Diversités & Discriminations
Diversités & Discriminations
Filtre
1948, plus de 400 villages palestiniens rasés, un million de personnes expulsées : Le nettoyage ethnique de la Palestine révèle, archives à l’appui, la face cachée de la fondation d’Israël.
Et si la vraie liberté passait par le refus de s’assimiler ? Rester barbare de Louisa Yousfi transforme le stigmate en arme.
Angela Davis, icône des luttes antiracistes et féministes, livre ici un manifeste puissant pour une solidarité internationale sans frontières.
D'où vient l'idée étrange que les Blancs seraient aujourd'hui, au même titre que les minorités, victimes de discriminations, voire d'un "racisme anti-Blancs" ? Fruit d'une conscience raciale blessée, cette croyance trouve ses racines dans les Etats-Unis du XVIIIe siècle. Depuis quelques années, Donald Trump l'a plus que jamais politisée avec sa promesse de restauration d'une préséance blanche perdue, confisquée par d'autres. Une telle rhétorique victimaire résonne de notre côté de l'Atlantique, où l'on parle désormais de "déclin" ou de "stigmatisation" de l'homme blanc. En dévoilant les origines de ce discours, Sylvie Laurent démontre que le "pauvre petit Blanc" est un mythe, un tour de passe-passe des élites blanches qui s'approprient la posture de l'opprimé pour préserver leur statut et leur privilège racial, vivement contestés depuis les années 1960 jusqu'à Black Lives Matter.
En 1956, Howard Zinn s'installe à Atlanta afin d'enseigner au departement d'histoire du Spelman College, un etablissement d'enseignement superieur uniquement fréquenté par des femmes noires. Arrivant de Boston, il découvre un Sud profond secoué par le mouvement des droits civiques, dans lequel le militantisme étudiant joue un rôle important. Intellectuel capable de penser l'histoire sans renoncer à la faire, Howard Zinn s'engage sans hésiter dans les luttes que mènent les Afro-Américains. Et le paie cher: en 1963, on le licencie de Spelman en raison de ses positions contre la ségrégation. Combattre le racisme raconte ces années de résistance tout en les replaçant dans la longue histoire des luttes contre l'esclavage et le racisme aux États-Unis. Dans une prose claire, sensible et vivante, Zinn nous livre ses reflexions sur les abolitionnistes, la marche de Selma a Montgomery, John F. Kennedy, les piquets de greve et, pour finir, son message aux etudiants de l'universite de New York au sujet de la question de la race, dans un discours qu'il a prononce a la veille de sa mort. Il exprime la conviction inebranlable que les gens ont le pouvoir de changer les choses s'ils suivent ensemble la tradition americaine de la desobeissance civile.
La question des jeunes trans gagnerait à être mieux connue du grand public. Longtemps, les identités trans et non binaires chez les enfants et les jeunes ont été comprises comme des pathologies du développement à mettre en veilleuse, voire à corriger. Or, la littérature scientifique actuelle et l'expérience du terrain nous montrent que les identités de genre non conformes sont une expression parmi d'autres de la diversité humaine. Défendant une approche dite «transaffirmative», qui repose sur une vision non binaire du genre, non pathologisante, respectant l'autodétermination et l'expertise des personnes sur leur vie, cet ouvrage pluridisciplinaire entend fournir des fondements théoriques et pratiques sur le sujet, dans le but d'accompagner et d'améliorer la qualité de vie de ces jeunes. Avec des textes de Éli Abdellahi, Florence Ashley, Alexandre Baril, Greta Bauer, Gabrielle Bouchard, Lucile Crémier, Aaron Devor, Karine Espineira, Maxime Faddoul, Annie Fontaine, Andrée-Ann Frappier, Gabriel Galantino, Shuvo Ghosh, Gabriel Girard, Andreea Gorgos, matthew heinz, Valeria Kirichenko, Zack Marshall, Denise Medico, Annie Pullen Sansfaçon, Jake Pyne, Marjorie Rabiau, Muriel Reboh Serero, Marie-Joëlle Robichaud, Jean-Sébastien Sauvé, Françoise Susset, Charles-Antoine Thibeault, Jacques Thonney, Raphaël Wahlen et Adèle Zufferey.
