Passer au contenu principal Passer à la recherche Passer à la navigation principale

Nos rayons et sélections

Bruno Laurioux

Bruno Laurioux

5 livres
Couverture ebook de Le règne de Taillevent, de Bruno Laurioux, Violaine Sebillotte-Cuchet
Éditions de la Sorbonne | 27 juillet 2019

La cuisine médiévale est un monde que nous avons perdu. De ses saveurs, de ses odeurs, de ses couleurs, nous ne savons que ce que nous en disent des réceptaires conservés en grand nombre. Souvent évoqués mais mal connus, ils attendent encore d'être scrutés et disséqués par les historiens de l'alimentation. A condition toutefois qu'on sache en reconnaître les intentions, les usages et les limites. C'est autour de 1300 qu'apparaissent simultanément, du Danemark à l'Italie, les premiers livres de cuisine de l'Occident chrétien. Conçus par des maîtres-queux au service de grands princes, ces brefs mémentos s'adressent d'abord aux maîtres d'hôtel. Mais, tout au long des XIVe et XVe siècles, les copies se multiplient et de nouveaux recueils prennent le relais, ouverts aux spécialités régionales, aux modes de l'instant ou aux goûts de lecteurs plus modestes. Souvent uniques, perpétuellement mouvants, ils ne s'en rattachent pas moins à des modèles, à des traditions qui méritent un débrouillement scrupuleux. De ce point de vue, le Viandier constitue le parangon de la littérature culinaire médiévale. Attribué par ses contemporains à un cuisinier royal, Guillaume Tirel dit Taillevent, il fut un véritable best-seller, prolongé par l'impression jusqu'en plein XVIIe siècle. Mais la cuisine d'exception dont il témoigne n'avait pas toujours vocation à être mise en oeuvre. Lu et rêvé au moins autant que pratiqué, le livre de cuisine, tout comme aujourd'hui, passait sans cesse de la table à la bibliothèque.

Smartbook
Prix régulier : 14,99 €
Qu’est-ce qu’un Smartbook ?
Couverture ebook de Éducation et cultures dans l'Occident chrétien : du début du douzième au milieu du quinzième siècle, de Bruno Laurioux, Louis Moulinier
FeniXX réédition numérique (Messene) | 14 avril 2016

Entre la « Renaissance » du douzième siècle et l'éclosion au quinzième de l'humanisme et les prémices de la Renaissance, la culture savante de l'Occident chrétien connaît un profond renouvellement. La redécouverte d'Aristote et les apports de la science arabe, grâce à des traductions en latin, amènent un reclassement des savoirs, où se distinguent notamment la dialectique et la médecine, même si la théologie reste la discipline reine. Les besoins d'un État moderne en gestation et ceux de l'administration de l'Église donnent un lustre sans précédent au droit, ressourcé aux compilations de Justinien. De cette culture savante, les vecteurs aussi sont nouveaux : les écoles urbaines se sont muées, à partir du treizième siècle, en universités, qui pratiquent un enseignement avant tout oral, fondé sur le commentaire des autorités, tout en laissant une large place au livre, dont la production se normalise et s'accélère. Les langues vernaculaires, par le biais de traductions et de productions toujours plus nombreuses, accèdent au statut de langues de savoir. Mais l'éducation passe aussi par d'autres canaux : les petites écoles contribuent à une alphabétisation limitée de la société médiévale et les mères jouent le même rôle dans la sphère familiale. Les artisans transmettent aux apprentis les gestes de leur profession et, dans les cours, princières ou seigneuriales, les jeunes gens sont initiés aux bonnes manières et aux vertus chevaleresques. Enfin, l'Église, animée d'un réel souci pastoral, cherche à imprégner les fidèles, notamment grâce à la prédication, des croyances fondamentales et des règles morales, ce qui oblige les prêcheurs à tenir compte de la culture des auditoires variés auxquels ils s'adressent. Ainsi se transmettent des cultures, c'est-à-dire des manières de concevoir le monde, des façons de penser, de croire et de faire. Attentif aux niveaux et aux acteurs ou médiateurs culturels, aussi bien qu'à leur production, ce livre met l'accent sur les grandes évolutions qui ont caractérisé les cultures médiévales, tout en présentant les individus et les lieux qui jouèrent un rôle clef dans leur transmission.

