Charles Leveque
Charles Leveque
Les études sérieuses sur l'histoire des beaux-arts semblent, depuis quelques années, reprendre faveur et notre littérature tend à conquérir le rang qu'elle y doit occuper. C'est par Raphaël que l'on a commencé. Ce livre explore la vie et l'oeuvre de Raphaël, peintre et architecte de la Renaissance. « La Renaissance n'a été ni la condamnation pure et simple du moyen-âge, ni un complet retour à l'antiquité. On doit y voir une alliance féconde d'où est sorti le monde moderne. Bien des mains ont préparé cette alliance : une légion d'érudits, d'artistes, de politiques, a travaillé à la rendre possible. Cependant, si l'on cherche en quel génie elle a été scellée, on est obligé de nommer Raphaël. »
L'histoire des monuments grecs comprend trois périodes bien distinctes : d'abord la longue suite de siècles qui précède la domination turque ; puis la période de quatre cents ans pendant laquelle le joug musulman a pesé sur la Grèce ; enfin la période de l'indépendance, celle qui doit nous occuper surtout. La première époque peut être regardée, pour les chefs d'oeuvre de l'art grec qui se voient encore aujourd'hui, comme une époque heureuse. Devant la calme et simple majesté des marbres d'Athènes et de Corinthe vinrent s'incliner tour à tour les têtes les plus illustres et les plus fières. A l'époque où fut construit le Parthénon, les Grecs, habiles en matière de philosophie et plus encore dans l'interprétation de leurs dogmes religieux, avaient conçu de Dieu une grande idée ; les plus sages d'entre eux avaient analysé et approfondi la nature de la divinité ; la dégageant des liens de la matière, ils en avaient fait le type idéal du vrai, du bien, du beau. Cependant, comme en Grèce l'homme est tout entier dans tous ses ouvrages, cette raison pure qui, chez Descartes ou Leibnitz, conçoit si facilement l'idée sans figure et sans matière, ne se séparait pas volontiers de l'imagination et des sens : tout attribut, toute action de Dieu se revêtaient aussitôt d'une forme sensible ; pour être comprise des hommes et animer à leurs yeux la nature, il fallait que la divinité prît leur figure et qu'elle habitât parmi eux. De tous les temples de la Grèce, celui qui dans son ensemble et dans ses parties exprime le mieux ce caractère divin, c'est sans contredit le Parthénon.
This book deals with how to aid our memory and how to develop, train and use it. In the building of character and individuality, the memory plays an important part, for upon the strength of the impressions received, and the firmness with which they are retained, depends the fibre of character and individuality. Our experiences are indeed the stepping stones to greater attainments, and at the same time our guides and protectors from danger. If the memory serves us well in this respect we are saved the pain of repeating the mistakes of the past, and may also profit by remembering and thus avoiding the mistakes of others... ABOUT THE AUTHORS Harry Dexter Kitson, born in 1886 in Mishawaka, Indiana, taught applied psychology at Teachers' College, Columbia University. He was a charter member of the American Psychological Association and a pioneer in the field of vocational guidance. His main field of professional interest throughout his life, and it would definitely be incorrect to rank him among the precursors of quantitative linguistics. William Walker Atkinson (December 5, 1862 - November 22, 1932) was an attorney, merchant, publisher, and author, as well as an occultist and an American pioneer of the New Thought movement. He is the author of the pseudonymous works attributed to Theron Q. Dumont and Yogi Ramacharaka. He wrote an estimated 100 books, all in the last 30 years of his life. He was mentioned in past editions of Who's Who in America, in Religious Leaders of America, and in similar publications. His works have remained in print more or less continuously since 1900.