LA PLACE DE LA PAROLE NOIRE questionne qui a droit à la parole dans une société où la masculinité, la blanchité et l'hétérosexualité sont la norme. S'appuyant sur les réflexions de féministes historiques comme Simone de Beauvoir et de féministes noires modernes, Djamila Ribeiro révèle la position critique de la femme noire : elle est l'autre de l'autre, à la marge du débat sur le racisme centré sur l'homme noir, et à la marge du débat sur le genre centré sur la femme blanche. Le féminisme noir ne crée pas de scissions, bien au contraire : il rompt avec la scission créée par une société inégale et réfléchit à la façon dont les oppressions de race, de genre, et de classe s'entrecroisent. Djamila Ribeiro, chercheuse en philosophie politique, est la référence du mouvement féministe noir, antiraciste, pro-LGBT et antimachiste au Brésil. Chroniqueuse pour la presse papier et TV, elle donne aussi des conférences dans le monde entier. Avec un million de suiveurs sur les réseaux sociaux, c'est une activiste de poids. « Un excellent objet de débat entre les différentes interprétations du féminisme » (Folha de São Paulo) « Faut-il lire Djamila Ribeiro ? Évidemment ! » (Folha de São Paulo) « Avec l'émancipation des femmes noires, c'est toute la société qui évoluera et se rapprochera de fait vers l'éradication de ses problèmes les plus aigus. » (librairie Vivement Dimanche, Lyon)
Devenir adulte n’est jamais un long fleuve tranquille, surtout quand les normes sociales ne vous ressemblent pas.
Mika Alison s'appuie sur son parcours de transition personnel - mené alors qu'elle était déjà enseignante - et sur sa pratique professionnelle quotidienne pour nous livrer quelques éléments d'analyse sur la lutte contre les discriminations dans le milieu scolaire. Si l'école entretient encore parfois un rapport ambigu avec les transidentités et plus largement avec les questions LGBT+, des avancées certaines doivent être soulignées. Bien entendu, il reste du chemin à parcourir - et l'autrice s'y emploie, que ce soit en tant que professeure, qu'experte associée sur les questions LGBT+ au sein de son académie ou par le biais de son engagement associatif. Ce témoignage rare, courageux et même émouvant, offre l'occasion de découvrir quel regard porte notre système scolaire - et, plus largement, notre société - sur les personnes transgenres, à travers le vécu et les analyses d'une « transeignante ».
Tant de luttes ont été menées pour que les lesbiennes sortent de l'ombre. Pourtant, les adolescentes qui prennent conscience aujourd'hui de leur homosexualité refont le même chemin tortueux, de l'invisibilité à l'affirmation. Et le récit de ces expériences demeure rare, étouffé, voire phagocyté par le tapage continu du discours hétérosexiste. Ce livre rassemble et analyse les témoignages sans fard d'une vingtaine de jeunes femmes qui ont accepté de dévoiler pour nous ces parcours intimes. Quand prend-on conscience de son orientation sexuelle? Que faire des désirs homosexuels naissants? Comment agissent les représentations culturelles de l'hétérosexualité? Et qu'est-ce qui fait que l'on s'identifie, au final, comme lesbienne? Toutes se souviennent de l'homophobie latente à l'école, des relations hétérosexuelles malheureuses, du sentiment d'être normales ou déviantes, des réactions de leur famille, de leur propre déni. Et du silence aussi, qu'elles ont brisé pour cet essai, qui veut aider d'autres jeunes femmes à surmonter la détresse et les blessures.
