Boris Cyrulnik
Boris Cyrulnik
« Pourrait-on vivre sans civilisation ? Un enfant sauvage privé de relations humaines n'a aucune chance de devenir humain. Chez les animaux, déjà, les rituels d'interaction harmonisent les rencontres. Chez les humains, les rituels de civilisation organisent les relations quotidiennes et facilitent l'art de vivre ensemble. On utilise une fourchette, on découpe la viande, on se tient bien à table, on respecte les tours de parole, ce qui met en scène des scénarios différents selon les cultures et les époques. Depuis les années 1990, ces rituels sont mal transmis, les mots ne désignent plus les mêmes choses, les récits discordants désorganisent les petits bonheurs de la vie quotidienne, provoquent l'amertume et l'explosion des incivilités. Que se passe-t-il dans notre culture ? Les enfants sont anxieux, les femmes pensent au suicide, les hommes décrochent et les agressions sexuelles augmentent, révélant ainsi une décivilisation des moeurs. Par bonheur, après chaque catastrophe, une renaissance invente de nouveaux rituels, rétablit une autre manière d'être heureux ensemble. Il nous faut réinventer une civilité pour permettre une coexistence harmonieuse entre hommes et femmes, entre adultes et enfants, entre humains différents - mais aussi entre les humains et la nature. » B. C. Un grand message d'espoir. Boris Cyrulnik est neuropsychiatre. Directeur d'enseignement à l'université de Toulon, professeur associé à l'université de Mons en Belgique, il est l'auteur de nombreux ouvrages comme Sauve-toi, la vie t'appelle, La nuit, j'écrirai des soleils, Des âmes et des saisons, Le Laboureur et les Mangeurs de vent, Quand on tombe amoureux, on se relève attaché, qui sont des best-sellers mondiaux.
La résilience, entre espoir et récupération politique : un collectif d’experts démêle le vrai du faux. Ce livre essentiel éclaire comment un concept scientifique a été détourné pour justifier des politiques néolibérales, loin de son sens originel.
Condamné à mort à 7 ans, Boris Cyrulnik a survécu pour devenir l’un des plus grands neuropsychiatres. Dans Le Laboureur et les Mangeurs de vent, il explore pourquoi certains se soumettent aux idéologies meurtrières tandis que d’autres résistent.
Ce livre propose une réflexion originale sur les bouleversements qui traversent notre société, les modèles familiaux et la parentalité, parallèlement à la libération du corps et du rôle des femmes. Des progrès technologiques de plus en plus innovants transforment l'assistance médicale à la procréation. Alors qu'un couple sur six dans le monde souffrira d'infertilité au cours de sa vie, la compréhension de ses causes progresse grâce aux avancées de la médecine génomique. Cela laisse espérer des traitements nouveaux et efficaces dans un avenir proche, avec les limites éthiques nécessaires d'une procréation responsable. La question des conséquences de toutes ces évolutions sur le lien d'attachement au coeur du futur développement de l'enfant reste essentielle. Un livre indispensable pour comprendre les opportunités et les défis des bouleversements qui touchent au plus intime, la reproduction. Micheline Misrahi-Abadou est médecin, professeure de biochimie et biologie moléculaire à la faculté de médecine Paris-Saclay. Elle étudie les mécanismes de la fertilité humaine. Elle a été la première à effectuer le clonage du récepteur humain de la progestérone et à établir la structure du récepteur de la LH qui contrôle la reproduction. Elle a découvert des causes génétiques d'infertilité. Elle est membre de l'Academia Europaea et de l'Académie européenne des sciences. Boris Cyrulnik est neuropsychiatre. Il est directeur d'enseignement à l'université de Toulon et professeur associé à l'Université de Mons en Belgique. Il a animé plusieurs groupes de recherche clinique sur les interactions précoces. Il est l'auteur de nombreux best-sellers, récemment : Sauve-toi, la vie t'appelle, La nuit, j'écrirai des soleils, Des âmes et des saisons, Le Laboureur et les Mangeurs de vent et Quarante voleurs en carence affective. Avec les contributions de : François Ansermet - Philippe Brenot - Sylvie Cadolle - Jean-Hugues Déchaux - Geneviève Delaisi de Parseval - Jean-François Delfraissy - Pierre-Henri Duée - René Frydman - Ariane Giacobino - Hans Ivar Hanevik - Serge Hefez - Dag Olav Hessen - Hélène Letur - Marylène Patou-Mathis - Michelle Perrot.