Les forces innombrables, infiniment variées, dont l'ensemble compose l'univers jouent sans cesse un jeu auquel l'homme ne peut jamais, quoi qu'il fasse, demeurer indifférent. Sa destinée en effet suit toujours plus ou moins les chances diverses de la partie engagée. Il s'efforce donc, autant qu'il est en lui, de diriger les coups, et pour cela d'entrevoir, comme disait Jouffroy, le dessous des cartes dont la nature physique ne lui présente que le dessus. Entrevoir le dessous des cartes dans le jeu des choses entre elles et avec nous, c'est pénétrer jusqu'au sanctuaire mystérieux où se cachent les énergies secrètes, les âmes, en un mot les causes secondes. C'est affirmer l'existence, déterminer la nature, marquer les caractères distinctifs des puissances de l'univers, non d'après l'expérience, qui n'a pas d'yeux pour les apercevoir, mais d'après l'idée que s'en forme la raison. C'est travailler à cette science supérieure qui répand les clartés idéales sur la confuse réalité. Ceux-là y travaillent qui conçoivent et affirment l'atome d'éther dans les vibrations lumineuses, l'atome chimique au sein de la molécule de l'or et du cristal, l'âme sous le tissu de la plante, l'esprit dans les volontés de l'animal. Le philosophe ne mérite son nom qu'à la condition de démontrer ces conceptions diverses et d'en former une interprétation plus ou moins complète de l'univers. Alors la nature apparaît, grâce à lui, non plus comme une énigme indéchiffrable, mais comme une oeuvre admirablement intelligible... À PROPOS DE L'AUTEUR Jean Charles Lévêque (1818-1900) est un philosophe français spécialisé en métaphysique et esthétique. Agrégé de philosophie en 1842, il enseigne dans plusieurs lycées avant de devenir professeur au Collège de France en 1857. Il est reconnu pour ses travaux sur la science du beau et récompensé par plusieurs académies. Membre de l'Académie des sciences morales et politiques dès 1865, il laisse son nom à un prix de métaphysique.
Les essais qui forment ce livre sont consacrés à six écrivains de nationalités diverses, introduits, accueillis et devenus célèbres en France pendant ces cinquante dernières années et qui marquent ainsi un des traits particuliers de l'histoire de notre littérature : l'influence qu'y ont exercée des auteurs étrangers de race, de langue, de tournure d'esprit à tout ce que l'on considère comme le propre du génie gallo-latin. Ce furent quelques classiques au XVe siècle, les Italiens et les Espagnols au XVIe, quelques classiques encore au XVIIe, quelques philosophes et romanciers anglais au XVIIIe, et à l'époque du romantisme, les grands génies germaniques de Shakespeare à Goethe et Byron, qui opérèrent cette fois une évolution décisive. Nos arts lui doivent aujourd'hui leur tristesse, leur ferveur, leur grandeur, d'être devenus de gravité presque septentrionale dans leurs chefs-d'oeuvre et d'avoir perdu en gaîté narquoise, en faconde conteuse.
Le docteur H*** a choisi de s'installer en milieu rural. Il y exerce une médecine à l'ancienne, solitaire, faite de visites à domicile, au contact d'une population rurale. Le manuscrit d'Un médecin de campagne est un texte très court mais si précieux par sa vérité et son intelligence. Un texte qui nous pousse à méditer sur la compassion avec beaucoup de profondeur et d'esprit. suivi de :Un médecin de l'âme chez les païens, par Charles Lévêque ; ou les espoirs d'une médecine plus humaine. Format professionnel électronique © Ink Book édition.
Messieurs,L'année dernière, j'ai étudié et discuté devant vous les diverses théories de la sensibilité contenues dans les systèmes antiques, et j'ai comparé ces théories aux doctrines correspondantes dans les systèmes modernes. Avec un empressement et une bienveillance sympathiques dont vous m'avez fait une douce habitude, depuis dix années que j'ai l'honneur d'enseigner à Paris, tant à la Sorbonne qu'au Collége de France, avec une attention patiente qui ne s'est jamais lassée, et qui atteste l'invincible attrait des questions philosophiques, quelle que soit la faiblesse de celui qui les traite, vous avez assisté à ces leçons qui, en vous parlant des émotions, des affections, des passions de l'homme, vous entretenaient de l'âme qui vit en vous.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
BnF collection ebooks - "Le spectacle des corps célestes brillant dans un ciel pur est un objet d'admiration pour les hommes. Sans être ni astronome ni philosophe ni poète ; on sent, on juge qu'une nuit étoilée est une belle nuit, et l'on se plaît à contempler au sein des espaces immenses le calme rayonnement des astres lointains. Cette admiration que le scepticisme lui-même ne réussit pas à détruire, cette jouissance qu'un peu d'attention ramène et ravive, d'où viennent-elles ?"