Le spectre du terrorisme hante la planète depuis des décennies. Pendant qu'en Occident on faisait rimer islam avec islamisme, qu'on amalgamait monde arabe et terreur, les grands moyens étaient déployés pour venir à bout de la radicalisation de certains groupes. Mais lorsqu'un attentat est commis contre la communauté musulmane elle-même, comme à Québec en 2017 ou à Christchurch en 2019, la donne change. En stigmatisant une population déjà vulnérable, aurions-nous donné naissance à une nouvelle forme de violence politique, l'islamophobie ? Du témoignage à la prise de parole médiatique, d'observations de terrain à la réflexion politique, les carnets de Bochra Manaï approfondissent un débat qui mène trop souvent à l'impasse. La féministe et géographe d'origine maghrébine est allée à la rencontre de jeunes dits radicalisés ainsi que de leur famille afin de mieux comprendre leur histoire. Sans voix porte un regard situé et inclusif sur un phénomène complexe, et vient jeter les bases d'une réelle conversation transformatrice. « Ce livre est l'aboutissement d'années de réflexions et d'observations qui ont mené Bochra Manaï à prendre la plume pour s'écrire et ethnographier l'arrière-scène et les coulisses que peu de gens ont le courage d'analyser, de déconstruire et de mettre en évidence. » - Maha Zibara, extrait de la préface
Qu'y a-t-il de commun entre la mort de Joyce Echaquan en 2020 et celle de Marie-Joseph Angélique en 1734? La militante de longue date Alexandra Pierre en aurait long à dire sur le sujet. Dans ce livre, elle s'entretient avec neuf femmes engagées afin de connaître leurs histoires de résistance et faire apparaître le fil qui les unit les unes aux autres. Elle en tire un matériau inédit, ancré dans les luttes passées et futures, et détaché des grandes trames du féminisme blanc et du militantisme de gauche. Habilement orchestré, alternant de l'intime au politique, cet essai révèle une pensée en mouvement, généreuse et insoumise. «Toutes nos histoires sont interconnectées. Nous sommes toutes des soeurs de lutte.» - Émilie Monnet et Marilou Craft, extrait de la préface Avec la participation de Avni, Dalila Awada, Naïma Hamrouni, Widia Larivière, Marlihan Lopez, Abisara Machold, Hirut Melaku, Sheetal Pathak et Alejandra Zaga Mendez.
Qu'est-ce que le racisme systémique? Comment parler d'un phénomène, qui selon l'idée même de « système », est si vaste qu'on en perçoit difficilement les frontières? Par racisme systémique, il faut entendre les oppressions diverses mais toujours connexes vécues par les personnes racisées dans des domaines comme le travail, la justice pénale, la santé, l'éducation, le logement, etc. Ainsi, le simple nom de famille d'une personne peut représenter un obstacle majeur à l'obtention d'un emploi ou d'un logement, et le Québec n'est pas aussi distinct qu'on voudrait parfois le croire. Ce livre montre que la lutte contre le racisme n'est pas l'affaire de quelques individus isolés ou d'idéalistes. Il faut passer de l'aveuglement à la prise de conscience collective pour agir et établir des normes politiques et sociales valables pour toutes et tous. Ce livre est aussi militant car il ne prétend pas à la neutralité : il contribue à sa modeste façon à une lente mais radicale transformation du monde dans lequel nous vivons. L'antiracisme gagne chaque jour des batailles importantes grâce aux efforts inlassables de femmes et d'hommes à qui nous devons beaucoup plus qu'on ne peut l'imaginer, à commencer par les treize militantes et militants de ces 11 brefs essais, qui persistent... et qui signent !
Scènes sous tension : comment le théâtre français devient-il le miroir des luttes antiracistes et des débats sur la liberté de création ? Les damné·es de la scène décrypte les polémiques qui agitent les planches depuis quinze ans.
Comment rendre compte et partager des relations que l'on peut entretenir avec des oeuvres et/ou avec des artistes que nous n'avons pas connu·es ? Une critique dansée est-elle possible ? À quoi peuvent ressembler les pratiques critiques d'une performeuse~écrivaine lesbienne et féministe ? Cet ouvrage tente de répondre à ces questions en suivant la recherche-création de Pauline L. Boulba, chercheuse en danse et artiste chorégraphique. Il s'arrête sur trois oeuvres Une hypothèse de réinterprétation de Rita Quaglia (2009), histoire(s) d'Olga de Soto (2004), et Admiring la Argentina de Kazuo Ôno (1977) dont il dégage des outils pour penser la réception en danse comme un espace de création. Puis il retrace la trajectoire de Jill Johnston dont il s'inspire : cette critique de danse et performeuse dans les années 1960 aux États-Unis, lesbienne radicale, pour qui les pratiques critiques étaient des lieux d'invention de soi. Emaillé d'extraits d'un journal de bord, de fragments critiques et de matériaux de performances, ce livre dessine un travail de recherche original, singulier, et traversé d'affects. CritiQueer la danse rend compte d'une tentative de substituer à des pratiques critiques d'art hégémoniques des perspectives queer et féministes. Pauline L. Boulba est artiste et chercheuse en danse. Elle est diplômée d'une thèse en recherche-création au département Danse de Paris 8. Son travail propose une perspective queer et féministe de l'histoire de la danse. Depuis 2015, elle a créé plusieurs pièces : le triptyque La langue brisée ; As Buffard As Possible ; Ôno-Sensation. Depuis 2020, elle initie un projet collectif intitulé J.J. autour de Jill Johnston (1929-2010) et qui donne lieu à une pièce, un film et un livre.
