Carlo Goldoni
Carlo Goldoni
« Ce sont - nous dit Goldoni dans ses Mémoires - des pièces que je composai pour Monsieur le marquis Albergati Capacelli, sénateur de Bologne. Ces pièces beaucoup plus courtes que les autres, et avec moins de personnages, forment un petit théâtre de société : elles sont travaillées avec soin, elles ont très bien réussi, quelques-unes ont même été jouées sur des théâtres publics avec succès. [Elles sont] petites par la dimension et non par le sujet, l'intrigue et le dénouement ». On découvrira, avec ces trois « petites pièces » - traduites pour la première fois en français par l'Atelier de traduction des italianistes de l'E.N.S. Fontenay-St Cloud - une nouvelle facette de l'immense talent de Goldoni.
Alors que l'été s'achève, toute la bonne société de Livourne est dans l'effervescence du départ : voici venu le moment de rejoindre les collines de Montenero. Liée à l'origine aux travaux des champs, la Villégiature est devenue une obligation mondaine : on s'y distrait, on s'y croise, on s'y toise, on s'y endette, on s'y ridiculise souvent. On y tombe parfois amoureux, comme la jeune Giacinta, soudain éprise de Guglielmo, alors qu'elle doit épouser Leonardo. Le temps de la Villégiature achevé, les protagonistes regagnent Livourne, désemparés et ruinés. En consacrant à ses personnages les trois volets d'une même comédie, Goldoni approfondit l'analyse de leurs caractères et s'affranchit des règles rigides du théâtre classique. Avec La Trilogie de la Villégiature (1761), il compose un véritable roman théâtral, qui ouvre vers la modernité.
Alors que l'été s'achève, toute la bonne société de Livourne est dans l'effervescence du départ : voici venu le moment de rejoindre les collines de Montenero. Liée à l'origine aux travaux des champs, la Villégiature est devenue une obligation mondaine : on s'y distrait, on s'y croise, on s'y toise, on s'y endette, on s'y ridiculise souvent. On y tombe parfois amoureux, comme la jeune Giacinta, soudain éprise de Guglielmo, alors qu'elle doit épouser Leonardo. Le temps de la Villégiature achevé, les protagonistes regagnent Livourne, désemparés et ruinés. En consacrant à ses personnages les trois volets d'une même comédie, Goldoni approfondit l'analyse de leurs caractères et s'affranchit des règles rigides du théâtre classique. Avec La Trilogie de la Villégiature (1761), il compose un véritable roman théâtral, qui ouvre vers la modernité.
MIRANDOLINE, seule. Ah ! si j'avais dû épouser tous ceux qui ont dit vouloir ma main, j'en aurais des maris ! Autant il en descend dans cette auberge, et autant qui s'éprennent de moi, jouent les amoureux transis, et me proposent, tous autant qu'ils sont, de m'épouser séance tenante ! Et voilà pas ce Chevalier, cet ours mal léché, qui me traite si rudement ? C'est bien le premier voyageur venu dans mon auberge qui n'ait pas eu plaisir à traiter avec moi. Je ne dis pas que tous doivent tomber amoureux au premier coup d'oeil, non. Mais me mépriser ainsi, voilà qui me met dans une rage noire. (acte I, scène XI) Texte intégral
MIRANDOLINE, seule. Ah ! si j'avais dû épouser tous ceux qui ont dit vouloir ma main, j'en aurais des maris ! Autant il en descend dans cette auberge, et autant qui s'éprennent de moi, jouent les amoureux transis, et me proposent, tous autant qu'ils sont, de m'épouser séance tenante ! Et voilà pas ce Chevalier, cet ours mal léché, qui me traite si rudement ? C'est bien le premier voyageur venu dans mon auberge qui n'ait pas eu plaisir à traiter avec moi. Je ne dis pas que tous doivent tomber amoureux au premier coup d'oeil, non. Mais me mépriser ainsi, voilà qui me met dans une rage noire. (acte I, scène XI) Texte intégral
Fabrizio, bourgeois désargenté et ridicule avec sa folie des grandeurs, vit à Milan avec ses nièces, Flamminia, jeune veuve, et Eugenia, fiancée à Fulgenzio. Les deux amants s'aiment passionnément, mais Eugenia est jalouse et Fulgenzio coléreux. Chacune de leurs rencontres est l'occasion de scènes violentes qu'ils redoutent et semblent à la fois rechercher... Goldoni, en alternant scènes comiques et dramatiques, nous offre une de ses plus belles comédies, dans un langage tour à tour bouffon ou lyrique. Il nous montre avec subtilité les effets néfastes du sentiment amoureux porté à son point extrême d'exaspération. Carlo Goldoni (1707-1793) a triomphé à Venise jusqu'en 1762. Il a écrit en italien, vénitien et français. Admiré par Voltaire, il quitte sa Venise natale et s'établit définitivement à Paris. Réformateur de la commedia dell'arte, il sera reconnu dans la deuxième partie du vingtième siècle, grâce notamment aux mises en scène de Giorgio Strehler et au nouveau regard qu'ont porté sur son oeuvre chercheurs italiens et français. Huguette Hatem, agrégée d'italien, est à la fois enseignante, traductrice et comédienne. Elle a contribué à faire connaître en France de nombreuses pièces d'auteurs italiens classiques et contemporains de Carlo Goldoni à Eduardo De Filippo.
