Drame
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1986, Costa Rica. Sept femmes, un crime jamais élucidé, et une vérité enfouie sous le silence. La Croix de Fernando Rodríguez Araya plonge au cœur d’un féminicide historique, mêlant enquête.
L'enfance et la violence faite aux jeunes femmes sont ici présentées avec une tristesse infinie, à travers un enchaînement de récits dramatiques qui forment une mystérieuse mosaïque. Ainsi, plusieurs formes d'agression ont lieu simultanément à différents endroits de la planète. À Pattaya, des milliers de visiteurs, surtout des hommes solitaires, marchent égarés au milieu de la foule. Alex est l'un d'eux. Il ne cherche aucune compagnie hormis celle de Roly, son chien. À quelques kilomètres, une petite fille vêtue d'une robe bleue est assise à côté d'un touriste, sur un quai. Loin de Bangkok, un groupe d'amis célèbre un enterrement de jeune fille où le vrai jeu est celui des attouchements. À la même heure, en Inde, une mère jette le foetus de son enfant dans un fleuve. Pendant ce temps, à Madrid, un policier enquête sur le suicide d'une adolescente. Énigmes qui restent à résoudre dans ce clair-obscur, et que la prouesse dramatique nous présente sous la forme d'un carrousel.
Entre mémoire et justice, Coupe d'obsidienne de Leonor Courtoisie mêle récit intime et drame historique.
Un repas d'oiseaux est un chant dramatique, une écriture lyrique qui parle du temps : un temps pour naître, un temps pour mourir, un temps pour les mots, un temps pour les choses, un temps qui est à d'autres, un temps qui est le nôtre. Cette écriture nous dit que nous sommes aussi seuls qu'accompagnés, des hommes et des animaux pris dans la danse de l'abondance et de la faim. Les corps laissent des corps est un texte atypique qui nous fait partager le temps et le lieu d'une maison de retraite dans notre société actuelle, et par là-même nous fait état de notre rapport à la mort, à nos aïeux.
L'Obéissance de la femme du berger est un triptyque sur la soumission, des femmes envers les hommes mais aussi des hommes en général, à travers trois monologues féminins pris dans le prisme d'un pornographe. La Femme d'un berger qui va bientôt mourir, la Femme abandonnée, seule dans un asile, et un Bébé, incarnent trois générations d'une même famille qui coexistent dans un même lieu : une maison de campagne. Cette maison est celle de la violence extrême que le texte nous dévoile comme le territoire de tous les traumatismes liés à une logique patriarcale.
L'ouvrage : Quand la mixité scolaire devient un acte de théâtre. En 2017, une décision politique majeure bouleverse le paysage éducatif toulousain : le département de la Haute-Garonne acte la fermeture de deux collèges du quartier populaire du Mirail pour réaffecter les élèves dans des établissements du centre-ville. Ce "dispositif mixité" est le point de départ de l'écriture de Surclassées. À travers le parcours croisé de trois adolescentes - Leïla, Charlotte et Maëlys - la pièce explore la réalité brute de cette rencontre forcée entre des mondes qui s'ignorent. Peut-on vraiment changer de trajectoire quand les codes sociaux semblent déjà écrits ? Entre rires, doutes et confrontations, leur histoire est nourrie de témoignages réels collectés auprès d'élèves, de parents et d'enseignants. Surclassées dresse un portrait vibrant de l'école d'aujourd'hui. C'est une réflexion percutante sur la puissance d'agir, la reproduction des inégalités et la nécessité de faire de l'éducation le lieu de tous les possibles. Les Auteures : Inès Fehner : La scène comme laboratoire social. Comédienne, auteure et metteuse en scène, Inès Fehner rejoint la troupe de l'Agit en 2004 avant d'en prendre la direction artistique en 2020. Son travail explore la puissance du jeu pour aborder des questions existentielles liées à la jeunesse (Assim et Simon, L. aime L.). On l'a également vue au ci néma dans Les Ogres de Léa Fehner. Clémence Barbier : Une écriture ancrée dans le collectif. Formée aux ateliers d'Ivry puis au Théâtre National de Toulouse, Clémence Barbier collabore avec de nombreuses compagnies (L'Argument, Groenland Paradise). Elle co-écrit des projets marquants comme Round Up et signe en 2015 sa première mise en scène jeune public, L'Enfant Roi. Complices de plateau au sein de l'Agit Théâtre, elles co-signent en 2019 Complexe(s) (référencé par l'Éducation nationale), poursuivant avec Surclassées leur recherche commune sur le réel et les enjeux de société. Note de l'éditeur : Un dialogue nécessaire sur l'égalité des chances. Nous sommes fiers de publier ce texte de théâtre qui, au-delà de la scène, s'inscrit au coeur des enjeux de société actuels. Surclassées n'est pas seulement une pièce de fiction, c'est un travail de recherche sur le réel. En documentant l'expérience de la mixité sociale, Inès Fehner et Clémence Barbier offrent un outil précieux pour comprendre les mécanismes de l'ascenseur social et les barrières invisibles qui subsistent dans notre système scolaire. Un ouvrage indispensable pour les éducateurs, les parents et tous ceux qui s'intéressent à la jeunesse.
