Albert Réville
Albert Réville
Lyon, 177 après J.-C. Dans l’ombre de l’Empire romain, la jeune esclave Blandine et ses compagnons chrétiens défient la persécution sous le règne de Marc-Aurèle.
S'il est une question vitale entre toutes, c'est bien celle de la religion. « Les tendances religieuses de l'homme présentent au moins autant d'intérêt pour le psychologue qu'aucun autre fait de l'esprit humain. Je me propose de les étudier en les prenant uniquement comme des faits de conscience. Mon étude étant toute psychologique, ce ne sont pas les institutions, mais plutôt les sentiments et les instincts religieux qui en feront l'objet ; je m'en tiendrai donc à ces phénomènes subjectifs qui n'apparaissent qu'aux degrés les plus avancés du développement religieux et que nous connaissons par les témoignages écrits d'hommes arrivés à la pleine conscience d'eux-mêmes, c'est-à-dire par la littérature religieuse et notamment par des autobiographies. » À PROPOS DE L'AUTEUR William James est un psychologue et philosophe américain né à New York , le 11/01/1842 et mort à Chocorua, New Hampshire , le 26/08/1910. Fils d'Henry James Sr., le disciple de Swedenborg, et frère aîné d'Henry James, romancier célèbre. L'essentiel de sa carrière universitaire se déroule à Harvard où il est d'abord instructeur (1872) puis professeur adjoint de physiologie (1876). En 1880, il devient professeur associé, puis très rapidement, en 1885, professeur de philosophie. En 1890, son titre officiel est « professeur de psychologie » avant de redevenir « professeur de philosophie » en 1897. En plus de ses travaux de pionnier en psychologie ("Principles of Psychology" de 1890) et en philosophie, William James est célèbre pour ses travaux au sein des sciences psychiques, ou parapsychologie. On lui doit également les premiers travaux sur la mémoire: intégrant un double système de mémorisation en fonction de la durée de rétention de l'information.
Et si la religion n’était qu’une invention humaine, née de notre besoin de sens et de communauté ? Le Sens commun explore cette question audacieuse à travers une réflexion philosophique et religieuse.
Hannibal, fils d'Hamilcar, homme d'État et général carthaginois, n'avait encore que neuf ans lorsque, au pied des autels, son père lui fit jurer une haine éternelle aux Romains. S'il est vrai que le peuple romain ait surpassé tous les peuples en valeur, on ne doit point nier qu'Hannibal n'ait autant excellé en prudence et en habileté par-dessus tous les autres capitaines, que le peuple romain devançait en courage toutes les nations. Car, toutes les fois qu'Hannibal en est venu aux mains avec lui, il est toujours sorti vainqueur du combat. Que s'il n'avait pas été affaibli chez lui par l'envie de ses concitoyens, il semble qu'il aurait pu vaincre les Romains. Mais la jalousie d'un grand nombre triompha du mérite d'un seul. Héritier de la haine de son père pour Rome, il y resta si fidèle qu'il mourut avant d'y renoncer ; au point qu'ayant été chassé de sa patrie, et ayant besoin de secours étrangers, il ne cessa jamais de nourrir des projets de guerre contre les Romains...
L'étude de la géographie gauloise ne date pas d'hier... La Gaule, lavraie Gaule historique, c'est-à-dire la Transalpine,... la Gaule, mère de laFrance, est de délimitation si facile qu'on ne s'y est jamais trompé. C'est lepays renfermé entre le Rhin, les Alpes, les Pyrénées et la mer. Cela posé, lepremier phénomène physique et le moins variable en tout pays de quelque étendue,ce sont ses grandes arêtes, ce qu'on pourrait appeler son squelette, ce sontses montagnes. Les Alpes, du haut de leurs sommets vénérables, ont vu défiler bien desessaims de nos aïeux inconnus en quête d'un pays où il fît bon s'établir.Strabon remarquait déjà que leurs contreforts divergeaient en Gaule etconvergeaient en Italie, ce qui rendait les incursions et les invasions plusfaciles de Gaule en Italie que d'Italie en Gaule. Les hautes montagnes n'ontpas d'histoire, mais les hommes qu'elles effraient et attirent tour à tour sontloin de nourrir pour elles des sentiments toujours identiques...
L'obscurité dans laquelle se déroule pendant bien des siècles la vie de notre vieille mère la Gaule n'est interrompue que par quelques faits éclatants qui mêlent ses destinées à l'histoire générale. L'un des plus célèbres et des plus curieux est le passage d'Hannibal à travers son territoire méridional dans des conditions qui firent de cette entreprise hardie un des succès les plus chèrement achetés, mais aussi les plus merveilleux de l'antiquité. Les Romains eux-mêmes, bien que plus disposés à maudire Hannibal qu'à célébrer ses prouesses, ne purent s'empêcher de rendre hommage à sa victoire sur les éléments et les hommes coalisés. Plus tard, la Gaule et les Alpes virent passer bien d'autres armées, et jusqu'à la fin du dernier siècle, ce fut toujours une tâche ardue que de faire franchir à une armée portant avec elle tout son matériel les cols abrupts qui nous séparent de l'Italie. Auparavant, des bandes de Gaulois, saisis de la fièvre des conquêtes, avaient su les traverser et tomber comme une avalanche sur les fertiles contrées de la Circumpadane. Mais l'expédition d'Hannibal eut toujours la place d'honneur. Ce n'étaient pas en effet des hordes à demi sauvages, où chacun ne porte que son épée et son bouclier, qui avaient suivi le héros carthaginois, c'était une armée régulière, composée de soldats habitués au bien-être des pays civilisés, traînant à sa suite un immense attirail et même une quarantaine d'éléphants.