Tragi-comédie
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Comprendre la matière de l'intérieur : cet ouvrage explore les propriétés physiques des solides, des métaux aux semi-conducteurs, en partant de l'électron et de son comportement quantique.
Alceste, homme intraitable et sincère, défie une société obsédée par les apparences. Le Misanthrope de Molière reste une comédie intemporelle, où l'amour et l'hypocrisie s'affrontent dans des dialogues ciselés.
Alceste, misanthrope farouche, aime la coquette Célimène. Par sa mauvaise humeur et sa franchise brutale, « l'homme aux rubans verts » détonne dans le salon de sa belle, peuplé de petits marquis frivoles et de poètes amateurs. Célimène renoncera-t-elle à ses nombreux soupirants pour suivre Alceste dans la retraite où il prétend se réfugier ? Dossier 1. Les Misanthrope avant Molière 2. Les métamorphoses du Misanthrope 3. Prestiges de la coquette 4. Salons et mondanités au XVII siècle 5. La figure du courtisan au XVII siècle. Interview : « Mathieu Lindon, pourquoi aimez-vous Le Misanthrope ? »
Alceste, misanthrope farouche, aime la coquette Célimène. Par sa mauvaise humeur et sa franchise brutale, « l'homme aux rubans verts » détonne dans le salon de sa belle, peuplé de petits marquis frivoles et de poètes amateurs. Célimène renoncera-t-elle à ses nombreux soupirants pour suivre Alceste dans la retraite où il prétend se réfugier ? Dossier 1. Les Misanthrope avant Molière 2. Les métamorphoses du Misanthrope 3. Prestiges de la coquette 4. Salons et mondanités au XVII siècle 5. La figure du courtisan au XVII siècle. Interview : « Mathieu Lindon, pourquoi aimez-vous Le Misanthrope ? »
Arnolphe croit avoir trouvé le moyen imparable de se marier sans être trompé : il prendra pour femme sa pupille, Agnès, qu'il a élevée dans l'ignorance la plus complète des choses de la vie. Mais lorsque la jeune ingénue rencontre Horace, les projets du barbon se trouvent mis à mal...Dans L'École des femmes, qui fut l'un de ses plus grands succès, Molière s'interroge sur la place des femmes au sein d'une société régentée par les hommes. À sa création en 1662, la pièce fit scandale : on reprocha au dramaturge son immoralité. C'est pour répondre à ses détracteurs qu'il donna La Critique de l'École des femmes. En mettant en scène, dans cette comédie en un acte, un salon où des mondains discutent de la pièce incriminée, Molière offre une magistrale défense et illustration de son théâtre. Dossier 1. La querelle de L'École des femmes 2. La précaution inutile : un sujet et ses réécritures 3. La question féminine 4. Récit, comédie, tragédie : d'un genre à l'autre 5. Mettre en scène L'École des femmes
Certains prétendent que le merveilleux Molière Était (comme tout homme) un sinistre macho. D'autres disent qu'en montrant des aventurières Il a fait au sexisme un enfant dans le dos. Le dramaturge est-il hostile au « second sexe » Ou est-il le premier à défendre ses droits ? Et si les choses étaient un peu plus complexes ? Et si Poquelin était les deux à la fois ? Dans une réécriture réjouissante de L'École des femmes, Raphaël Enthoven s'empare de la comédie de Molière pour disséquer notre rapport au désir, à la vieillesse et à la scène où, à force de se prendre pour son rôle, nul ne sait plus ce qui se joue.