Premier ouvrage proposant une étude des aspects genrés de l'islamophobie en France, en Suisse et en Belgique, ce livre réunit des contributions issues de la sociologie et de la psychologie sociale. Il analyse les processus par lesquels discriminations et préjugés anti-musulman.es sont élaborés et relayés, aussi bien par des acteur.rices institutionnel.les que par les citoyen.nes, et les façons dont celles et ceux qu'ils visent y résistent. Le genre est omniprésent dans les débats sur l'islam et l'intégration des musulman.es dans les pays européens, tant concernant les formes de voile islamique que les législations pour les interdire. Il est ainsi au coeur du développement de cette forme spécifique de racisme et de racialisation qu'est l'islamophobie. Comment l'islamophobie peut-elle être identifiée dans des discours publics et médiatiques genrés ? Comment est-elle relayée dans des discours ordinaires attribuant aux hommes musulmans un sexisme et un patriarcat spécifiques ? Quelles sont les discriminations subies par les femmes musulmanes, voilées ou non, et en quoi diffèrent-elles de celles subies par les hommes musulmans ? Telles sont les questions auxquelles cet ouvrage se propose de répondre, par une approche rigoureuse et documentée.
La discrimination, les oppressions et les préjugés que subissent les gros et les grosses restent aujourd'hui parmi les formes de stigmatisation les plus banalisées. Au nom de la santé, les personnes grosses sont marginalisées, ridiculisées, condamnées, isolées. Renforcées autant par les médias, les productions culturelles ou un certain discours médical, les déclarations grossophobes circulent aujourd'hui librement en ne provoquant que de rares réactions, sinon des rires. Mais est-il inéluctable que les caricatures de Gaétan Barrette concernent uniquement son poids? Les personnes grosses ont-elles toujours le diabète? A-t-on besoin d'abdominaux pour changer le monde? Peut-on vraiment aimer un corps gros? Entre témoignage, analyse sociale et discours militant, La vie en gros propose un regard sur ces violences diverses et quotidiennes qui se manifestent autant dans la vie professionnelle que dans les relations amoureuses, dans les transports en commun ou à l'hôpital, sur la couverture d'un magazine ou au grand écran. Mickaël Bergeron part de cette idée que si l'on se préoccupait vraiment de la santé des personnes grosses, on les aimerait avant de les rabaisser.
Comment avoir une forte et saine estime de soi quand on est afro-guadeloupéen dans la société post-esclavagiste guadeloupéenne moderne ? Cet ouvrage, le premier sur le sujet, propose de comprendre ce qu'est l'estime de soi, de découvrir en quoi la construction identitaire des Guadeloupéens afrodescendants peut être un obstacle à leur accession à une image de soi, une estime de soi et une confiance en soi ancrées dans l'assurance qu'ils ont de la valeur. L'autrice montre comment des proverbes stigmatisants et humiliants pour les Guadeloupéens d'ascendance africaine, couramment utilisés en Guadeloupe, sont une entrave à leur accession à une juste estime de soi et propose des solutions pour conjurer ces proverbes-prophéties.
