Andrée Lévesque
Andrée Lévesque
L'itinéraire de ces discrètes filles de Jeanne nous rappelle que l'histoire d'un peuple n'est pas que le fruit des décisions politiques et économiques. Elle est construite par une infinité de «petites gens», d'acteurs, et surtout d'actrices trop souvent considérées comme «sans qualité». Ce récit a bien peu à voir avec le monde politique. Il s'attarde plutôt à l'histoire de paysannes ordinaires, et c'est une même lignée de femmes que l'on suivra, sur trois siècles et dix générations. Tout commence avec Jeanne Perrin, partie de La Rochelle en 1658 pour travailler comme domestique au Cap-de-la-Madeleine. Puis d'une Madeleine à l'autre, d'une Agathe à l'autre, Andrée Lévesque suit les descendantes de Jeanne, jusqu'à Maria Mélançon Brisson, décédée au Témiscamingue en 1915. Ces anonymes ont heureusement laissé quelques traces dans des contrats notariés, des recensements ou des archives judiciaires, qui ont permis à l'historienne de les mettre en scène, de reconstituer leur vie, en conjecturant un peu, en imaginant parfois, avec en toile de fond le contexte économique et politique de leur époque. Ces cultivatrices, le plus souvent analphabètes et mères de famille nombreuse, avaient plus qu'une histoire singulière. Elles ont façonné l'histoire.
Alors que le Québec confinait les femmes au rôle de mère, au sein du mariage seulement, plusieurs d'entre elles ont dévié des prescriptions de l'Église et de la société. Celles qui ont eu recours à la contraception, à l'avortement, à l'abandon d'enfants, et dans quelques cas à l'infanticide; celles qui ont eu des enfants hors mariage ou qui se sont prostituées...
D'abord poète et dramaturge, Éva Circé-Côté s'est aussi fait connaître en signant la biographie Papineau, en hommage à son héros, patriote et incarnation des idées libérales. Au fil des ans, dans des centaines de chroniques publiées dans la presse radicale, Èva Circé-Côté a défendu, la plupart du temps en empruntant des pseudonymes masculins (dont Fantasio, Arthur Maheu, Paul S. Bédard, Julien Saint-Michel), des idées qui heurtaient les bien-pensants, notamment le droit au travail des femmes, la réglementation de la prostitution, l'instruction obligatoire et laïque, et surtout, la liberté de pensée. Ses combats contre l'ignorance et l'intolérance, elle les a aussi menés en fondant un lycée laïque pour les filles et en contribuant à mettre sur pied la Bibliothèque municipale de Montréal. En s'attachant au parcours de cette femme exceptionnelle et aux milieux avant-gardistes qu'elle a côtoyés, Andrée Lévesque nous fait revisiter l'histoire du Québec des premières décennies du XXe siècle, et nous trace le portrait d'un Québec moins noir qu'on ne l'a représenté, plus complexe et plus ouvert aux influences étrangères.
Libre-penseuse, iconoclaste, féministe, Éva Circé-Côté a été une critique intarissable des quatre premières décennies du XXe siècle, et a publié plus de 1800 chroniques tout en travaillant à la bibliothèque de la ville de Montréal. Cette sélection d'une soixantaine de ses textes vient à la fois dessiner le portrait d'une femme de lettres et ressusciter son époque : Éva Circé-Côté y défend la raison, la modernité, la séparation de l'Église et de l'État, comme elle dénonce la corruption et le militarisme. Celle qui s'est dissimulée sous de nombreux pseudonymes se fait tour à tour critique littéraire et sociale, conteuse ou pédagogue, pour lancer des appels à la justice et à la compassion.
Quand les réseaux sociaux prennent le contrôle de votre destin ! Avec Real Account, vous ne pourrez plus tricher sans le payer de votre vie ! LA DÉLATION GÉNÉRALISÉE TRANSFORME LA VILLE FICTIVE EN CHAOS SANGLANT. C'est à qui dénoncera le plus de prétendus coupables, transformant les alliés d'hier en ennemis d'aujourd'hui. Et pour aggraver la situation, les châtiments gagnent en intensité. Un individu se place pourtant au-dessus de la mêlée : le dénommé Zui Zakuro, gourou d'une secte virtuelle qui se prétend capable de prédire l'avenir. Or, Zakuro manifeste envers Yuma une hostilité toute particulière…