Chantal Thomas
Chantal Thomas
Il a gouverné la France pendant huit ans, mais son ombre, ou son rayonnement, s'étend sur trois siècles. Il a été considéré, tour à tour et simultanément, comme l'incarnation des vices les plus noirs et des vertus les plus sublimes ; comme le comble de la frivolité et celui de la profondeur politique ; comme le symbole de la décomposition de la monarchie et celui de la modernité. Il est passé par les mains de la princesse Palatine, sa mère, de Saint-Simon, son ami, de Montesquieu, de Crébillon, de Prévost, de Dumas, de Michelet, de Féval, de Bertrand Tavernier, d'Eve de Castro et de bien d'autres, plus obscurs et plus cruels. Qui en sortirait indemne ? Ce livre tente de reconstituer la logique des métamorphoses du Régent, de 1715 à nos jours, en observant les infinis arrangements - des plus folles inventions à la terne répétition des stéréotypes - qu'a suscités la rencontre de ce personnage avec des contextes idéologiques et des genres littéraires variés. Denis Reynaud est professeur de littérature à l'université Lumière-Lyon 2. Chantal Thomas est écrivain et directrice de recherche au CNRS. Comme la plupart des auteurs de ce livre, ils sont membres du Centre d'étude du XVIIIe siècle (UMR LIRE, CNRS-Lyon 2).
Plongez dans les destins lumineux de six femmes d'exception, de Colette à la reine Victoria, dont la Côte d'Azur a transformé l'existence.
Virginia Woolf, Colette, Patti Smith : trois femmes de nationalités et d'époques différentes, mais qui ont toutes cherché à se construire et se préserver "une chambre à soi", selon la formule célèbre de Virginia Woolf. Cela dans le but d'écrire, de créer. Plus largement, j'interrogerai cette quête, par rapport à mon propre cheminement, et comme métaphore d'une affirmation d'indépendance, d'une conquête de soi par rapport à l'espace comme au temps.
« Je sens très fortement un "appel à nager", comme une attraction physique. L'eau s'offre dans un présent intemporel ; elle appartient à la jeunesse, et surtout à l'enfance : quand les gens se précipitent vers l'eau, ils sont comme happés par un bonheur qui les dépasse... » Chantal Thomas a grandi à Arcachon entre deux éléments fondateurs, l'eau et le sable. École du regard et du silence, cet horizon premier a forgé ses principes d'existence : autonomie, attention à l'instant et à l'impermanence. Synonyme de liberté, d'amour de son corps, la nage contribue à l'émancipation des femmes. Plage et page se confondent... Chantal Thomas évoque ses voyages, ses lectures, les figures artistiques qui l'ont marquée. De New York à Nice, de Roland Barthes à Patti Smith, elle nous immerge dans une vie nomade où l'écriture prend corps.
« Je sens très fortement un "appel à nager", comme une attraction physique. L'eau s'offre dans un présent intemporel ; elle appartient à la jeunesse, et surtout à l'enfance : quand les gens se précipitent vers l'eau, ils sont comme happés par un bonheur qui les dépasse... » Chantal Thomas a grandi à Arcachon entre deux éléments fondateurs, l'eau et le sable. École du regard et du silence, cet horizon premier a forgé ses principes d'existence : autonomie, attention à l'instant et à l'impermanence. Synonyme de liberté, d'amour de son corps, la nage contribue à l'émancipation des femmes. Plage et page se confondent... Chantal Thomas évoque ses voyages, ses lectures, les figures artistiques qui l'ont marquée. De New York à Nice, de Roland Barthes à Patti Smith, elle nous immerge dans une vie nomade où l'écriture prend corps.
Le 16 juin 2022, Chantal Thomas était reçue par Dany Laferrière sous la Coupole de l’Institut de France. Une semaine auparavant, le comité de l’épée s’était réuni, pour la remise, en la circonstance, d’un éventail. C’est l’ensemble des discours tenus lors de ces deux cérémonies que l’on retrouve ici.
Il est important de savoir distinguer entre ce qu'on souffre par nécessité et ce qu'il nous fait plaisir d'endurer. Faute d'accomplir la séparation, on manque, par complaisance dans la plainte sur des motifs de souffrir qui, au fond, nous sont chers, le plaisir de souffrir. Mais l'on manque aussi, en voulant se dérober à des souffrances inévitables, le lien essentiel qui unit le courage d'affronter la douleur à l'événement de la joie - à la seule possibilité d'un rapport au monde entièrement vivant.
1982, Tucson. Chantal Thomas quitte New York pour enseigner en Arizona et découvre, entre désert et tequila, une liberté aussi intense qu’éphémère.
Nice, été 2021. Après le confinement, Chantal Thomas plonge chaque matin dans la Méditerranée et en tire un journal intime, sensuel et poétique. Ce récit célèbre la liberté retrouvée, l’harmonie du corps et de l’eau, et l’art de saisir l’éphémère.
