« Il est des compromissions impossibles : le titre de naturaliste, spontanément accolé à tout livre puisé dans la réalité, ne peut plus nous convenir. [...] Puis, que ne pourrait-on dire à Zola, qui a donné tant d’exemples de franchise même brutale ? »
La Terre
Au cœur de la Beauce, La Terre d’Émile Zola plonge le lecteur dans la lutte acharnée pour la possession des champs, où avidité, trahisons et passions déchaînées dessinent un tableau brut du monde paysan au XIXe siècle.
shield_question Foire aux questions
person_edit À propos de l'auteur
Émile Zola, né à Paris en 1840 et mort en 1902, est l’un des plus grands écrivains français et le chef de file du mouvement naturaliste. Son œuvre monumentale, Les Rougon-Macquart, en vingt volumes, explore les rouages de la société française du Second Empire à travers des fresques sociales d’une puissance rare. La Terre, quinzième opus de la série, est souvent considéré comme l’un de ses romans les plus violents et les plus audacieux, où il pousse à son paroxysme sa quête de vérité et de réalisme. Son engagement dans l’affaire Dreyfus, avec son célèbre J’accuse, a marqué l’histoire de la littérature et de la justice.
newsmode Revue de presse
« Quinzième opus de la « saga » « naturelle et sociale » Les Rougon-Macquart, La Terre aurait pu s’intituler Scènes de la vie paysanne. Sauf que la description que fait Émile Zola du monde rural est bien éloignée de la sérénité dégagée par les tableaux de Jean-François Millet. [...] Zola pousse le bouchon du naturalisme un peu loin et on peut se demander si l’instigateur du groupe de Médan avait une once de compassion pour cette « race », tellement il est cruel avec ses personnages. »
« Quinzième roman du cycle des Rougon-Macquart, La Terre (1887) en est le plus violent. À sa parution, il déchaîne les critiques : on s’insurge contre cette « obscénité gratuite », cette « suite de visions monstrueuses ». On reproche à Zola de se complaire dans « l’ordure », en noircissant le portrait des tares paysannes. Zola, lui, ne renie rien de ce féroce tableau du monde paysan, et de l’âme humaine. »