À la cour des Habsbourg d'Espagne, alors que le règne de Charles II touche à sa fin, un valet revêt les habits de son maître et accède aux plus hautes sphères du pouvoir. Très vite, l'homme du peuple se révèle un être d'exception et suscite l'admiration de la reine dont il est secrètement amoureux. Mais le laquais, instrument d'une vengeance infâme, s'expose malgré lui à une chute funeste. En 1838, cinq ans après l'immense succès de Lucrèce Borgia, Hugo met en scène un royaume qui expire et fait d'un manant l'égal des puissants. À ses contemporains, qui ont vu 1830 succéder à 1789, il fait entendre la voix du peuple et offre une méditation sur le devenir des régimes politiques. Emblème du drame romantique, alliant le grotesque au sublime et le comique au tragique, Ruy Blas est, selon le mot de Jean Vilar, une pièce « intense ».
"Je dois savoir tous les goûts de vie. Tristesse. Mélancolie. Lenteur qui rend lourd, ça fait partie du tout. Je dois vivre et connaître tout ça, l'un et l'autre. La peur, la joie, le vague à l'âme de vie. Tout." 17 août, 17 h 58 : c'est la date et l'heure de la fin du monde, annoncée par les scientifiques. Au milieu du chaos provoqué par cette prédiction, une femme attend un enfant qui ne naîtra pas. Vient alors pour elle l'urgence de le mettre au monde et pour lui de vivre toute une vie en seulement quelques jours.
Un empereur romain ne peut pas épouser une reine étrangère : cette loi implacable plonge Titus dans un profond désespoir. Fou d'amour pour Bérénice, reine de Palestine, il doit choisir entre la gloire et les élans de son coeur, et se résout à quitter celle qu'il aime. Son ambition est grande, sa décision irrémédiable mais, à l'idée de l'annoncer à Bérénice, l'empereur chancelle Représentée pour la première fois en 1670, cette pièce est l'un des plus grands succès de Racine. Dossier pédagogique 4e - Dire l'amour 2de - La tragédie et la comédie au XVII siècle : le classicisme.
Rodrigue et Chimène s'aiment et s'apprêtent à se marier. Mais lorsque le comte de Gomès, le père de Chimène, donne un soufflet à don Diègue, c'est à Rodrigue que revient le devoir de laver, dans le sang, l'outrage fait à son vieux père. Le jeune homme a « du coeur », mais il ne sait que faire : mourir sans offenser Chimène ? Se venger et la perdre ? Cruel dilemme. Avec Le Cid, Corneille raconte l'histoire d'une jeunesse que ses aînés condamnent au renoncement et que les sentiments poussent à la révolte. Dossier pédagogique 4e - Dire l'amour Individu et société : confrontation de valeurs ?
L'avènement du théâtre palestinien aurait-il eu lieu sans le metteur en scène François Abou Salem ? Français établi en Palestine, directeur de la troupe El-Hakawati puis du Théâtre National Palestinien/El-Hakawati, il a consacré sa vie au déploiement et à la défense d'un théâtre palestinien en arabe dialectal, populaire et poétique, détaché du modèle européen dominant. Sa vision s'est fondée sur son exigence esthétique, sur sa volonté de professionnaliser la pratique théâtrale, et sur son engagement pour la conservation d'une mémoire palestinienne. "Ce livre pourrait n'être que déploration, et la mort de François Abou Salem marquer la fin d'une espérance politique, je crois que son but est précisément le contraire. C'est pourquoi la superposition de la figure de Bashar Murkus, à celle du fondateur du théâtre palestinien nous interdit de désespérer." OLIVIER PY
À la suite d'À vif, Kery James convoque à nouveau, pour À huis clos, son personnage fétiche, Soulaymaan, et le place au coeur d'une France meurtrie par une justice défaillante. Après le meurtre de son grand frère par la police, le jeune avocat décide de prendre les armes pour un face-à-face avec le juge qui a innocenté l'assassin de son frère.
