Moeurs de province est le troisième recueil d’essais de François Ricard, lauréat du prix du Gouverneur général pour son premier, La littérature contre elle-même (1985), et applaudi dans tous les quartiers 20 ans plus tard pour Chroniques d’un temps loufoque. Le titre va en accrocher plus d’un : Moeurs de province... Il reste que dans Moeurs de province, le comique et le tragique se nourrissent l’un à l’autre, à des intensités variables, certes, mais à chaque page.
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Moeurs de province
Et si la province était le meilleur observatoire du monde ? Dans Moeurs de province, François Ricard explore avec ironie et profondeur les avantages de vivre à l’écart des centres de pouvoir, offrant une réflexion unique sur la littérature.
shield_question Foire aux questions
person_edit À propos de l'auteur
François Ricard (1947–2022) fut l’un des plus influents essayistes et critiques littéraires du Québec. Professeur de lettres françaises et québécoises à l’Université McGill pendant près de quarante ans, il a marqué la vie culturelle québécoise comme directeur de la revue Liberté, chroniqueur à Radio-Canada, et éditeur aux Éditions du Boréal, où il a fondé la collection Papiers collés. Auteur d’une douzaine d’ouvrages, dont La Génération lyrique (1992) et La Littérature contre elle-même (1985), il a reçu de nombreux prix, dont deux Prix littéraires du Gouverneur général et le prix Athanase-David. Son œuvre, marquée par une prose limpide et un regard sceptique, reste une référence pour comprendre la littérature et la société québécoises.
newsmode Revue de presse
La figure tutélaire de Kundera pèse fortement sur Mœurs de province, la dernière œuvre de l’essayiste François Ricard qui reprend dans son ouvrage certaines intuitions et attitudes du célèbre écrivain parmi lesquelles on retrouve bien sûr une méfiance envers toutes formes de lyrisme, entendu ici comme une exaltation du moi qui s’accompagne d’une absence d’ironie et d’esprit critique.
En François Ricard, le Québec perd un de ses plus fins penseurs et un de ses plus grands essayistes. Il perd également un ardent défenseur de la littérature, pour lui synonyme de liberté et d’audace, en laquelle il croyait profondément.
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