Le duel impitoyable de l'actrice et du critique : une immersion féroce et mélancolique dans les coulisses du théâtre. Par une simple erreur d'impression - un « mastic » typographique -, le nom de la grande actrice Thérèse Dorimont disparaît de la chronique du tout-puissant critique théâtral, Scripto. Blessée dans sa chair et son orgueil, la tragédienne convoque l'homme de l'ombre chez elle pour exiger réparation. Dans l'intimité de ce territoire souverain, ce qui devait être une simple mise au point se transforme en un face-à-face hypnotique, féroce et charnel. C'est le choc de deux mondes : celui de la comédienne, tout en sang, en cris et en sueur, face à celui du critique, drapé dans sa cérébralité et le pouvoir absolu des mots. Mais dans ce jeu de miroirs cruel, Scripto détient une arme secrète : une « critique parallèle » capable de mettre à nu la vérité la plus intime des êtres... L'auteur : Gilles Costaz est critique dramatique, auteur et homme de radio. Voix historique de la critique théâtrale dans l'émission Le Masque et la Plume sur France Inter pendant près de quarante ans, il a collaboré à de nombreux médias (Le Monde Diplomatique, Le Matin de Paris, Politis, Les Échos, France Culture). Également auteur dramatique et essayiste, il livre avec Scripto une oeuvre d'une grande acuité, nourrie de ses décennies d'observation intime des scènes et des comédiens. Note de l'éditeur : Poursuivre notre fidèle compagnonnage avec Gilles Costaz - après trois pièces (Le Solliciteur Inconnu, À jouer sur la lune, Le Keurps) et un essai érudit (Dialogue transatlantique sur le théâtre français écrit avec Roger-Daniel Bensky) -, c'est réaffirmer notre attachement à une écriture théâtrale exigeante et profondément vivante. Ce qui nous a immédiatement convaincus et saisis dans Scripto, c'est la force dramatique exceptionnelle de ce texte : un huis clos au scalpel, où s'affrontent la chair de la scène et l'encre de la critique. Sous la joute verbale brillante, la pièce touche au coeur par sa mélancolie et sa lucidité. Elle dit avec une acuité rare la fragilité de la gloire, le temps qui passe sur le corps des acteurs et la beauté fugitive du spectacle vivant. Un texte majeur qui s'est imposé à nous par la seule puissance de sa voix.
Une belle créature, mi humaine mi fée, qui renonce par amour à son statut d'immortelle ; un prince amoureux fou de cette créature, qui laisse le royaume de son père aux mains d'un despote sanguinaire ; un mage démoniaque qui a lancé contre eux une terrible malédiction. Ce trio est au centre de La Femme serpent, fable théâtrale tragicomique que Carlo Gozzi offre avec succès au public de Venise en octobre 1762, peu après Turandot. Transformations, apparitions, disparitions, déchaînement de tonnerre et d'éclairs, palais merveilleux succédant à un désert rocailleux, grottes peuplées de monstres hideux. À partir de sources diverses, françaises et italiennes, Gozzi déploie toute sa science de la scène et de l'écriture, et mêle avec brio le merveilleux, le tragique, le pathétique et le comique hérités de la commedia dell'arte. Les amants réussiront-ils à surmonter les épreuves imposées par le mage ? Le prince sauvera-t-il son royaume ? La fée deviendra-t-elle humaine ?
Nous sommes dans le nord du Canada et les grandes puissances se font la guerre pour la souveraineté dans l'Arctique. Lili est réalisatrice de films porno. Elle se rend au chevet de sa mère, Anita, qu'un AVC a paralysée et rendue mutique. C'est Flo, la soeur de Lili, qui s'occupe d'Anita, la nourrit et la lave. Flo s'occupe aussi de son mari, James; il rentre du front, la guerre a brisé son esprit et son corps. Leur fils, Isaac, quinze ans, n'a jamais connu que ses vinyles, la salle de jeux, la forêt entourant la maison et le vrombissement des avions de chasse. Quand il rencontre Lili, en lui s'éveille une rage de vivre, d'éprouver son corps, de connaître l'autre, que rien ne saura réprimer. Alors que les bombardiers sillonnent le ciel et que, dans les bois, approchent des êtres mystérieux et affamés, un drame se prépare dans la maison d'Anita. Tragédie dystopique sur la toute-puissance du désir, Corps célestes explore le manque, ce vide qui en chaque personne reflète l'infinie vastitude de l'univers. Dans cette pièce, Dany Boudreault interroge ce qu'il en coûte de nier notre part d'absolu, notre besoin d'aimer et notre lien à l'autre, et imagine ce qui pourrait advenir si on osait s'y livrer tout entier.
"La chèvre et le Président" raconte l'histoire de trois personnages aux trajectoires opposées : un président populiste prêt à tout pour conserver son pouvoir, un général décoré à la tête d'une guerre dont il ignore le sens et une responsable humanitaire en quête d'idéaux inaccessibles. Au milieu de ce trio, une chèvre abandonnée surgit dans des montagnes enneigées. Rien ne laissait présager une rencontre entre ces destins disparates, et pourtant... À travers des situations absurdes et des péripéties improbables, leurs vies vont se croiser. Mais jusqu'où cette collision des mondes les mènera-t-elle ? À PROPOS DE L'AUTRICE? Pierre Antille considère la littérature comme un territoire de liberté où le réel se métamorphose en fiction. Dans La chèvre et le Président, son premier roman, il fusionne observation acerbe du monde, satire mordante et narration captivante. Son écriture puise dans un parcours riche et pluriel, marqué par l'engagement, les voyages et des expériences humaines puissantes. À travers la fiction, il interroge le pouvoir, l'absurde et les destinées individuelles.