Pourquoi certains enfants, en dépit des carences, des abandons, des agressions, des traumatismes qu'ils ont subis, résistent-ils ? Quelles sont les forces, les capacités qu'ils mettent en oeuvre pour affronter les situations difficiles de leur vie ? Comment se construisent-ils malgré tout ? Le concept de résilience, emprunté à la physique où il décrit la capacité des matériaux à retrouver leur forme originale après avoir subi des déformations par pression, traduit cette part de liberté dans le mode de réaction adaptative de ces enfants. La résilience n'est pas un vaccin contre la souffrance mais une démarche personnelle qui restaure l'estime de soi. C'est aussi une façon positive et réaliste de prendre en charge les victimes, qui peut servir de base à une prévention réelle des séquelles immédiates et à long terme de situations traumatiques. Les auteurs de cet ouvrage proposent leurs réflexions et leurs expériences sur cette façon originale d'aborder la souffrance, et ouvrent des perspectives d'intervention renouvelées à ceux qui s'occupent des enfants et des victimes.
Ce livre réunit trois textes : le journal du repérage et des rencontres de la préparation du film Cicatrices : Résiliences par Gabriel Gonnet, réalisateur. Un entretien avec Boris Cyrulnik qui commente le film et précise les notions fondamentales autour de la résilience. Enfin, Jean-Marcel Koffi fait le point sur cette notion : la capacité à rebondir après un traumatisme, et ouvre des pistes vers ce qui pourrait être un travail de résilience collective.
Le volume de 1537 de la nouvelle série de publication des registres du Conseil est d'une grande richesse pour l'histoire juridique, économique, sociale et religieuse de Genève. Sur le plan de la politique extérieure, la situation par rapport à l'année précédente est toujours aussi pesante, sinon davantage. La Seigneurie doit lutter simultanément sur trois fronts pour sauvegarder son indépendance politique et défendre ses intérêts économiques : elle doit obtenir la reconnaissance des biens des institutions ecclésiastiques sécularisées, lutter pour sauvegarder le mandement de Thiez contre les prétentions de la duchesse de Nemours et contenir les visées expansionnistes des Bernois. En matière de politique intérieure, la Réforme est source de nombreux réglements qui suscitent un malaise parmi la population, d'autant qu'ils sont accompagnés de mesures disciplinaires impopulaires. Au fil du registre 1537, il devient manifeste que le climat de confiance se détériore entre le Petit Conseil qui, dans sa grande majorité, soutient les ministres d'une part et d'autre part la population qui s'oppose à la discipline ecclésiastique dictée et imposée par des ministres étrangers. La révolte gronde dans la rue et les syndics sont tiraillés entre les ministres et la population. Le mouvement de réforme semble fort compromis, car pour regagner la confiance de ses sujets, la Seigneurie ne peut que se désolidariser de l'action menée par les ministres, en refusant d'empêcher les citoyens qui n'ont pas signé la confession de foi de se présenter à la sainte Cène.
Rescapé de la rafle du 10 janvier 1944, orphelin ballotté d'institutions en familles d'accueil qui deviendra finalement un médecin de renom, Boris Cyrulnik a lui-même fait l'expérience de cette « résilience » qui l'a fait connaître en tant que psychiatre. Il lui reste de cette jeunesse mouvementée un souci permanent du bien-être des enfants, auquel il dévouera une grande partie de ses recherches et de ses engagements. Dans cette conversation douce et profonde, cet homme qui se qualifie lui-même de « marginal » rend hommage aux parcours atypiques et aux individus singuliers qu'ils forgent.
Rescapé de la rafle du 10 janvier 1944, orphelin ballotté d'institutions en familles d'accueil qui deviendra finalement un médecin de renom, Boris Cyrulnik a lui-même fait l'expérience de cette « résilience » qui l'a fait connaître en tant que psychiatre. Il lui reste de cette jeunesse mouvementée un souci permanent du bien-être des enfants, auquel il dévouera une grande partie de ses recherches et de ses engagements. Dans cette conversation douce et profonde, cet homme qui se qualifie lui-même de « marginal » rend hommage aux parcours atypiques et aux individus singuliers qu'ils forgent.
