Dans La Chambre blanche, Marc Milliand, écrivain genevois, met en scène deux personnages: François, enfant très particulier qui deviendra tueur en série, et Alexandra, orpheline qui sombrera dans la nymphomanie. Chaque paragraphe se focalise tour à tour sur l’un et l’autre, dont un narrateur omniscient et discret retrace la destinée.
La Chambre blanche
Deux destins brisés s’entrecroisent dans ce roman noir glaçant : François, tueur au sourire enjôleur, et Alexandra, orpheline en quête de rédemption.
Une orpheline blessée par la vie dont le rapport au corps est plus que complexe. Un enfant tortionnaire qui apprend à masquer ses pulsions et à se fondre dans la foule. Deux parcours qui se répondent et se frôlent, entre le désespoir et l'horreur.
Le personnage de François, tueur affectueux, et de sa matrice de bois dans laquelle il berce inlassablement ses victimes, n'a pas fini de vous hanter.
Marc Milliand, par petites touches, vous fait entrer dans la tête de ses personnages, jusqu'à éprouver la faille, la douleur, la folie. Un livre qui remue le ventre, de ceux que l'on ne quitte pas facilement.
Un roman fort troublant qui ne trouve d'équivalent que dans la littérature américaine et nordique. Frissons garantis !
EXTRAIT
Tout ne fait qu'empirer. Progressivement. Par vagues. Un long crescendo. Les périodes de rémission de plus en plus rares. La boucle des ceintures de plus en plus lourde. Huit mois pour glisser vers le plus sombre. Jusqu'à l'absence de choix, le réflexe de survie, ce soir où il s'en prend à Alexandra. Son visage d'enfant tuméfié, la lèvre fendue, le sang. La tête qui cogne contre le mur. Alexandra qui ne bouge plus. Et le fer à repasser, à portée de main. Gérard tombe, lentement, sans bruit, sur le tapis. Le sang commence à couler, les clefs de la voiture, l'argent dans l'armoire de la cuisine. Alexandra dans ses bras, qui respire, les yeux ouverts mais vides, la coucher sur la banquette arrière, les papiers, retourner prendre les papiers, tout son corps tremble, Gérard ne bouge pas, le sang sur le tapis, partir, les clefs refusent de rentrer dans le contact, crier, pleurer. Puis elle respire, la voiture démarre. Rouler, droit devant elle, traverser la nuit, jusqu'à ce que le corps se calme, qu'il fasse jour, qu'elle puisse dormir enfin.
CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
Au fil des pages rythmées en binaire que l'auteur propose, le lecteur ne peut que se laisser accrocher, voire époustoufler, par ces destinées humaines, tellement humaines... - Blog Fattorius
À PROPOS DE L'AUTEUR
Marc Milliand, avenant trentenaire, enseigne la guitare et se transforme en implacable sondeur d'âmes lorsqu'il prend la plume.
Trois ans après le remarqué Première à droite après l'Éden, Marc Milliand enrichit la collection NOIRE de Cousu Mouche de cette Chambre blanche.
shield_question Foire aux questions
person_edit À propos de l'auteur
Marc Milliand, écrivain genevois, est une voix singulière de la littérature noire contemporaine. Publié aux Éditions Cousu Mouche dans la collection NOIRE, il explore les recoins les plus sombres de l’âme humaine, mêlant psychologie et tension narrative. Son style, à la fois précis et poétique, donne vie à des personnages inoubliables, comme dans Première à droite après l’Éden ou La Chambre blanche. En dehors de l’écriture, il enseigne la guitare, révélant une double passion pour l’art et l’introspection.
newsmode Revue de presse
Une orpheline blessée par la vie dont le rapport au corps est plus que complexe. Un enfant tortionnaire qui apprend à masquer ses pulsions et à se fondre dans la foule. Deux parcours qui se répondent et se frôlent, entre le désespoir et l’horreur. Le personnage de François, tueur affectueux, et de sa matrice de bois dans laquelle il berce inlassablement ses victimes, n’a pas fini de vous hanter.