Les événements et les personnages évoqués dans Les vaches folles ne sont pas inspirés d'événements et de personnages réels : ils sont la réalité même, mais une réalité virtuelle et lointaine. L'action se déroule en effet dans l'Empire romain, en l'année 2001 après Jésus-Christ. Car l'Empire romain a survécu jusqu'à nos jours pour les seuls besoins de cette tragédie burlesque. C'est dire que toute transposition à la situation qu'a connue notre pays depuis la dernière décennie du XXe siècle serait tout à fait hasardeuse. Si des esprits mal intentionnés s'y risquaient, l'auteur ne manquerait pas de condamner fermement une interprétation aussi erronée, et aussi éloignée de ses intentions véritables. Loin de vouloir donner une image exacte de ce qu'on prétend être le pouvoir politique dans notre pays, son délabrement moral, sa bêtise, son arrogance et son mépris pour les Français, il a voulu au contraire dénoncer ce qui se passe ailleurs pour mieux démontrer la chance que nous avons, nous autres Gaulois, de ne pas être dirigés par de tels gouvernants. Les vaches folles sont donc bien un pamphlet politique, mais un pamphlet qui vise les autres, les étrangers, les Pas-Français. Cela rassure... Les choses étant ce qu'elles sont, et n'étant pas autrement que ce qu'on voudrait qu'elles fussent, comme le regrettait Pierre Dac, il ne sert à rien de lire Les vaches folles pour comprendre ce qu'est le pouvoir en France. Il suffit pour cela de lire la presse.
Qui sont donc ces deux soeurs aussi dissemblables que pouvaient l'être les deux frères, Abel et Caïn dans La Genèse ? Chaque famille pourra se retrouver dans cette histoire à la fois terriblement actuelle dans les années 2025, et de portée universelle.
Un « théâtre clip », de format carte postale japonaise, en cinq actes et deux personnages, Charlotte et Alexandra, qui jouent aux arts. Dans ce livre, on y trouve un livre de citations de sagesses du monde. Citation anonyme : « Je ne peux pas être le crayon qui écrit le bonheur mais, j'essaie d'être la gomme qui efface la tristesse et qui provoque LE SOURIRE. » À PROPOS DE L'AUTRICE Alexia JOZION, 41 ans, Adjointe Technique de Recherche et de Formation dans la Fonction Publique d'État, Chercheuse - artiste amatrice, Diplômée en 2009 d'un Master Arts, Lettres et Langues à Avignon Université.
« Au-delà du confinement, cette pièce de théâtre met également en lumière un pays dont une contrée, privée de paix, car en proie à l'insécurité, semble être le cauchemar des adolescents de sexe masculin souvent enrôlés de force par des milices et contraints d'adopter une posture d'adulte, comme le stipule le propos suivant d'un vieux soldat enrôleur d'enfants : "il doit agir en homme, un enfant soldat n'est plus enfant" » Ramsès Bongolo (Postface)
L'action se passe à Epomenos, une cité grecque antique aujourd'hui disparue. La vie y est régie par une activité religieuse soutenue se déroulant dans des temples placés sous la responsabilité d'hiérophantes dédiés à des cultes distincts. Tous en répondent au Grand Hiérophante qui cherche inlassablement à accroître le rayonnement de sa Cité pour son bien... et le sien. Les Dieux sont loin et nous contemplent, s'ils ne nous ont pas abandonnés. Ils ont peut-être créé le monde, mais ils n'ont pas créé les religions. Des hommes s'en sont chargés et sont devenus les médiateurs entre l'homme et le divin. Et, comme chacun le sait, il se passe beaucoup de choses dans les médias !
