L’Abattoir de verre se compose de sept textes hétéroclites dont la parenté est tout juste suggérée. Les amateurs de son œuvre retrouveront le personnage d’Elizabeth Costello, fil directeur des sept récits, sa rudesse mais aussi sa grande sagesse, que sublime dans une parfaite économie des mots et des formules, l’équilibre impeccable du style de Coetzee.
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Elizabeth Costello, écrivaine vieillissante, affronte avec lucidité la déliquescence de ses facultés et la pression de ses enfants.
En sept tableaux romanesques, J. M. Coetzee nous offre un somptueux portrait de femme et une leçon de littérature, aussi dense que brève. Dans une langue d'une épure admirable, il touche au cœur de nos interrogations les plus complexes et universelles (que restera-t-il de nous lorsque nous serons partis ? que transmet-on à ceux qui restent ?) et les affronte sans jamais se départir de sa suprême élégance, de sa dignité et de son humilité.
traduit de l'anglais par Georges Lory
J. M. Coetzee, né en 1940 au Cap (Afrique du Sud), est l'auteur de douze romans, trois récits autobiographiques, plusieurs recueils de nouvelles et d'essais traduits dans une trentaine de langues et abondamment primés. Lauréat du prix Femina étranger et par deux fois du Booker Prize, il a reçu le prix Nobel de littérature en 2003. Il vit aujourd'hui à Adélaïde, en Australie.
L'oeuvre de J. M. Coetzee a été récompensée par le prix Nobel de littérature en 2003.
shield_question Foire aux questions
person_edit À propos de l'auteur
J.M. Coetzee, né en 1940 au Cap (Afrique du Sud), est l’un des plus grands écrivains contemporains. Lauréat du prix Nobel de littérature en 2003, il est l’auteur d’une œuvre majeure, traduite dans une trentaine de langues et couronnée par de nombreux prix, dont deux Booker Prize. Installé en Australie, il explore dans ses romans et essais les questions de l’aliénation, de la violence et de la condition humaine, avec une exigence stylistique et une profondeur philosophique rares.
newsmode Revue de presse
L’Abattoir de verre a des accents crépusculaires et sombres, qu’il s’agisse des rapports des hommes aux animaux ou des relations au sein du couple ou de la famille. Chaque récit s’offre comme le commentaire d’un grand nom de la littérature, à l’image d’une Elizabeth Costello vieillissante et désabusée, ayant perdu « la puissance du désir ».
Pour opposer sa propre empathie à l’insensibilité qu’elle prête à divers philosophes, la vieille romancière imagine la construction d’un abattoir en verre que l’on placerait au milieu des villes. Mais Coetzee ne se soucie pas de nous faire, avec ce dispositif, de plates leçons de morale antispéciste, et son personnage met elle-même son empathie en soupçon.
Ses considérations sur l’écriture, le rôle de l’écrivain.e et sur l’existence en général ont ici, dans L’abattoir de verre, maille à partir avec le vieillissement et la mort qui s’ensuit. Un livre qu’on peut lire et relire car il nous accompagne véritablement dans notre chemin de vie.
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