À la lumière de ses études éthologiques, qui cherchent à observer le comportement des êtres vivants dans leurunivers naturel, Boris Cyrulnik jette un regard nouveau sur le comportement amoureux des humains. La compréhension du monde animal et la biologie le conduisent à livrer de nouvelles interprétations sur les liens naturels qui unissent une famille. On découvre ainsi que l'histoire affective du bébé commence bien avant sa naissance, et que la force des liens bébé-père-mère pèse sur l'individu dès la formation de la cellule embryonnaire et l'influence toute sa vie durant. Boris Cyrulnik nous offre ici la première histoire naturelle de l'attachement. Neurologue et psychiatre, Boris Cyrulnik a publié de nombreux best-sellers, dont, dans la collection « Pluriel », La Fabuleuse Aventure des hommes et des animaux et Mémoire de singe et paroles d'homme.
" Le comportement des bébés est un véritable discours quand on apprend à regarder. " Boris CyrulnikLà où tout commence, tout est possible. À la lumière des dernières découvertes scientifiques, partons à la rencontre de six bébés à des moments essentiels de leur vie : qu'ils soient encore dans le ventre de leur mère, nés prématurément, dans l'apprentissage de la marche ou de la parole, tous sont dans la période des 1 000 premiers jours, du deuxième trimestre de grossesse à deux ans de vie. Quatre spécialistes, Nathalie Casso-Vicarini, Boris Cyrulnik, Isabelle Filliozat et Antoine Guedeney, partagent avec nous leur expérience et leurs connaissances, animés par une volonté commune : favoriser l'attachement et encourager les parents à développer leur pouvoir d'agir. Inspiré du documentaire Les Premiers 1 000 jours, ce livre revient sur une expérience inédite menée dans une maison des 1 000 premiers jours, où des familles ont eu la chance d'échanger pendant six mois avec ces quatre spécialistes reconnus. Avec empathie et bienveillance, ils répondent aux questions des jeunes parents en veillant à adopter un regard à hauteur d'enfant. Un ouvrage qui donne les clés indispensables à la compréhension de ce qui se joue dans les premiers mois de la vie.
Comment concilier tradition islamique et exigences modernes ? L’Islam et la modernité dans le droit de la famille au Maghreb explore les tensions et les compromis entre foi et évolution juridique en Algérie, Maroc et Tunisie.
La question de l'animalité de l'homme, qui préoccupe les sciences humaines et sociales depuis longtemps, est ici abordée dans une perspective qui récuse les réductionnismes, aussi bien sociologiques que biologiques, mais aussi le dualisme âme-corps hérité de la philosophie classique. Boris Cyrulnik expose son point de vue original sur la psychologie de l'enfant, qui permet de reformuler complètement le rapport entre l'inné et l'acquis, et donne une contribution nouvelle à la question de l'inceste, débattue tant dans le domaine anthropologique que dans les écoles psychanalytiques.
Le singe figé dans son isolement recommence à vivre lorsqu'on lui offre un leurre sur lequel il peut fixer son affection, la paralysie hystérique du chien disparaît quand ses maîtres le caressent : les animaux connaissent donc aussi la souffrance psychique et l'étude de celle-ci peut nous en apprendre beaucoup sur la psychologie humaine. Dans ce livre très vivant, plein d'anecdotes, écrit dans un langage simple et drôle, Boris Cyrulnik montre que l'éthologie est une des voies les plus fécondes pour explorer les soubassements biologiques du comportement. Peut-être alors regarderons-nous autrement l'enfant abandonné qui se laisse mourir de faim parce qu'il n'a rencontré personne à aimer.
L'annonce de la dissolution de l'assemblée nationale a été un séisme politique. Des questionnements, inquiétudes, pronostics, débats ont immédiatement suivis et se multiplient. Le RN est désormais aux portes du pouvoir, le Front populaire fait peur à une partie de la population et une ingouvernabilité parlementaire est plus que jamais à envisager. Réunissant des grands entretiens publiés dans La Tribune, ce livre apporte à travers un panel d'experts de différents horizons, un éclairage sur les évènements récents. Cette dizaine d'entretiens aiguisés, pointus et surtout libres, permettent au lendemain de cet été chaotique, de se rappeler et de comprendre, quel a été l'état de la France avant ce vote décisif. L'ouvrage est dirigé par le journaliste Denis Lafay et rassemble les contributions d'Alain Bauer, Thierry Beaudet, Françoise Benhamou, Boris Cyrulnik, Pascal Demurger, Roger-Pol Droit, François Dubet, Dominique Meda, Asma Mhalla.