' L'insaisissable m'a donné la clef du monde. ' De sable et de neige, ou l'art de vivre l'instant. Une splendide fresque pour célébrer la beauté des choses et la puissance de leur silence, de la Grande Dune d'Arcachon et la lumière du Cap Ferret jusqu'à la ville de Kyoto sous la neige, un 31 décembre. Les vagues venant rythmer le récit, comme si l'océan était le résumé de la vie, avec sa dimension tragique, inséparable du sentiment de joie et d'harmonie qu'il sait donner. Chantal Thomas poursuit ici son voyage dans l'intimité de la mémoire, à travers une langue d'élégance et de grâce, pour exprimer les sensations les plus fugitives et les plus essentielles dont nous sommes tissés. Et pour dire le lien d'amour entre une fille et son père : sa force d'absolu.
' L'insaisissable m'a donné la clef du monde. ' De sable et de neige, ou l'art de vivre l'instant. Une splendide fresque pour célébrer la beauté des choses et la puissance de leur silence, de la Grande Dune d'Arcachon et la lumière du Cap Ferret jusqu'à la ville de Kyoto sous la neige, un 31 décembre. Les vagues venant rythmer le récit, comme si l'océan était le résumé de la vie, avec sa dimension tragique, inséparable du sentiment de joie et d'harmonie qu'il sait donner. Chantal Thomas poursuit ici son voyage dans l'intimité de la mémoire, à travers une langue d'élégance et de grâce, pour exprimer les sensations les plus fugitives et les plus essentielles dont nous sommes tissés. Et pour dire le lien d'amour entre une fille et son père : sa force d'absolu.
Traversez le monde à travers les yeux de Chantal Thomas : de New York à Kyoto, en passant par Arcachon, Café vivre capture l’art de savourer l’instant.
1919, Versailles : une jeune fille ose nager dans le Grand Canal sous le regard médusé des jardiniers. Souvenirs de la marée basse retrace la vie de Jackie, mère de Chantal Thomas, pour qui l’eau fut toujours une échappée vers la liberté.
Ce livre est un exercice d'admiration et de reconnaissance : j'ai eu la chance de rencontrer en Roland Barthes un écrivain totalement habité par le désir d'écrire et qui avait la particularité d'écrire pour faire sentir ce désir, pour en faire partager le romanesque. D'écrire et d'enseigner, car il s'est agi pour moi en ces pages de chercher à faire exister le talent de parole de Barthes, l'étrange sagesse portée par son enseignement (un mélange d'intelligence analytique et de distance zen). Et plus largement, mais d'une façon qui lui est liée, de transmettre un certain nombre de valeurs que chacun de ses livres, du Degré zéro de l'écriture à l'admirable Chambre claire, réaffirme : l'amour de la langue, la différence au lieu du conflit, le goût du présent, le désir. Des valeurs sous le signe de l'harmonie, mais qui recèlent, s'il le faut, une dureté, un pouvoir de résistance absolue à tout ce qui se situe du côté du stéréotype, de la répétition mécanique, de la violence. Ch. T.
Ces Variations sur l'esprit du XVIIIIe siècle sont des variations sur un esprit rebelle et vagabond, fantaisiste, attaché à la jouissance singulière, au refus de tout comportement de groupe. Un esprit révolutionnaire ? Libertin et libertaire plutôt, comme va le révéler la rencontre avec les événements de 1789 et surtout avec la Terreur.
New York, années 1970 : Chantal Thomas, jeune docteure fraîchement diplômée, débarque dans l’East Village, quartier mythique où se croisent poètes maudits, artistes underground et rêves de liberté.
Avec légèreté et mélancolie, ironie et émotion, Chantal Thomas met en scène sa jeunesse, ses études, ses errances. C'est à Nice, par une nuit de Carnaval, qu'elle commence son récit. Quelques huîtres, un verre de vin. L'œil aux aguets pour observer ses voisins. Et tous les cafés de la mémoire resurgissent, cafés-vitrines, cafés secrets, café des spectres et café des artistes... Entre le temps de l'enfance à Arcachon, Bordeaux, puis Paris, se raconte l'histoire d'une jeune fille qui, exaltée par l'exemple de Simone de Beauvoir, veut devenir philosophe, s'inventer une vie nouvelle. Mais, très vite, c'est dans le grand livre du monde qu'elle va faire son apprentissage. Alors elle accorde aux rencontres de hasard et aux ivresses qu'elles lui procurent l'entière confiance qu'elle accordait au savoir. Cette autobiographie librement menée se situe entre 1945 et 1969, entre la libération de la France et la démission du général de Gaulle, c'est dire qu'elle est aussi le tableau d'une génération, le récit du triomphe de la jeunesse, de son éclat d'insouciance et de fête. Chantal Thomas (Prix Fémina 2002) pour Les Adieux à la Reine est désormais membre du Jury du Prix Femina. Directrice de recherches au CNRS, elle est spécialiste du XVIIIe siècle et a publié de nombreux essais.
1722, Bidassoa : deux princesses, l'une française, l'autre espagnole, sont échangées comme des pions sur un échiquier politique.