Marquées par un imaginaire égalitaire, les associations, les mutuelles, les coopératives, les ONG et l'ensemble des structures de l'économie sociale et solidaire (ESS) n'échappent pourtant pas aux discriminations qui traversent la société. En l'ignorant, elles laissent se perpétuer les stéréotypes, l'invisibilisation des femmes, les rapports de domination. Nous sommes de plus en plus nombreuz à prendre conscience du caractère insoutenable du sexisme et de ses conséquences directes en termes d'inégalité (gouvernance, mixité des métiers, salaires, conditions de travail, etc.). Ce livre est une invitation à expérimenter, inventer, tester, à sortir des cadres pour que le potentiel de transformation sociale et d'innovation affiché par les structures de l'ESS ne reste pas théorique. Ce manifeste est issu de la recherche-action « Fabriquer l'égalité », portée par la Manufacture coopérative. Imaginé et conçu pour « mettre les pieds dans le plat », il a été concrétisé par un collectif composé de Armelle Barré, Catherine Bodet, Audrey Chalumeau, Egmont Labadie, Thomas Lamarche, Antinéa Lestien, Elsa Manghi, Lisa Pleintel, Quentin Paternoster et Émilie Rouchon.
Quels mécanismes transforment l’autre en étranger ? Stigmatisation et discrimination au Congo-Brazzaville déconstruit les logiques sociales, politiques et linguistiques qui fragmentent la société congolaise.
Cet essai porte un regard nouveau sur le monde des clownes en les mettant en lien avec des enjeux socio-politiques plus larges. Plus particulièrement, il parle de réalités et d'expériences de femmes clownes dans un milieu où l'on n'entendait pas parler d'elles il y a quelques décennies. Leur présence désormais importante permet d'étudier dans quelle mesure elles y ont une place politique et ce que cela signifie. Plus encore, les différentes remises en question et propositions artistiques qu'elles élaborent en réponse aux injustices sociales et professionnelles vécues peuvent se rapporter aux courants de pensée et d'action queer.
Limiter le débat sur le racisme à la seule question de la couleur de la peau : peau blanche contre peau noire, majoritairement, est pour le moins réducteur. Se limiter à ce débat, c'est assurément aborder le problème par le petit bout de la lorgnette. On s'assure ainsi de ne jamais s'approcher d'une solution acceptable, sinon par tous, du moins par le plus grand nombre. Le racisme c'est la prise de conscience hostile de la différence perçue comme une menace. On ne débat pas de cette question à partir d'a priori et encore moins à partir d'une posture politique passionnée. Cet essai pose le débat au niveau de l'être. À ce niveau ontologique, il n'y a plus, et il ne peut plus y avoir des Noirs, des Blancs, des Jaunes ou des Rouges. Il n'y a que l'être humain sous différentes couleurs. À PROPOS DE L'AUTEUR Dieudonné Zélé a déjà écrit de nombreux ouvrages dans des domaines variés, du roman à la poésie. Aussi, certains de ses poèmes apparaissent dans une anthologie de la poésie française. Il est l'auteur d'un livre de spiritualité et d'ouvrages pédagogiques. Il a également traduit un livre de psychologie expérimentale à l'usage des doctorants en psychologie aux éditions de Boeck, groupe Albin Michel. Avec la romancière Marie Bernadette Dupuy, ils ont écrit pour le tourisme. Il signe à présent son quatrième essai.
Samir Shaheen-Hussain, partant de sa propre expérience de pédiatre, mène dans cet essai une enquête sur le rôle de l'establishment médical dans le déracinement, la colonisation et le génocide des peuples autochtones. Il jette ainsi un éclairage nouveau sur le racisme systémique dont ceux-ci souffrent dans le système de santé canadien. S'appuyant sur des études gouvernementales et historiques, des reportages, des rapports d'enquêtes publiques ainsi que sa participation à la commission Viens en 2018, l'auteur documente la violence médicale infligée aux enfants autochtones et leurs familles. Il accorde une attention particulière à la pratique qui interdisait systématiquement l'accompagnement parental lors d'évacuations aéromédicales pédiatriques, laquelle affectait de façon disproportionnée les peuples autochtones. Il prend comme étude de cas la campagne « Tiens ma main », lancée par des membres du personnel de la santé en janvier 2018, qui a réussi à mettre fin à cette règle cruelle de l'État québécois. Plus aucun enfant autochtone arraché mélange habilement l'essai critique et analytique, le récit de première main et le retour historique sur des périodes peu reluisantes de l'histoire des relations entre les divers palliers de gouvernement au Canada et les peuples autochtones. L'auteur y lance cet appel : il est impératif d'éliminer les impacts structurels des politiques racistes et coloniales sur les déterminants sociaux de la santé, de décoloniser la pratique médicale et de soutenir les luttes d'autodétermination des peuples autochtones. Il s'agit de conditions préalables essentielles à toute réconciliation authentique.
