Armand Olivennes
Armand Olivennes
Quand Paul West, jeune Anglais débonnaire, débarque sur la Côte d’Azur pour y couler des jours paisibles, il ignore qu’un complot politique va bouleverser son existence.
Noël approche, et Pavlik, 24 ans, attend avec impatience son ami Yvan pour un moment aussi intime que festif. Ce pulp gay sensuel et léger, écrit par Alex D., mêle désir, complicité et l’atmosphère enjouée des fêtes.
Hautes œuvres devant maman et le multiple : un recueil poétique et subversif où Armand Olivennes, psychiatre et poète marqué par l’exil, interroge la mémoire, la filiation et l’identité.
Ces récits imaginaires se déroulent dans une région de Haute Provence, le Comtat Venaissin, où se produisirent des événements spirituels importants pour le véritable progrès des hommes. Le ciel physique et le ciel spirituel des villages du Comtat produisent une lumière qui éclaire autrement qu'ailleurs le besoin de fraternité et la solitude existentielle à laquelle semblent condamnés les êtres humains. Cette particularité a donc probablement joué un rôle déterminant dans les épreuves vécues par les héros de ces chroniques.
12 poèmes d'un humour grinçant tels Le Corbeau voyageur ou Le Gazon hydrophile... « Copyright Electre »
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Il est des phénomènes qui resteront clos sur eux-mêmes définitivement, fermés à la compréhension dans leur vérité la plus subjective. Ne vivant que l'incomplétude, nous nous savons projets d'une éternité qui s'accomplit en tant qu'inachèvement. Que ce soit, cependant, dans l'âme de mon corps et en elle seule, que réside mon identité la moins accidentelle, voici qui me donne un statut de détraqué, moi qui ne considère mon âme que comme un accident de la Sagesse, une émanation phosphorescente de ma désincarnation cachée. C'est ma maladie et non, je crois, un défaut de sensibilité, qui me fait orthographier les transformations de mes facultés mentales, tantôt comme ce qui se passe dans la psychose et tantôt comme dans l'esprit.
Ayant perdu trente millions de membres de ma famille des suites d'une méchante piqûre d'insecte, je me mis en devoir de leur assurer une sépulture honorable en un lieu qui rendît aisés le dépôt des gerbes et les commémorations. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, il n'est pas rare de nos jours que des deuils massifs emportent, par manque d'hygiène ou faute des médecins, des populations entières, et l'on peut voir certains soirs le dernier des ravis, le dernier des maquisards et le dernier des soldats inconnus, à une même table de brasserie lugubrement réunis. Et pourtant, nous avons des hommes d'État capables, des insecticides puissants, la vaccination associée !