Le sport et la résilience. " La résilience par le sport, c'est la métamorphose du handicap auquel on ne se soumet pas, et qui nous conduit ainsi à la réparation narcissique. Au concept de "morale sportive", je préfère celui d'empathie, dans lequel je me représente le monde de l'autre. Même sans loi, quelque chose m'empêche. Dans le sport, c'est le règlement qui freine, et non le sujet lui-même. L'empathie est plus morale que le sport. J'aime le sport de "petit niveau' parce qu'il socialise, il moralise, il produit une relation humaine, et fait naître une épopée. " Par le prisme du sport, qu'il a pratiqué jeune adulte, Boris Cyrulnik nous entretient de la " condition humaine ", avec la bienveillance qui le caractérise. Phénomène social majeur du xxe siècle, le sport constitue à ses yeux un magnifique terrain de reconstruction. Le concept de résilience, qu'il a fait connaître, trouve dans le sport une application exemplaire. Son approche anthropologique le conduit aussi à former l'hypothèse de la naissance des conventions de jeux dès l'avènement de la conscience de l'autre chez l'enfant, et du plaisir qui jaillira de se mesurer à lui. Ainsi, ce " protosport " de l' Homo ludens s'enracinerait dans l'être en devenir dès les premiers temps de l'humanité.
La question de la parole, celle du patient comme celle du psy, est centrale dans le pacte thérapeutique. L'ouvrage propose de détailler toutes les modalités de sa mise en oeuvre à travers les principaux courants des thérapies humanistes (EMDR, ICV, Hypnose).
Ils souffrent comme nous. Comme nous aussi, ils jouissent du bien-être. Mieux que nous parfois, ils s'imposent par la ruse et l'intelligence. Comment continuer à les traiter comme des " choses " dont on se contenterait de condamner l'abus ? Mais faut-il pour autant leur accorder des droits, et si oui lesquels ? Et qui veillera à leur application ? Pour répondre à ces questions et à tant d'autres, Boris Cyrulnik l'éthologue, Élisabeth de Fontenay la philosophe, Peter Singer le bioéthicien croisent leurs regards et confrontent leurs savoirs sur la question animale. Trois sensibilités, trois parcours, trois formes d'engagement : la voie est tracée, au-delà des divergences et des contradictions, et en partie grâce à elles, pour que le législateur s'attelle à la rédaction du contrat qu'il nous faut maintenant passer sans délai avec nos frères en animalité, au nom de la dignité humaine. Boris Cyrulnik est éthologue et neuropsychiatre. Élisabeth de Fontenay est philosophe. Peter Singer, fondateur du Mouvement de libération animale, enseigne la bioéthique. Karine Lou Matignon est journaliste et écrivain. David Rosane est ornithologue.
Contradictions, errements, lubies, impasses, sadisations : la psychiatrie, en France et dans le monde, a une histoire qui peut faire peur quand on l'examine de près, car, comme toute discipline médicale, elle a eu du mal à naître. Au nom de quoi, par exemple, pendant la Grande Guerre, les Poilus recevaient-ils des décharges électriques pour retourner au front ? Comment les psychiatres allemands ont-ils justifié les expériences qu'ils menaient sur les fous pendant le nazisme ? Comment a-t-on pu penser un jour que la malaria pouvait guérir de la psychose ? Entourés par une dizaine d'experts - des psychiatres principalement mais aussi un hépatologue, un ethnologue et un épistémologue -, Boris Cyrulnik et Patrick Lemoine débattent sur le passé de cette discipline qui a peiné à exister, mais surtout proposent de se concentrer sur la seule question qui vaille pour demain : quelle confiance accorder à la psychiatrie ? Quels garde-fous mettre en place ? Et que serait une société sans psychiatrie ?
