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Le continent africain à l´épreuve des conventions fiscales
Face aux défis économiques mondiaux, les États africains doivent repenser leur fiscalité pour préserver leur souveraineté et financer leur développement.
La réflexion sur les rapports complexes entre conventions fiscales et développement de l'Afrique est donc d'une particulière actualité.
On mesure cependant la difficulté de toute synthèse en matière de réforme fiscale dans ce domaine. En effet, l'impôt est d'abord pour chaque État, un instrument essentiel de sa souveraineté. Toute réforme fiscale est marquée par les réalités nationales : autant de cultures sociétales, autant de situations économiques et sociales, autant de projets gouvernementaux, autant de réformes fiscales. A cet égard, la diversité des pays représentés ici exclut que nous déclinions "convention fiscale" au singulier.
Mais l'absence de modèle n'exclut pas la recherche de dénominateurs communs.
shield_question Foire aux questions
person_edit À propos de des auteurs
Ihou Nazoba Majesté Wateba
Ihou Nazoba Majesté Wateba est une personnalité influente dans le domaine de la fiscalité et du droit économique en Afrique. Il a préfacé l’ouvrage et apporte une expertise reconnue sur les enjeux des conventions fiscales et leur impact sur le développement du continent.
newsmode Revue de presse
La table ronde a compté sept communications portant successivement sur les modèles de conventions fiscales ratifiées par les États africains, les Traités Bilatéraux d’Investissement (TBI) et les conventions de double imposition en Afrique, les conventions fiscales inappropriées, les enjeux économiques des conventions, les taux effectifs d’imposition pour les juridictions africaines, l’évolution des conventions fiscales conclues par la France et le mécanisme de règlement des différends fiscaux dans les pays africains à l’aune des conventions fiscales.
Le rapport du Panel FACTI aborde également de manière pertinente la question des conventions fiscales en tant que source de flux financiers illicites, dans la mesure où elles sont parfois signées au détriment des pays les plus faibles. Mais cela ne semble pas lui donner une importance suffisante par rapport au rôle d’amplificateur de FFI que ces conventions ont dans le continent.
L’année 2025 s’annonce décisive, avec l’adoption d’un nouveau cadre onusien pour le financement du développement, la présidence africaine du G20 et le lancement de négociations historiques sur une convention fiscale internationale portée par les pays africains. Cette conjoncture offre une opportunité exceptionnelle aux dirigeants du continent pour initier des réformes structurelles majeures, réduire les inégalités et engager un développement véritablement inclusif.
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