Mais qu'est-ce qu'elles veulent encore ? Un salaire égal pour un travail de valeur égale ? Oui ! Mais aussi la fin des violences et de toutes les discriminations. Rien de moins ! Le mouvement pour l'émancipation des femmes prend des visages multiples : lutte pour l'égalité des rémunérations et des carrières, action pour le respect de la dignité et de l'intégrité... Quelle part y ont prise les syndicats, en particulier la CGT ? En 120 ans d'existence syndicale, les femmes ont, grâce au soutien des cégétistes et malgré les réticences initiales, progressivement conquis le droit au travail, pris des responsabilités et revendiqué l'égalité. Mais cela suffit-il à qualifier ce syndicat de féministe ? Si elle s'affirme désormais comme telle, la CGT en prend-elle vraiment la mesure dans son activité quotidienne ? De son côté, le mouvement des femmes accorde-t-il une place suffisante au travail dans son action ? Comment parvenir à ce que féminisme et mobilisations sociales se nourrissent mutuellement pour changer la société en profondeur ? Ce livre prend ces questions à bras-le-corps. Les apports de ses trois auteures, de parcours divers et de générations différentes, permettent de comprendre comment mouvement féministe et syndicalisme, qui se sont longtemps regardés avec méfiance, peuvent et doivent aujourd'hui conjuguer leurs efforts. Pour que l'émancipation des femmes devienne, au présent, le combat de toutes et de tous.
Comment peut-on être juif, en France, et n'avoir jamais rencontré d'antisémite ? Telle est la question que se pose l'auteur, et à laquelle il tente d'apporter moins une réponse qu'une série de témoignages authentiques puisés dans les souvenirs de sa jeunesse passée, pendant l'Occupation, à Niort. Sous une apparence autobiographique, ce livre est un document d'histoire, mais aussi un formidable cri de colère contre tous ceux qui accusent la France d'un racisme qu'en grande partie elle ignore.
Cet ouvrage collectif réunissant des chercheurs, anthropologues, juristes ou politologues, élus et acteurs de terrain, explique et décrit les pratiques alimentaires prescrites par plusieurs religions - bouddhisme, christianisme, hindouisme, islam et judaïsme-, leurs évolutions et la manière dont elles sont observées dans la société aujourd'hui. Le cadre juridique français est explicité et apprécié au regard du droit positif et des pratiques qui ont cours en Belgique et au Canada.
Intellectuelle et activiste ayant profondément marqué l'univers artistique et culturel de la diaspora africaine et l'histoire du mouvement noir au Brésil, Beatriz Nascimento est pour la première fois publiée en français. Cette traduction participe ainsi de la mise en place d'une féminothèque que les archives reconnues n'ont pas toujours su accueillir. Elle pose la question de la circulation des savoirs : comment certains noms deviennent-ils incontournables, tandis que d'autres, tout aussi fondamentaux, demeurent inconnus ou confinés à certains espaces ? Cette anthologie réunissant ses principaux articles et poèmes, écrits entre les années 1970 et 1990, permet de voir le chemin parcouru. L'héritage de cette penseuse brésilienne s'inscrit alors dans une généalogie des féminismes noirs, africains et autochtones des mondes postcoloniaux. Et il révèle des généalogies intellectuelles ancrées dans leurs propres territoires, plutôt que simplement pensées en réponse aux canons dominants. On a longtemps pensé la question noire et l'Atlantique noir sans le Brésil. Cette absence révèle les lignes de force qui organisent encore la légitimation des savoirs africains et afrodescendants, encore trop souvent pensés en anglais et depuis les États-Unis. Nascimento n'est donc pas le simple ajout d'un nom qui manquerait à une bibliothèque, mais une pièce qui nous invite à en revoir l'architecture, pour une nouvelle féminothèque, témoin de géographies qui se déplacent. Le Brésil de Beatriz Nascimento ne complète pas l'Atlantique Noir, il en redessine les contours. Avec une préface de Mame-Fatou Niang, professeure à Carnegie Mellon University et fondatrice du Center for Black European Studies and the Atlantic (CBESA), dont les travaux portent sur les études noires en Europe et les circulations intellectuelles dans l'Atlantique noir. Avec une postface d'Alex Ratts, professeur en anthropologie sociale et chercheur sur les trajectoires et travaux des intellectuel·les noir·es au Brésil.