« Aujourd'hui, sur la planète, 7 milliards d'êtres humains entrent plusieurs fois par jour en relation avec un Dieu qui les aide. Ils sont mus par le désir d'offrir à Dieu et aux autres humains leur temps, leurs biens, leur travail et parfois leur corps pour éprouver le bonheur de donner du bonheur. Méditer, trouver son chemin de vie personnel, éprouver la joie de se sentir vivant parmi ceux qu'on aime - la spiritualité élargit la fraternité à tous les croyants du monde. La psychothérapie de Dieu nous aide à affronter les souffrances de l'existence et à mieux profiter du simple bonheur d'être. Il y a certainement une explication psychologique à cette grâce. Ce livre est le résultat de cette quête. » B. C. Un merveilleux texte, lumineux, tendre et original sur le rôle majeur que joue l'attachement dans le sentiment religieux. Un immense sujet, un très grand livre. Boris Cyrulnik est neuropsychiatre. Il est l'auteur de nombreux ouvrages qui ont tous été d'immenses succès, notamment Un merveilleux malheur, Les Vilains Petits Canards et, plus récemment, Sauve-toi, la vie t'appelle et La nuit, j'écrirai des soleils.
« Lors de ma première naissance, je n’étais pas là. Mon corps est venu au monde le 26 juillet 1937 à Bordeaux. On me l’a dit. Je suis bien obligé d’y croire puisque je n’en ai aucun souvenir. Ma seconde naissance, elle, est en pleine mémoire. Une nuit, j’ai été arrêté par des hommes armés qui entouraient mon lit. Ils venaient me chercher pour me mettre à mort. Mon histoire est née cette nuit-là. » B.C. C’est cette histoire bouleversante que Boris Cyrulnik nous raconte pour la première fois en détail dans ce livre où l’émotion du survivant se conjugue au talent de l’écrivain, où le récit tragique se mêle à la construction de la mémoire, où l’évocation intime d’une enfance fracassée par la guerre exalte la volonté de surmonter le malheur et de répondre à l’appel de la vie. Une histoire poignante, hors du commun, qui retentit profondément en chacun d’entre nous. Durée : 06H41
Philosophes, scientifiques, juristes... font état de leurs recherches et de leurs interrogations face aux rapides mutations des sciences du vivant. Ces rencontres, les « Forum Diderot », sont organisées régulièrement à l'Université Denis-Diderot - Paris 7 par le Centre d'Études du Vivant et l'Association Diderot. La collection « Forum Diderot » donne accès aux débats dont elles ont été le théâtre. Chaque ouvrage permet ainsi d'entrer dans le vif de la question soulevée. Conçu comme un instrument de travail, il apporte en outre au lecteur les documents nécessaires pour soutenir et prolonger sa réflexion. Faut-il tenir la pensée pour un produit de la sélection naturelle ? Plus qu'un résultat, un gain ? Un « avantage », dira Charles Darwin ? Un avantage dans une lutte ? Sans doute, « nous » - genre humain - avons, comme on dit, « conquis la planète ». Mais la question philosophique vient tout de suite : « et alors ? ». Le gain - l'avantage - que nous aurions ainsi acquis installerait-il notre pensée en but de tout ce processus ?
Boris Cyrulnik et Tzvetan Todorov ont traversé l'époque de manière singulière. Le premier, né en 1937 dans une famille d'immigrés juifs d'Europe centrale et orientale, fut l'un des rares rescapés de la rafle du 10 janvier 1944 à Bordeaux et popularisa, bien des années plus tard, le concept de « résilience », cette capacité psychique à se reconstruire après un traumatisme. Le second, né en 1939 à Sofia (Bulgarie), rejoint Paris en 1963 et s'attacha dès les années 1980 aux questions mémorielles et au rapport à l'autre. L'un et l'autre ont connu le totalitarisme et cherché à comprendre ce qui peut nous permettre de résister à la terreur, ce qui fait tout l'intérêt ici de leur dialogue. Tzvetan Todorov, né en 1939 et mort en 2017, historien des idées, essayiste, sémiologue. Boris Cyrulnik, né en 1937, psychiatre, psychanalyste, éthologue.
Boris Cyrulnik et Boualem Sansal revisitent les périodes de fracture qui s'étendent de l'hégémonie ottomane sur la Méditerranée orientale à la conquête du Royaume arabe de Grenade par les Espagnols, de la découverte des routes océaniques vers les Amériques à l'époque moderne et aux ambitions coloniales. Ils abordent les antagonismes entre une chrétienté défendue par l'Espagne et l'Islam ottoman expansionniste qui perdurent jusqu'à nos jours avec les nombreuses falsifications de l'histoire qui ne favorisent pas les rapprochements. Quant au terrorisme, il continuera même si la paix est là, au besoin il inventera une cause de rechange, concluent les deux interlocuteurs. Et pourtant... ! Comme ce livre en témoigne un dialogue reste possible entre les deux rives au milieu du fracas des armes. Boris Cyrulnik est un psychiatre et psychanalyste français. Il a publié de très nombreux ouvrages, principalement chez Odile Jacob. Boualem Sansal est un écrivain algérien. Il a reçu en 2015 le Grand prix de l'Académie française pour son roman 2084 : la fin du monde (Gallimard). Cet entretien a été mené par le journaliste José Lenzini.