Virginia Woolf, Colette, Patti Smith : trois femmes de nationalités et d'époques différentes, mais qui ont toutes cherché à se construire et se préserver "une chambre à soi", selon la formule célèbre de Virginia Woolf. Cela dans le but d'écrire, de créer. Plus largement, j'interrogerai cette quête, par rapport à mon propre cheminement, et comme métaphore d'une affirmation d'indépendance, d'une conquête de soi par rapport à l'espace comme au temps.
Don Juan ou Pavlov, c'est d'abord le refus profond que la publicité soit réductible à une théorie, comme si la création publicitaire, faite de perpétuels jaillissements, pouvait résulter d'une équation. Mais c'est aussi la conviction que la publicité est communication et qu'il existe des règles pour bien communiquer. Celles-ci ont été formulées de façon exemplaire par Paul Watzlawick et le groupe de Palo Alto. Tout message comporte un contenu ; mais, en même temps, il modifie la relation qui unit les personnes qui communiquent. Le contenu est nécessaire, mais, sans une prise en compte de la relation, le message ne porte pas : cet enseignement est vital pour la publicité. Ce livre, devenu ouvrage de référence, met en avant une inventivité stratégique qui, fondée sur la recherche des différences, permet aux publicitaires d'être créatifs avant même de commencer à créer et, par là, de substituer au conditionnement l'aventure de la séduction. Claude Bonnange Publicitaire, co-fondateur de l'agence internationale TBWA ; enseigne à l'Institut des sciences politiques ; président du CESP.
La reine scélérate " Marie-Antoinette : Reine. Autrichienne. Épouse de Louis XVI. Joua à la bergère. Fut guillotinée. " Ces mots résument le savoir le plus commun porté par le nom de Marie-Antoinette : l'évidence de sa culpabilité ne fait qu'un avec celle de sa beauté. Chantal Thomas ne nous présente pas ici une biographie de Marie-Antoinette, mais, à partir d'innombrables pamphlets, l'étude d'un mythe, celui de la reine scélérate, de l'" architigresse d'Autriche ", créé par les courants misogynes et xénophobes, qui transformèrent une jeune princesse en une prostituée, une nymphomane, un monstre. Chantal Thomas Elle a publié de nombreux essais sur Sade (Seuil et Rivages), Casanova (Denoël), Thomas Bernhard (Seuil). Elle a également écrit Comment supporter sa liberté (Rivages), un livre de nouvelles, La Vie réelle des petites filles (Gallimard), un roman, Les Adieux à la Reine (Seuil, prix Femina 2002) et un récit, Cafés de la mémoire (Seuil, 2008). Elle est actuellement directrice de recherches au CNRS.
En 1721, Philippe d'Orléans, alors Régent de France depuis la mort de Louis XIV, n'a de cesse de pacifier ses relations avec l'Espagne et propose au roi Philippe V, un mariage entre Louis XV, âgé de 11 ans, et la très jeune infante Anna Maria Victoria tout juste âgée de 4 ans.
Nous sommes au milieu du XVIIIe siècle, pendant la désastreuse Guerre de sept ans, sous le règne de Louis XV. Deux sœurs, Apolline et Ursule, sont les héroïnes de ce récit. Elles sont nées à Bordeaux, dans un milieu très religieux. Le père, adepte de la Providence, s'adonne avec délice au bonheur de ne rien faire. La mère est en prières. La famille s'enfonce dans la misère. Ce dont Apolline s'aperçoit à peine, tandis que sa sœur aînée, animée par l'ambition et l'esprit de liberté, n'a qu'une envie : s'enfuir. Les sœurs se perdent de vue. Apolline est mise dans un couvent, puis devient préceptrice dans un château. Elle en sort pour retrouver sa sœur mourante, et découvrir, à travers un manuscrit, le récit de ses aventures. Ursule, rebaptisée Olympe, a réussi à se faire emmener à Paris par le duc de Richelieu, le superbe gouverneur d'Aquitaine. Elle rêve de faire carrière au théâtre, mais Richelieu l'offre à Louis XV, qui l'installe à Versailles dans sa petite maison du Parc-aux-Cerfs. Un brillant destin s'ouvre à elle... Comme Les Adieux à la Reine, ce roman est le fruit d'une alchimie entre érudition et fantaisie. On plonge dans une époque, ses couleurs, ses odeurs, ses rites, et dans un monde dominé par l'étrange duo que forment le duc de Richelieu, le plus célèbre libertin de son siècle, et le roi Louis XV, habité par le goût de la mort, le désir des femmes, et le sens du péché.
Deux soeurs, Apolline et Ursule, naissent à Bordeaux au milieu du XVIIIe siècle, dans un milieu très religieux. Apolline est mise dans un couvent, puis en sort pour retrouver sa soeur mourante et découvrir, à travers un manuscrit, le récit de ses aventures. Ursule, rebaptisée Olympe, a réussi à se faire emmener à Paris par le duc de Richelieu, le plus célèbre libertin de son siècle. Un brillant destin s'ouvre à elle... Ce roman est le fruit d'une alchimie entre érudition et fantaisie. On plonge dans une époque, ses couleurs, ses odeurs et ses rites.
Juillet 1789, Versailles. Agathe-Sidonie Laborde, lectrice de Marie-Antoinette, vit les derniers instants d’un monde en suris.