Qu'est-ce qu'une didascalie ? Quand cette pratique textuelle a-t-elle été inventée ? Quelle évolution a-t-elle connu au fil des siècles ? Et surtout, comment détermine-t-elle l'écriture et la lecture d'un texte de théâtre ? Dans cet essai qui analyse les enjeux poétiques, dramaturgiques et politiques des didascalies, Pierre Letessier dessine une histoire de l'écriture théâtrale, de l'Antiquité à aujourd'hui, et met en lumière le rôle clé des didascalies dans le fonctionnement du texte de théâtre, son interprétation et son articulation à la scène, loin des préjugés qui les tiennent pour insignifiantes et marginales.
La terre craque, des forêts s'effondrent. Une faille s'ouvre. Solee, adolescente, refuse la peur et part, en quête de liberté, de joie et d'amour, malgré les tentatives de sa mère pour l'en dissuader. Dans une langue électrique, Serge Kribus explore les violences et les éclats lumineux d'une humanité en péril. Serge Kribus a écrit 30 textes de théâtre et a reçu de nombreuses distinctions littéraires dont le prix de Critique, le prix de la Société des auteurs et plusieurs nominations aux Molières. 2 femmes, 2 hommes / 1 h 15
Deux récits, deux vies hantées par la fièvre de la création. Aux prises avec leur passion commune, un acteur et un écrivain cherchent une place dans un monde qui leur échappe et où la parole devient leur seul refuge. À travers leurs errances, Vincent Bréal explore la beauté et la malédiction du geste créateur, ainsi que la part manquante de ceux qui vivent, aiment et rêvent trop fort. Que deviennent les hommes qui se vouent tout entiers à l'art ?
L'Enfant de verre est une fable lumineuse et poignante, qui interroge le poids des héritages invisibles et l'incapacité de chaque membre de la famille à affronter la vérité. Dans une écriture poétique et incisive, Léonore Confino et Géraldine Martineau dévoilent les failles et les silences qui hantent les âmes, tout en célébrant la résilience, la quête de vérité et l'espoir de réconciliation. 4 femmes, 3 hommes / 1 h 30
À Jérusalem-Est, le ton monte dans la demeure de Shahid. Expulsé par décision de justice de la maison qui l'a vu naître, il doit remettre les clés à Delphine, jeune Juive débarquée de Montréal, qui en revendique la propriété. Entre eux, le dialogue est impossible. Mais tandis qu'ils laissent éclater leur colère, une éclipse solaire cause un étrange incident : les ancêtres des deux jeunes gens, Ruth et Abou Quasim, prennent possession de leurs corps... Shahid et Delphine sont contraints d'écouter, à travers les voix de leurs grands-parents, les espoirs et les souffrances de deux peuples qui n'en forment qu'un. Avec Jérusalem, Ismaël Saidi nous rappelle que seules la compassion et la reconnaissance de l'autre permettront de sortir d'une logique de vengeance dévastatrice... Dossier pédagogique 4e - Individu et société : confrontation de valeurs ? 3e - Agir dans la cité : individu et pouvoir.
Une jeune femme commence à apprendre la boxe. Elle découvre alors qu'elle est bien plus qu'une discipline sportive : métaphore de la vie et de l'écriture, elle est un langage, une histoire. Grâce à la boxe, Hélène conquiert un espace à elle.
"L'époque est aux acharnés, Malal. La liberté ne se donne pas, elle se prend. Quiconque marche dans la mer ne doit pas craindre de se mouiller." Fajar raconte l'odyssée de Malal, jeune homme qui décide de quitter son pays d'origine pour rejoindre l'Europe et devenir poète. Un voyage initiatique qui fait vaciller les frontières et explore les chemins de la construction de soi. L'histoire d'un exil et de la découverte d'un monde des possibles.