"Je vous surveille depuis longtemps, je vous vois mettre votre nez partout et c'est exactement le reproche que l'on me fait. En vous lisant, j'ai l'impression d'avoir trouvé une attitude mentale tournée vers l'homme", dit Boris Cyrulnik."Pour vous comme pour moi, on ne peut parler de l'être humain, sans le considérer à la fois comme un être biologique, culturel, psychologique et social. Nous nous rencontrons parce que nous savons que le fantasme, l'imaginaire ou le mythe sont des réalités humaines fondamentales", lui répond Edgar Morin.Boris Cyrulnik est psychiatre.Edgar Morin est philosophe.Pascal Lemaître est illustrateur.
Dans le processus de permanence de notre identité, la mémoire et ses réminiscences assurent la continuité de notre histoire. Corrélation et interaction entre passé et présent, la réminiscence est-elle une image qui fait effraction ? Une sensation qui s'impose tel un goût de « madeleine » ? Une émotion connue mais inconnue qui revient quand on ne l'attend pas ? Cet ouvrage propose un débat d'idées extrêmement stimulant autour de la question des réminiscences, de la mémoire et des oublis : propositions théoriques, hypothèses cliniques, pratiques thérapeutiques aux confins du corps et du psychisme, du préverbal et du verbal, du bébé et de l'adulte, de l'individuel et de l'interpersonnel, de la souffrance et de la résilience. Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse)
Après la controverse, largement médiatisée, entre les psychanalystes et Michel Onfray pour sa critique de Freud dans la Contre-Histoire de la Philosophie, un échange constructif et éclairé peut enfin prendre place : Boris Cyrulnik, psychanalyste, éthologue et psychiatre, ouvre ainsi le premier véritable débat sur la psychanalyse avec Michel Onfray. Freud et son héritage sont si présents dans notre société contemporaine que l'inconscient, le complexe d'OEdipe ou l'acte manqué sont des concepts utilisés dans la vie courante et finalement peu remis en cause. Cette rencontre de deux penseurs aux vues divergentes laisse place au libre examen de la psychanalyse, dans sa pratique actuelle comme dans ses fondements, pour nous offrir une réflexion passionnante, claire et pénétrante, qui sort du temps de la médiatisation pour se développer librement et intelligiblement dans le temps de la réflexion. Lola CAUL-FUTY FRÉMEAUX Le présent entretien a été enregistré en public dans des conditions acoustiques très inférieures à celle d'un studio d'enregistrement et aux normes standard de Frémeaux & Associés - et ce malgré une restauration en studio. Toutefois, la pertinence des propos sur un sujet si controversé et la qualité de l'échange nous ont convaincus de mettre ce document à la disposition du public.
Ce livre propose une rencontre avec Boris Cyrulnik, le scientifique bien sûr, mais aussi l'homme, par le biais d'entretiens avec plusieurs intervenants - journalistes, psychiatres, anthropologues, généticiens. En rappelant le caractère forcément tragique de la condition humaine, cet ouvrage rétablit une autre vérité : celle d'une oeuvre inventive parce que, selon les mots de son auteur, pleine d'imperfections. « On est tout le temps en quête d'équilibre. C'est cela qui fait la condition humaine, car les animaux, eux, sont équilibrés. S'ils ne sont pas équilibrés, ils meurent. Le monde animal est adapté. Le monde humain est en recherche constante : c'est certainement ce qui fait sa difficulté - et sa grandeur. »
Passionnant et riche dialogue entre deux penseurs de notre temps dont le trait commun est l'interdisciplinarité : sociologie, psychiatrie, psychanalyse. Ils constatent l'un et l'autre l'indissociabilité du cerveau et de l'esprit, l'interdépendance du culturel et du psychologique, du cérébral et du biologique.