi opaques...Consacré à l'univers éminemment secret, énigmatique et fantasmatique de la police, ce livre retrace en 11 chapitres le parcours de figures ambivalentes (Vidocq, Bonny...), des affaires troubles (la Bégum, le prince de Broglie...), des histoires de " ripoux " (l'inspecteur Loiseau, le commissaire Féval...).Affaires d'hommes ou dossiers auréolés de questions quant aux rôles des " flics ", à l'instar de la mort de Jacques Mesrine qui continue d'être discutée, ces histoires policières sont loin d'être aussi claires qu'un procès-verbal. Il suffit de se replonger dans l'affaire du Pasteur Doucé ou l'enlèvement de Mehdi Ben Barka pour constater qu'ici ? en cette zone crépusculaire où croisent inspecteurs et kidnappeurs, commissaires et braqueurs, flics et voyous ? le manichéisme n'est pas de mise.
Mai 1988 : entre les deux tours de l'élection présidentielle, Charles Pasqua, ministre de l'Intérieur sur le départ, autorise l'exploitation des machines à sous dans les casinos. Et transforme ainsi un secteur déficitaire en mine d'or. Les hostilités sont désormais ouvertes pour prendre le contrôle des 140 établissements de jeu français. Affairistes, politiciens, mafieux..., tous veulent leur part du gâteau. Les coups bas se multiplient et la corruption, les menaces et autres manipulations sont de la partie. Dans les coulisses, une cellule - très confidentielle - des Renseignements généraux suit la bataille qui fait rage. Mais à s'intéresser de si près aux combattants, elle n'échappera pas non plus aux balles perdues...
A 61 ans, Michel Ardouin se décide enfin à parler. Ardouin ? Un mètre quatre-vingt-cinq et cent trente kilos de muscles, plus connu dans le milieu, sous le surnom de « Porte-Avions », l'une des figures du grand banditisme français. Pour la première fois, « Porte-Av » raconte sa vie - bien remplie - de voyou. L'histoire d'un fils de famille qui a mal tourné, passé de l'institution Sainte-Croix-de-Neuilly aux bars de la pègre, du Premier prix de français aux calibres les plus variés. Ardouin ne cache rien. De ses premiers pas de proxénète et de casseur dans le milieu parisien des années soixante au trafic international de cocaïne entre la Colombie et la France, en passant par son équipée avec Jacques Mesrine, l'« ennemi public numéro un », avec lequel il écumera plusieurs dizaines de banques et qu'il fera évader. Sans oublier ses années de Quartier de Haute Sécurité, ses meurtres de « collègues »... Bref, une épopée de braquages (et autres trafics), de cavales et de règlements de comptes sanglants, où l'on croise caïds, porte-flingues et filles de joie. L'histoire de « Porte-Avions », c'est aussi celle du milieu français de ces quarante dernières années.