Smartbook
Prix régulier : 7,49 €
Qu’est-ce qu’un Smartbook ?
Couverture ebook de Taillevent - Histoire, recettes et mémoire du premier cuisinier français, de Bruno Laurioux
CNRS Editions | 30 septembre 2026

Au service de plusieurs rois, Taillevent fut le premier des grands cuisiniers de l'histoire française. Sa longue carrière a traversé tout le XIVe siècle, marqué par la guerre de Cent Ans et la Peste noire. Sept décennies de cuisine pendant lesquelles Guillaume Tirel - son vrai nom - gravit les échelons jusqu'à son apogée : le grand dîner offert à l'Empereur Charles IV en 1378. La haute cuisine française atteignait alors son premier éclat, dont témoigne un recueil de recettes qui fut attribué à Taillevent de son vivant : ce Viandier combine la diversité des saveurs épicées, la recherche de couleurs chatoyantes et l'inventivité de la cuisine de carême. Taillevent tombe ensuite dans l'oubli dont viendra le tirer un XIXe siècle à la fois fou de gastronomie et fasciné par le Moyen Âge. Son nom est donné en 1946 à un restaurant prestigieux et il est aujourd'hui le porte-drapeau de tous ceux qui, de plus en plus nombreux, cherchent à retrouver par la pratique les saveurs de la cuisine médiévale. Historien spécialiste du Moyen Âge, Bruno Laurioux a notamment publié Manger au Moyen Âge (Pluriel, 2013) et Une Histoire de la diététique. D'Hippocrate au nutriscore (CNRS Éditions, 2025). Il se montre ici attentif à la trajectoire d'un homme comme aux recettes qu'on lui attribua et aux mythes dont il fit l'objet. Pour cela, il décrypte la riche documentation que livrent les archives et analyse une vingtaine de recettes sur plus de sept siècles.

Ebook
Prix régulier : 13,99 €
Téléchargement et lecture immédiats
Couverture ebook de Une histoire de la diététique. D'Hippocrate au Nutri-Score, de Bruno Laurioux
CNRS Editions | 4 juin 2025

La diététique est-elle une science, une pratique quotidienne ou un régime alimentaire ? Aujourd'hui, la diététique est partout. Cette pratique, que l'on associe souvent à la modernité et à des préoccupations contemporaines, a en réalité une longue histoire. Elle remonte à plus de deux mille ans. Si le discours diététique a beaucoup évolué au fil du temps, l'alimentation y a toujours tenu une place centrale. Dès l'Antiquité, on trouve des listes d'aliments assortis de leurs propriétés médicales et des régimes spécifiques destinés à telle maladie, telle saison, voire tel individu, pour se soigner ou maintenir son corps dans un état de santé optimal. D'un siècle à l'autre, les vertus d'un aliment ont pu se métamorphoser en vices - la viande et le sucre étant emblématiques de ces retournements de discours. En combinant histoire intellectuelle et histoire sociale, on comprend les origines de certains de nos modes de consommation : pourquoi le melon, longtemps tenu pour très dangereux, devait-il impérativement se manger en début de repas et accompagné d'un verre de vin fort ? Mais aussi, quelles sont les relations complexes qu'a entretenues le végétarisme avec divers mouvements de réformes religieuses ou avec l'anarchisme ? Ou encore en quoi la calorie est-elle devenue l'outil d'une quantification de la nutrition proprement politique ? Parce qu'elle fait évoluer une société à laquelle elle doit aussi s'adapter, la diététique est un objet éminemment culturel.

Ebook
Prix régulier : 18,99 €
Téléchargement et lecture immédiats
Couverture ebook de Rituels et cérémonies de cour, de l´Empire romain à l´âge baroque, de Delphine Carrangeot, Bruno Laurioux, Vincent Puech
Presses Universitaires du Septentrion | 25 avril 2018

De l’Empire romain au début du XVIIe siècle, cet ouvrage collectif explore comment les rituels et cérémonies de cour ont façonné une culture européenne du pouvoir.

Ebook
Prix régulier : 14,99 €
Téléchargement et lecture immédiats