"TRADUIS LES MOTS MAIS NE LES IMAGINE JAMAIS." Valentina, petite fille de sept ans, arrive en France, où elle se trouve contrainte de prendre le rôle d'interprète entre le corps médical et sa mère, atteinte d'une grave maladie du coeur. Animée par l'espoir secret que le mensonge peut transformer le réel, elle s'aventure dans la ronde irrémédiable de l'affabulation.
Selon Alfred de Vigny, Chatterton aurait été composé en dix-sept nuits, sous le signe du silence et de l'ascèse, dans les affres d'une création vouée à un dessein élevé : mettre en scène un poète maudit afin que le public s'émeuve du sort des artistes pauvres. Pour y parvenir, Vigny s'inspire de la brève existence du poète Thomas Chatterton, qui s'est donné la mort à la veille de ses dix-huit ans, après avoir souffert de l'humiliation et de la faim. À partir de l'exemple d'un seul, le dramaturge entend toucher le coeur de tous. Certains ont lu dans Chatterton une apologie du suicide, d'autres une pièce étrange car sans action. Ce « drame de la pensée » a toutefois remporté un triomphe à sa création, en 1835, et nombreux furent ceux qui se reconnurent en Chatterton. Dossier : 1. Création et réception 2. Chatterton et les poètes maudits 3. L'anglomanie littéraire au XIXe siècle.
Repose sur les épaules de Medhi, mi-prodigue mi-canard boiteux, l'espoir de toute une famille de sortir de la précarité sociale. Le danger guette lorsqu'il se jette dans l'aquarium aux requins pour réaliser ses attentes. Un conte initiatique dans lequel le protagoniste cherche à enrayer la mécanique déterminante du conditionnement social. Avec ce nouveau récit, Nasser Djemaï signe une narration tirée au cordeau, empreinte d'une grande douceur.
Conscient des mutations de son époque, à l'affût du renouveau théâtral, Jean-Marie Serreau fait connaître Brecht après-guerre et ouvre la voie à Beckett, Ionesco, Genet. Il est le premier à croire en la modernité de leur écriture et à introduire sur les scènes les technologies audiovisuelles. Il contribue à l'aménagement du cloître des Carmes, la seconde scène du festival d'Avignon, et fonde le Théâtre de la Tempête, à la Cartoucherie. Convaincu que l'universalisme occidental doit céder la place, il participe à décoloniser les imaginaires en révélant en France Kateb Yacine ou Aimé Césaire et en déployant au plateau des distributions polychromes. Son engagement esthétique et politique fait étonnement écho aux questionnements qui soulèvent le théâtre d'aujourd'hui.
Ce diptyque retrace l'histoire d'amour de Paul et Liliane. Une trajectoire banale de deux personnes issues de milieux sociaux radica lement opposés. Au milieu des années 1970, leurs chemins se croisent dans un train pour ne former qu'une seule ligne de vie. Dix-sept ans plus tard, alors qu'ils sont désormais séparés, Paul et Liliane se retrouvent. Les pièces mettent en exergue l'influence des conditionnements sociaux et des rapports de classe au sein des relations amoureuses et nous interroge sur ce que l'on garde de nos utopies lorsque l'expérience de la vie les a épuisées.
Après "Électre des bas-fonds", Simon Abkarian s'inspire d'un nouveau mythe antique, l'histoire d'amour entre Ménélas et Hélène, en conservant sa dimension épique et tragique, mais en le plaçant dans une criante modernité, faisant la part belle aux questionnements des femmes de notre temps. Hélène, loin de la lascive passivité dont elle fait preuve dans le texte d'Homère, confronte Ménélas à ses abus et l'oblige à constater les dégâts commis par ses pairs.
