André Coutin
André Coutin
Dans un hôpital de banlieue parisienne, le Dr Haas révolutionne la prise en charge de l'alcoolisme en transformant la souffrance en parole partagée.
« Mayon de La Flégère, qui regarde chacun de mes couchers de soleil sur le pas de ta bergerie, sans rien dire, toi qui me contemples à la bonne distance, tu me plais. C'est toi, ma fiancée. Pas celle qu'on m'a imposée il y a près de deux siècles, sans me demander mon avis. Si tu n'étais pas là dans la Vallée, si toi, muette, tu ne me comprenais pas, je resterais le grand taiseux de la Savoie haute. Oui, c'est pour toi que je pousse ce cri de colère, pour toi, ma chevrière. Je vais d'abord fustiger les petitesses et les bassesses comme on balaye devant sa porte. Après quoi, la neige sera libre pour convier tous les vrais amis de la montagne, dont tu me dis qu'ils sont nombreux de par le monde. Qu'ils soient les bienvenus et que les autres nous laissent en paix. À nous deux. Il n'y a que nous deux. » Une grande première : le mont-Blanc parle. Son « interprète », André Coutin, renoue avec une tradition du conte populaire où l'homme est confronté à une dimension qui le dépasse. Le géant philosophe livre son point de vue sur le monde, à sa façon provocante et joyeuse. Renforcé par la présence de quelques images étonnantes, ce témoignage épique s'adresse à tous les amoureux de la nature insoumise. Une fable écologique qui permet de prendre de la hauteur et de retrouver le mystère de la cime.
Découvrez comment un médecin a révolutionné la prise en charge de l'alcoolisme en impliquant directement les patients dans leur guérison.
En 1946, la première grande expérience atomique a lieu à Bikini, atoll du Pacifique. Vingt-six ans après, les habitants sont autorisés à regagner leur île. André Coutin, après une enquête de plus de deux ans à Bikini et dans les îles Marshall restitue l'histoire de ce petit peuple de déportés et nous fait vivre son retour dans l'île où la vie semble triompher - sous des formes parfois déconcertantes : monstres végétaux, animaux désorientés... Toutefois, on replante des arbres. On reconstruit un village-modèle. Les enfants des exilés vont pouvoir récolter le coprah sur la terre de leurs ancêtres. On peut à nouveau se baigner et pêcher dans les eaux du lagon. Une enquête rigoureuse, un témoignage saisissant où la part est faite aux dangers atomiques et à ceux non moindres du déplacement des populations.
Le récit des « Heures Chaudes » du Quartier latin - évocation des épisodes les plus dramatiques et les plus insolites dont il a été le théâtre depuis huit siècles -, dissipe cette illusion suivant laquelle la révolte des étudiants de 1968 serait un phénomène de génération spontanée, rompant avec la longue tradition de l'Université de Paris. Le témoignage de l'histoire prouve au contraire que le mouvement de mai 1968 est l'héritier direct du passé tumultueux du Quartier latin et que la violence est la seconde nature du corps universitaire. En un seul mois, toutes les formes de manifestations qui ont été expérimentées par les étudiants pendant huit cent ans sur le pavé de Paris, ont ressurgi avec une force éruptive. Saviez-vous que : o La grève des cours a été « inventée » par les maîtres et escholiers du Moyen-Age. o L'université du XIIe siècle était une Université Critique. En 1968, les étudiants ont fait le procès de l'Université de Napoléon. Au XIIe, les escholiers reprochaient à l'enseignement de n'avoir pas changé depuis Charlemagne. o En 1104, la contestation, avant de se porter au Pays latin, a eu pour foyer un campus de 3.000 étudiants installé à Corbeil. A Nanterre, en 1968, Cohn-Bendit a joué son petit Abélard. o La première barricade parisienne a été élevée Place Maubert en 1588 par des étudiants. De Saint-Germain à Maubert, la chaussée a été dépavée. o Le mois de mai a plus d'une fois été propice aux rébellions du Quartier latin. En 1578, un printemps insurrectionnel a bouleversé la rive gauche. Les étudiants menaçaient de mettre le feu aux Facultés. o Sous Louis XVIII, la fermeture autoritaire des Facultés a déclenché un processus insurrectionnel. o L'affrontement avec les forces de l'ordre est quasi-rituel depuis huit siècles. Un ressentiment viscéral et un esprit de revanche exacerbent la violence des heurts. o En 1893, les étudiants ont donné l'assaut à la Préfecture de Police. o L'irruption de la police dans la cour de la Sorbonne en mai 1968, n'est nullement une violation de sanctuaire sans précédent. En 1908, par exemple, la police s'est barricadée dans l'amphithéâtre Michelet. o Les « enragés » répètent aujourd'hui qu'il ne peut y avoir de réforme de l'Université sans un changement radical de la société. Cette idée a été soutenue par un étudiant qui agitait le drapeau noir sous le Second Empire. Le livre d'André Coutin, écrit avec aisance, riche d'une information précise et vivante, éclaire d'un jour nouveau les événements récents et les troubles convulsionnaires qui agitent encore aujourd'hui nos Facultés.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
« Le combat de Prométhée, dit André Coutin, est notre affaire quotidienne. Il nous attire vers le haut, loin des luttes fratricides. Le seul adversaire digne, ce sont les dieux, c'est-à-dire l'ange et la bête, les monstres mythologiques, les créations de l'inconscient, pétries de nos peurs, nourries à notre ignorance. » Course solitaire, danse, sport métaphysique, la marche de Prométhée est la conquête d'une cime mystérieuse. Le conquérant de l'inutile rejoint sur les pentes le chercheur de l'impossible. André Coutin établit subtilement une correspondance entre ce paysage originel de la montagne intérieure et sa quête passionnée aux frontières de la mort et aux limites de la liberté. Il sait iriser l'osmose qui l'inspire. Pour le poète, la révélation naît de la confrontation de l'homme avec un feu, une grandeur, une puissance qui l'éclairent sur lui-même. Seul peut le délivrer de son tourment ce cri de la conscience : Je me veux ce haut feu pour me voir le plus humble La Marche de Prométhée, poème d'ombre et de soleil, animé d'une grande respiration humaine, est la symphonie des âges de la vie.