Doralice, jeune bourgeoise, a épousé Giacinto, fils de la comtesse Isabella et du comte Anselmo, apportant une dot de vingt mille écus. Le comte, amateur d'antiquités, se ruine, berné par ses serviteurs, pour satisfaire sa passion. La comtesse Isabella, méprise sa bru, et veut la soumettre... Doralice, fine mouche, cherche à évincer la comtesse. Le sage Pantalon, père de Doralice, essaie de ramener la paix dans la maison. Avec la découverte de Pompéi et d'Herculanum le goût pour l'antiquité a séduit l'Italie. Goldoni se moque de ces nobles oisifs qui achètent des objets soi-disant antiques et dénonce en même temps le ridicule des chevaliers servants. Il observe l'ascension de la classe bourgeoise et souligne l'importance de l'argent sans cesse évoqué. L'auteur : Carlo Goldoni (1707-1793) a triomphé à Venise jusqu'en 1762. Il a écrit en italien, vénitien et français. Admiré par Voltaire, il quitte sa Venise natale et s'établit à Paris. Réformateur de la commedia dell'arte, il sera particulièrement reconnu dans la deuxième partie du vingtième siècle. Traductrice : Huguette Hatem, agrégée d'italien, est la fois enseignante, traductrice et comédienne. Elle a contribué à faire connaître en France de nombreuses pièces d'auteurs italiens classiques et contemporains de Carlo Goldoni à Eduardo De Filippo. autre ouvrage du même auteur et même éditeur "les amoureux" de Carlo Goldoni
La "Trilogia della villeggiatura" è un ciclo di tre commedie composte da Carlo Goldoni nel 1761. La trilogia comprende "Le smanie per la villeggiatura", "Le avventure della villeggiatura" e "Il ritorno dalla villeggiatura". Con quest'opera Goldoni diede inizio al suo ultimo anno comico a Venezia, in seguito infatti partì per la Francia. Tutta la trilogia riguarda una tematica già affrontata dall'autore in opere precedenti ("Il prodigo", "I malcontenti", "La villeggiatura"): le tipiche vacanze trascorse in campagna dalle classi più agiate della Venezia dell'epoca con lo scopo di metterle in ridicolo, anche se bonariamente. Carlo Osvaldo Goldoni (1707 - 1793) è stato un avvocato, librettista, commediografo e scrittore italiano, considerato uno dei padri della commedia moderna. A partire dal 1734, inizia la sua carriera nel mondo del teatro, dando vita a numerose commedie, tragedie romanzesche, due commedie in francese e numerosissimi libretti.
Doralice, jeune bourgeoise, a épousé Giacinto, fils de la comtesse Isabella et du comte Anselmo, apportant une dot de vingt mille écus. Le comte, amateur d'antiquités, se ruine, berné par ses serviteurs, pour satisfaire sa passion. La comtesse Isabella, méprise sa bru, et veut la soumettre... Doralice, fine mouche, cherche à évincer la comtesse. Le sage Pantalon, père de Doralice, essaie de ramener la paix dans la maison. Avec la découverte de Pompéi et d'Herculanum le goût pour l'antiquité a séduit l'Italie. Goldoni se moque de ces nobles oisifs qui achètent des objets soi-disant antiques et dénonce en même temps le ridicule des chevaliers servants. Il observe l'ascension de la classe bourgeoise et souligne l'importance de l'argent sans cesse évoqué. L'auteur : Carlo Goldoni (1707-1793) a triomphé à Venise jusqu'en 1762. Il a écrit en italien, vénitien et français. Admiré par Voltaire, il quitte sa Venise natale et s'établit à Paris. Réformateur de la commedia dell'arte, il sera particulièrement reconnu dans la deuxième partie du vingtième siècle. Traductrice : Huguette Hatem, agrégée d'italien, est la fois enseignante, traductrice et comédienne. Elle a contribué à faire connaître en France de nombreuses pièces d'auteurs italiens classiques et contemporains de Carlo Goldoni à Eduardo De Filippo. autre ouvrage du même auteur et même éditeur "les amoureux" de Carlo Goldoni