Anne-sophie Mercier
Anne-sophie Mercier
La première biographie de Valerie Solanas, icone du féministe radical.Le 3 juin 1968, une jeune femme tire trois coups de feu sur Andy Warhol. Grièvement blessé, le pape du pop art échappe miraculeusement à la mort. La suspecte se rend le jour même à la police. Déclarée mentalement instable, elle est envoyée en hôpital psychiatrique. Son nom : Valerie Solanas. Quelques jours plus tard, elle fera à nouveau les gros titres en publiant un manifeste appelant, disent les médias horrifiés, à éliminer les hommes : le Scum Manifesto. L'histoire aurait pu être celle-ci : une jeune femme en manque de publicité et un peu "folle" tire sur l'icône de la Factory pour devenir l'icône du féminisme radical. Mais la réalité est autre. Il est temps de lever le voile sur l'affaire Solanas.
Serge Reggiani aurait eu cent ans le 2 mai 2022. ?Le petit apprenti coiffeur qui fuyait le fascisme et l'émilie-Romagne aura travaillé avec Visconti, Chabrol, Melville, Sautet, Becker, Cocteau, Ophüls... On l'aura compris, le cinéma, le théâtre et la musique le définissent, et il ne cessera d'être soutenu par les plus grands - à commencer par Barbara, qui sera l'une des femmes de sa vie. Le succès n'a jamais éloigné Reggiani de la politique, ni du militantisme, toujours à gauche, avec ses copains Piccoli, Montand et Signoret. Mais en 1980, à la mort de son fils Stephan, la dépression et l'alcoolisme le terrassent. Livre d'évocations s'attachant par flashs à la vie et à ?la carrière de Serge Reggiani, cette biographie feuillette l'univers du comédien chanteur pour y trouver les heures et les images les plus marquantes qui restent ?à la mémoire des Français.
Michel Piccoli est le plus secret des géants du cinéma. Cette biographie braque les projecteurs sur l'homme derrière l'acteur. L'homme de tous les risques, des rencontres improbables, des engagements d'une vie, d'une certaine démesure. " Michel Piccoli est le plus secret des géants du cinéma. S'il a toujours eu des rapports assez apaisés avec la presse, accordant facilement des entretiens, il s'est cantonné à des commentaires assez distanciés sur ses films, ses rôles, ses metteurs en scène, sans jamais vraiment parler de lui. Piccoli s'est finalement peu confié pour un artiste qui a tant joué, qui connait tant de monde et a vécu tant d'expériences. Il s'est toujours méfié de ce narcissisme qui pousse certains acteurs à multiplier les confidences impudiques sur leur vie et leur " ressenti ". Il a agi en conséquence. Qui connait son incroyable amitié avec le poète, aujourd'hui hélas oublié, André de Richaud ? Qui connait l'histoire de sa famille maternelle et de son grand-père, un personnage clé de la IIIe République ? Qui connait son enfance très particulière?J'ai eu envie de braquer les projecteurs sur l'homme derrière l'acteur. L'homme de tous les risques, des rencontres improbables, des engagements d'une vie, d'une certaine démesure ". A-S. M.
Impossible d'imaginer un livre plus salvateur pour se soigner contre les méfaits de l'époque ! Ces « Prises de bec », rubrique phare du Canard enchaîné, illustrent à merveille l'art de la satire exercé depuis plus d'un siècle par le plus célèbre des palmipèdes. Ces chroniques hebdomadaires, à la fois impertinentes et informées, nous racontent la vie politique et intellectuelle de la France et du monde depuis huit ans dans un style jubilatoire et d'une réjouissante liberté de ton. D'Emmanuel Macron à Joe Biden en passant par Benoît Hamon, Erdogan, Boris Johnson, Donald Trump et bien d'autres encore, ces portraits, illustrés par le dessinateur Kiro, mettent à nu les personnages dont l'auteur s'empare. La vérité profonde de ces hommes et femmes en quête de renommée éclate au grand jour sous cette plume amusée, jamais cruelle mais pleine de verve. L'auteur utilise ses talents de journaliste pour les saisir sur le vif dans leur vérité du moment et traquer aussi en eux les traits définitifs. Anne-Sophie Mercier nous fait sourire ou rire ; par son acuité journalistique, elle nous informe sur la farandole des ambitions dans la vie publique. Le Canard incarne ainsi le meilleur de la satire lorsqu'elle est animée par le goût de la liberté et du dire-vrai sans s'embarrasser des convenances ou des complicités qui trop souvent conduisent à dissimuler la vérité. À lire sans masque et à gorge déployée.
Carla : J'admets, j'étais grisée. Il bouge tout le temps, toujours plus vite, toujours plus loin. Il me surprend parfois, moi qui ai tout vu. Mais ce que je n'ai pas vu, c'est qu'Euro Disney c'était une sacrée provoc'. Nicolas : Rachida n'a pas de surmoi, pas de remords, pas de limites. C'est la poupée sanglante. Elle a ses dents, elle n'est que morsure. Franchement, je me demande pourquoi il y a tant de monstres autour de moi. Carla : Les aboyeurs des bonnes manières voudraient m'enfermer dans le rôle étriqué de Première Dadame. Il faudrait que je m'empâte, que je me ride, que je me courbe, que je m'entrave. Patience, les gars, ça viendra ! Nicolas : Le jour où j'arrêterai de courir, les Français comprendront tout de suite que le hamster pourrit dans sa cage. Je ferai peut-être président, mais président mort. Carla et Nicolas Sarkozy commentent, l'un pour l'autre, leur album de famille. Tout est vrai dans cette chronique, y compris les vantardises, les vacheries et les divagations.