Un port, des sans-pays sans papiers, amassés sur les quais. Soumis au contrôle répressif des autorités, ils attendent le cargo de l'espoir ou la venue d'une puissance salvatrice, fantôme d'Antigone. Qu'importe quand et où se situe l'action. Le jour n'est pas le jour et la nuit non plus. Les personnages portent des noms étranges mais chaque spectateur peut trouver ceux qu'il vient chercher. Entre révolte, complot, trahison, les protagonistes de cette satire politique se déchirent pour le pouvoir. Le temps tourne en boucle, drôleries et sarcasmes se succèdent. Avec l'entrée des femmes comme force motrice de l'Histoire, l'impasse aura-t-elle une sortie ?
Beaucoup d'inventivité dans cette nouvelle version des contes des Mille et une Nuits, sous la baguette d'une malicieuse Shéhérazade à la créativité débordante. L'auteure est née en Orient et en conserve un plaisir évident à réintégrer un univers familier. À partir du conte cadre et dans la traduction d'Antoine Galland, figurent ici le conte du pêcheur et l'édifiante histoire du médecin Douban, dont l'actualité et la portée philosophique n'échapperont à personne. Mille et une nuits et, aussitôt, mille sentiments contrastés : joie, crainte, effroi, émerveillement... Tant de surprises, suivies de rebondissements inattendus, quel abîme ! Nous assistons ici à l'invention du suspense, pour notre plus grand plaisir. Cette oeuvre a été jouée au Festival Off d'Avignon 2021 par la Compagnie Sophie l'a dit.
Ils ont quitté leur pays pour gagner la France. Comme tant d'autres, Mohamed le Malien et Siriki de Côte d'Ivoire vivront les angoisses et l'incertitude de l'errance en Méditerranée puis, en France, la terrible condition de Sans Papiers. Cette épopée, la pièce de théâtre 50 en est le témoignage, écrit et interprété sur scène par Mohamed Kone et Siriki Traore. La convocation en Préfecture arrive enfin. Aujourd'hui, c'est l'instant tant espéré qui, peut-être, leur ouvrira la porte à la régularisation... Elle est bien longue, cette attente dans ce couloir du temps ! Les deux amis évoquent avec humour, finesse et pudeur leur traversée, les raisons de leur voyage, la tristesse de laisser au pays tant d'êtres chers, mais aussi leurs rêves et leurs projets. Un grand moment de partage qui donne à réfléchir sur l'avenir de l'humanité...
Dans ce drame à l'humour lugubre, Corinne cogne à la porte d'un petit immeuble d'appartements délabré, où habitent Marthe, Fred et La Petite. Le poisson rouge qu'elle a apporté en cadeau vient tout juste de mourir de froid. Elle devra redoubler d'efforts si elle tient à s'incruster dans cet univers étrangement familier. Bientôt présentée au Théâtre français de Toronto et à La Troupe du Jour de Saskatoon, la pièce Flush révèle des personnages tranchants et tendres, écrasés par un choc terrible, qui n'ont d'autre choix que de s'enfoncer ou d'apprendre à aimer.
Dans une ville qui domine la Volga et où vivent de riches bateliers, une veuve à court d'argent se comporte de façon complaisante et quelque peu ridicule avec les bourgeois de son entourage. Sa fille, Larissa, dont la beauté et les talents de chanteuse fascinent bien des hommes, n'a hélas pas de dot. Elle est promise à un jeune fonctionnaire. Le mariage se prépare, mais trois hommes reviennent dans leur ville, tous séduits par Larissa. Il y a là l'homme d'affaires Knourov, très fortuné, qui est prêt à entretenir la jeune fille sans l'épouser, le snob Vojévatov aux manières comiquement occidentales et Paratov qui rêve de reconquérir Larissa alors qu'il est déjà fiancé à une héritière millionnaire. Ballotée, déchirée se sentant trahie par l'un ou par l'autre, Larissa perdra dans ce tourbillon ses illusions et même la vie. « La Sans-Dot » est une grande pièce méconnue. Une oeuvre qui dépeint une certaine société russe de la fin du XIXème siècle. Alexandre Ostrovski (1823-1886) a précédé Tchekhov dans l'histoire du théâtre russe. Il écrit des histoires à rebondissements avec un grand sens du théâtre, reposant sur une subtile observation des moeurs et un sens remarquable de l'action dramatique et comique. Il a connu de très grands succès avec des pièces, toujours jouées dans le monde entier, comme L'Orage (1859). Coeur ardent (1869) et La Forêt (1871).