Une ambiance de fête règne à la cour de François Ier. Le roi s'encanaille : il boit et rit des railleries de son bouffon Triboulet, qui l'incite à la débauche. Tous ignorent que l'amuseur bossu a une fille, Blanche, un joyau qu'il chérit et tient précieusement éloigné des frasques des courtisans. Mais la vigilance d'un père ne saurait empêcher une malédiction de se réaliser et le roi de convoiter la belle Blanche... Jalousies, complots et vengeances composent ce drame écrit en 1832, au coeur de la bataille romantique. L'édition : o Parcours de lecture o Groupement de textes : les résonances dramatiques de la pièce (Dom Juan, Phèdre, Lucrèce Borgia) o Du texte à la représentation : mise en scène de Jean-Luc Boutté à la Comédie-Française, 1991 o La réception de la pièce (EMI)
En 1962, Pierre Vaneck triomphe dans le rôle l'Aiglon au Théâtre du Chatelet. La critique est unanime à l'égard de son interprétation : "la meilleure de tous les temps"; elle exprime toute la puissance de l'oeuvre de Rostand. Face au talent exceptionnel de Pierre Vaneck, Moshé-Naïm décide d'immortaliser la pièce à travers une création sonore unique. Les textes écrits et lus par Maurice Clavel permettent à l'auditeur de visualiser la mise en scène telle que l'avait imaginée Rostand ; il fait la liaison entres les personnages et offre à cet enregistrement toute la magie du théâtre. Les acteurs, après deux ans de scène, sont réunis en studio pour enregistrer et immortaliser l'Aiglon. Magistrale, cette oeuvre sonore nous plonge dans l'oeuvre de Rostand, auteur à la créativité incontestée, figure prépondérante de la littérature française. Claude Colombini Frémeaux
En 1962, Pierre Vaneck triomphe dans le rôle l'Aiglon au Théâtre du Chatelet. La critique est unanime à l'égard de son interprétation : "la meilleure de tous les temps"; elle exprime toute la puissance de l'oeuvre de Rostand. Face au talent exceptionnel de Pierre Vaneck, Moshé-Naïm décide d'immortaliser la pièce à travers une création sonore unique. Les textes écrits et lus par Maurice Clavel permettent à l'auditeur de visualiser la mise en scène telle que l'avait imaginée Rostand ; il fait la liaison entres les personnages et offre à cet enregistrement toute la magie du théâtre. Les acteurs, après deux ans de scène, sont réunis en studio pour enregistrer et immortaliser l'Aiglon. Magistrale, cette oeuvre sonore nous plonge dans l'oeuvre de Rostand, auteur à la créativité incontestée, figure prépondérante de la littérature française. Claude Colombini Frémeaux
Amboise Petitjean, auteur de romans de gare qui lui assurent un copieux train de vie, se remet radicalement en question après une rencontre éclair avec un Nobel de littérature et se lance dans l'écriture d'Ad vitam, dont treize lignes lui valent d'être mis à l'index et de faire l'objet d'une fatwa catholique, laquelle le conduit à une mémorable conférence au coeur des monts d'Arrée. C'est le texte de cette contre-attaque qu'Actes Sud-Papiers publie ici.
Deux pièces, drôles et cyniques, mettant en scène l'auteur de théâtre dans tous ses états. Dans "Tachkent", un auteur de théâtre ne parle plus que pour dire du mal des metteurs en scène qui ont monté ses pièces. Une actrice qu'il a aimée, un acteur idolâtre et une maîtresse opportuniste essaient de le ramener à la réalité. Mais sont-ils bien réels eux-mêmes ? Dans "Comment j'ai écrit la pièce", Rémi De Vos se met en scène pour la première fois et se montre en plein processus d'écriture, révélant ainsi ses obsessions, ses craintes, ses doutes et les rouages de la création.
Maria Casarès, André Gide, Jeanne Laurent, André Malraux, Gérard Philipe, Pablo Picasso, Jean-Paul Sartre et bien d'autres forment la constellation artistique et intellectuelle qui gravite autour de l'une des figures essentielles du théâtre moderne, Jean Vilar. Metteur en scène, comédien, directeur du Théâtre national populaire de 1951 à 1963, fondateur du Festival d'Avignon, Jean Vilar a oeuvré toute sa carrière à rendre accessible au plus grand nombre un théâtre de qualité. Exigeant et engagé, nourri des valeurs de la décentralisation théâtrale et du théâtre populaire, il a également défendu, avec acharnement, les auteurs dramatiques de son temps. Les deux cent soixante lettres qui composent cette correspondance dévoilent les différents visages d'un Vilar méconnu, parfois rêveur, souvent solitaire, séducteur mais aussi autoritaire, par-dessus tout homme de théâtre et écrivain. "Sachez que je vous admire, parce que vous avez magnifiquement réussi l'impossible, et que vous le faites chaque jour. Ce ne sont pas des paroles de politesse mais d'amitié réfléchie." Marcel Pagnol à Jean Vilar
Dans cette adaptation de la nouvelle fantastique «Le Moine noir» d'Anton Tchekhov, Kirill Serebrennikov s'interroge sur le désir humain et irrépressible de liberté, sur l'art, le génie et l'autodestruction à laquelle ces tentations peuvent mener.