Ismaël Saidi
Ismaël Saidi
Texte fondateur de l'islam, le Coran est la clé de voûte spirituelle, culturelle et littéraire du monde musulman. Tout à tour récit, prière, injonction et méditation, il fascine autant qu'il interroge. Que l'on soit croyant ou seulement curieux, en quête d'un éclairage métaphysique ou d'un repère historique, cette anthologie nous invite à (re)découvrir la poésie et le souffle de sourates parmi les plus emblématiques. D'Adam au déluge, d'Abraham à Moïse, des récits prophétiques aux messages moraux, du paradis à la résurrection, voyagez à travers les pages sacrées qui ont façonné la culture musulmane et inspiré les philosophes et les artistes siècle après siècle.
Enfants d'immigrés, Reda, Ismaël et Ben ont du mal à trouver leur place dans une société qui ne cesse de les stigmatiser. L'islam semble leur offrir le sentiment d'appartenir à une communauté : ils rejoignent le djihad en Syrie. Mais sur place, la violence et l'injustice d'un combat qui broie les individus leur crèvent les yeux et remettent en cause nombre de leurs certitudes. Drôle et émouvante, la pièce pose un regard lucide sur les préjugés comme sur les tabous de la communauté musulmane. Entre humour et phrases chocs, cette pièce qui triomphe auprès de tous les publics est devenue le point de départ d'un dialogue entre parents et enfants, enseignants et élèves, politiques et citoyens. Recommandé par le ministère de l'Éducation nationale pour prévenir la radicalisation en milieu scolaire.
À Jérusalem-Est, le ton monte dans la demeure de Shahid. Expulsé par décision de justice de la maison qui l'a vu naître, il doit remettre les clés à Delphine, jeune Juive débarquée de Montréal, qui en revendique la propriété. Entre eux, le dialogue est impossible. Mais tandis qu'ils laissent éclater leur colère, une éclipse solaire cause un étrange incident : les ancêtres des deux jeunes gens, Ruth et Abou Quasim, prennent possession de leurs corps... Shahid et Delphine sont contraints d'écouter, à travers les voix de leurs grands-parents, les espoirs et les souffrances de deux peuples qui n'en forment qu'un. Avec Jérusalem, Ismaël Saidi nous rappelle que seules la compassion et la reconnaissance de l'autre permettront de sortir d'une logique de vengeance dévastatrice... Dossier pédagogique 4e - Individu et société : confrontation de valeurs ? 3e - Agir dans la cité : individu et pouvoir.
Au mauvais endroit, au mauvais moment, Samir succombe aux tirs SAIDI d'un terroriste. Arrivé à la porte du jardin d'Éden, il apprend que l'amour de sa vie, Valérie, se trouve en enfer après avoir commis un attentat pour venger sa mort. Samir renonce au paradis et entreprend un voyage à travers la géhenne pour sauver sa bien-aimée. Dernier volet de la trilogie initiée avec Djihad, Éden nous propose une virée en enfer qui n'est pas sans rappeler le mythe d'Orphée et Eurydice. Sans jamais renoncer à l'humour, Ismaël Saidi aborde des sujets sensibles tels que la haine de l'autre, l'intolérance religieuse, la vengeance... mais aussi la rédemption et l'amour. Il ouvre ainsi la voie à un dialogue nécessaire autour de la radicalisation.
Endoctriné en Syrie, Ismaël, de retour en Belgique, commet un attentat dans une école maternelle. Alors qu'il est condamné à la perpétuité, le doute s'immisce : le souvenir de ses crimes et de nouvelles rencontres bousculent ses certitudes. Le jeune homme tombe même amoureux... d'une Juive. Deuxième volet de la trilogie initiée avec Djihad, Géhenne nous plonge dans les méandres d'un esprit dévasté par une idéologie mortifère. Sans jamais renoncer à l'humour, Ismaël Saidi aborde des sujets sensibles tels que l'antisémitisme, la haine de l'autre ou l'intolérance religieuse, ouvrant ainsi la voie à un dialogue nécessaire autour de la radicalisation.
"Vous avez le droit de me poser les questions que vous voulez, de me faire les remarques que vous voulez, il n'y a pas de tabou ici." Depuis cinq ans, plusieurs fois par semaine, j'ai cet échange avec les spectateurs de la pièce que j'ai écrite, Djihad, qui tourne à travers toute la France, la Belgique et la Suisse, le plus souvent à l'initiative des professeurs de français. Dans des collèges, des lycées, des prisons, des salles des fêtes, je prolonge la représentation par un dialogue avec le public. Lors de ces milliers de conversations, j'en ai entendu de toutes les couleurs : un véritable arc-en-ciel de craintes, de méfiance, de préjugés, tant chez des musulmans que chez des non-musulmans, dans les deux sens. Parce que moi, musulman né en Belgique de parents marocains, je suis convaincu que ce qui compte, c'est avant tout de se parler et de s'écouter, j'ai choisi de susciter la parole, de répondre quand je le pouvais, de partager mes hésitations, parfois. Ces échanges, les voici. Cette France de mille nuances, défiances et croyances, en voici le pouls.
"Vous avez le droit de me poser les questions que vous voulez, de me faire les remarques que vous voulez, il n'y a pas de tabou ici." Depuis cinq ans, plusieurs fois par semaine, j'ai cet échange avec les spectateurs de la pièce que j'ai écrite, Djihad, qui tourne à travers toute la France, la Belgique et la Suisse, le plus souvent à l'initiative des professeurs de français. Dans des collèges, des lycées, des prisons, des salles des fêtes, je prolonge la représentation par un dialogue avec le public. Lors de ces milliers de conversations, j'en ai entendu de toutes les couleurs : un véritable arc-en-ciel de craintes, de méfiance, de préjugés, tant chez des musulmans que chez des non-musulmans, dans les deux sens. Parce que moi, musulman né en Belgique de parents marocains, je suis convaincu que ce qui compte, c'est avant tout de se parler et de s'écouter, j'ai choisi de susciter la parole, de répondre quand je le pouvais, de partager mes hésitations, parfois. Ces échanges, les voici. Cette France de mille nuances, défiances et croyances, en voici le pouls.
Savez-vous que Mahomet ne s'appelait pas Mahomet? Ce mot, qui n'apparaît en fait que quatre fois dans le Coran, était sans doute plutôt un titre de gloire politique, et il est possible que ce prénom qu'on donne habituellement au Prophète soit celui d'un de ses oncles. C'est un détail, bien sûr, mais qui nous montre que nous avons bien des choses à apprendre d'une lecture «
Savez-vous que Mahomet ne s'appelait pas Mahomet? Ce mot, qui n'apparaît en fait que quatre fois dans le Coran, était sans doute plutôt un titre de gloire politique, et il est possible que ce prénom qu'on donne habituellement au Prophète soit celui d'un de ses oncles. C'est un détail, bien sûr, mais qui nous montre que nous avons bien des choses à apprendre d'une lecture «