Face à la montée des tensions raciales, La brisure du damier ose disséquer les mécanismes de la haine et dessiner des pistes pour une coexistence apaisée entre l’Europe et l’Afrique. Un essai percutant qui transforme l’analyse en appel à l’action.
De 1896 à 2024, découvrez le combat acharné des femmes pour conquérir leur place aux Jeux Olympiques. Women in the Games retrace 128 ans de luttes, de victoires et de figures inspirantes qui ont changé l’histoire du sport.
Après un premier volume sur les modes d'action, les espaces de mobilisation antiraciste, la place des mouvements sociaux et le rôle des expériences du racisme dans l'émergence d'un antiracisme pluriel et intersectionnel, ce second volume interroge les reconfigurations de l'antiracisme et ses enjeux, d'un double point de vue. Historique, tout d'abord, grâce à des travaux de recherche originaux sur la généalogie des « nouveaux antiracismes », ainsi qu'une description _ ne de leurs rapports aux partis politiques. Ce regard rend compte des tensions qui accompagnent la réactualisation des mémoires des luttes sociales, politiques et antiracistes menées par les descendant.e.s d'immigrés postcoloniaux, ou encore des relations originelles et positionnements ambigus du Parti socialiste vis-à-vis desdits mouvements antiracistes dans un contexte marqué par la montée de l'extrême droite en France. Il accorde, en outre, une place à la réflexion sur la question cruciale de la diffusion et la vulgarisation des savoirs issus des nouvelles recherches sur le racisme et l'antiracisme, les supports de leur transposition didactique et la diversification des dispositifs et espaces pédagogiques de l'éducation contre le racisme.
Voici réuni dans une collection de dictionnaires tout ce qui concerne l'antisémitisme. De la lettre A à la lettre Z, vous y trouverez les noms des penseurs antisémites du monde entier, des politiques, aux philosophes en passant par des religieux. Vous y trouverez également de nombreux pays où l'antisémitisme était présent et l'est encore, de la Belgique à la Hongrie, en passant par l'Algérie, la Russie, la RDA, le Brésil ou les États-Unis... Dans ces entrées sont racontées l'Histoire de ces pays et les théories antisémites avec des explications d'ordre économique, politique, sociologique car l'antisémitisme ne vient pas de nulle part. Enfin il y a de nombreuses entrées particulières comme « l'art et l'antisémitisme », « l'argent et l'antisémitisme », « la république Juive » ainsi que les nombreuses théories de complot « judéo-maçonnique », « judéo-protestant », « judéo-communiste » remplacées maintenant par le complot « sioniste ». Les préjugés sur les juifs, comme les rumeurs telles que « les juifs tuent des enfants chrétiens », « empoisonnent des puits », « organisent les guerres », « propagent des maladies », « sont pour l'invasion migratoire afin de détruire le monde chrétien et blanc » sont aussi expliquées afin de mieux démonter cette haine appelée antisémitisme. À PROPOS DE L'AUTEUR Descendant d'une famille de déportés à Auschwitz dont la grand-mère a été l'unique rescapée, Régis Boussières a été marqué par ce drame familial. Et pourtant, aujourd'hui, l'antisémite refait surface sous de nouveaux visages mais avec la même haine. Ayant travaillé dans le social, il a pu mesurer l'impact des discours complotistes, d'un Soral ou d'un Dieudonné sur des gens qui regardent plus le web qu'un livre d'histoire. Il a alors décidé de prendre sa plume pour lutter à nouveau, à sa façon, contre cette bête immonde.