Nord-Pas-de-Calais, Picardie
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Entre Hainaut et Cambrésis, c'est autour d'une prévôté bénédictine fondée au VIIe siècle que se développa le village d'Haspres. Au Moyen Âge on y venait, nombreux, pour se recueillir devant les reliques de saint Hugues et de saint Achaire. Les têtes couronnées et les marchands y passaient aussi régulièrement, en empruntant le vieux chemin reliant Cambrai et Valenciennes. Au XVIIIe siècle, la disparition de la prévôté et la mise en service d'une nouvelle route longeant l'Escaut furent cause d'un lent déclin, qu'accélérèrent les difficultés industrielles de la région au XXe siècle. De par sa situation géographique, toujours à proximité d'une frontière et fréquemment sur la voie des invasions, Haspres ne cessa de subir les misères et les malheurs de la guerre. Á PROPOS DE L'AUTEUR Ancien élève de l'École Nationale d'Administration, vice-président de l'Académie des sciences, belles lettres et arts d'Angers, Gérard Lesage est inspecteur général honoraire de l'administration de l'éducation nationale et de la recherche. Originaire du nord de la France, il a écrit divers articles et publié plusieurs ouvrages ayant trait au passé de cette région.
Cet ouvrage relate une formidable épopée qui se termine par la célèbre « Bataille du charbon », le temps des Houillères nationales et la récession. Tour à tour y sont décrits les balbutiements de l'extraction, les lents progrès techniques, les grandes découvertes du gisement, le travail des hommes, des femmes et des enfants au fond de la mine, les accidents, les grèves, l'évolution des conditions de travail et des compagnies minières, l'imposante modernisation après la Nationalisation, jusqu'à la récession, la « dernière gaillette » et les souvenirs restés en place. Des pages historiques qui laisseront le lecteur imprégné des poussières du charbon désormais disparu du pays des « Gueules noires ».
Après la guerre franco-prussienne, les profondes réformes militaires engagées par la République imposent la construction et la modernisation de nombreux édifices pour défendre le territoire et former l'armée. Or, le Nord et le Pas-de-Calais, désormais territoire du 1er corps d'armée, disposent d'un patrimoine guerrier conséquent. Si dans un premier temps les élus et la population soutiennent le renforcement des emprises militaires, la vie quotidienne met en évidence des relations cordiales, concurrentielles ou conflictuelles avec l'armée en fonction des infrastructures. La quête permanente d'une diminution des contraintes et d'une optimisation des profits aboutit progressivement au discrédit de certains bâtiments et terrains, perçus comme des entraves d'un autre temps. La nécessité pour les hommes politiques de l'époque de répondre à ces doléances influence progressivement les décisions militaires, contribuant au déclassement de la frontière du Nord à la veille de la Grande Guerre.
Région frontalière entre le monde méditerranéen et l'Europe du Nord, l'Artois a été l'une des terres les plus disputées de l'Histoire. Mais malgré toutes les vicissitudes, les Artésiens ont toujours su défendre leur culture, au point de devenir un des phares de l'Europe. Mais qui se rappelle aujourd'hui leur apport formidable au développement de la Renaissance italienne ? Qui se souvient des terribles conflits qui les ont opposés à la monarchie française ? En vingt-cinq épisodes particulièrement marquants, Pierre Lamblé retrace ici, à sa manière, l'essentiel de cette histoire beaucoup trop méconnue, mettant particulièrement en lumière la formidable résilience des Artésiens et leur perpétuelle créativité.
La civilisation de la vigne en pays laonnois, a laissé - vivantes et restaurées - de vieilles demeures bourgeoises et aristocratiques bâties aux XVIIe et XVIIIe siècles. On les appelle les vendangeoirs. Leur style architectural est unique au monde. Il raconte l'art de vivre d'une société brillante, au pied de coteaux s'étendant au sud de la Montagne Couronnée de Laon, jusqu'aux rives de l'Aisne. Partons à la rencontre des plus beaux vendangeoirs, et découvrons l'histoire des familles qui les habitèrent. Sur le seuil des grandes maisons de maître, face aux paysages des coteaux - parsemés aujourd'hui de ruches et d'arbres fruitiers - respirons le réalisme d'une paysannerie viticole, que peignirent les frères Le Nain, laonnois eux-mêmes, et propriétaires d'un vendangeoir à Bourguignon-sous-Montbavin. Ce livre n'est pas seulement un itinéraire historique et touristique, c'est une promenade au milieu des fantômes des vendangeurs, une "lecture" au rythme des saisons, une contemplation où l'amour de l'ouvrage se mêle à l'odeur du raisin coupé.
Peu de monographies portent sur le rôle culturel d'une ville moyenne en France au XIXe siècle et au début du XXe. Notre propos n'est pas de nier la centralité parisienne ni de modifier les hiérarchies Paris-province, mais plutôt, en changeant d'observatoire, de mieux comprendre les liens savants au sein de l'hexagone, la construction des savoirs à travers les circulations d'hommes, d'idées et d'objets qui unissent la côte proche, le port de Boulogne-sur-Mer spécifiquement, à la capitale, de voir comment la province s'alimente des savoirs parisiens et vice-versa.Au-delà des niveaux intra-local et translocal, la question se pose des relations avec les îles britanniques proches dans le façonnement de la spécificité culturelle boulonnaise. Dans le cadre d'une histoire connectée, se rendre à Boulogne-sur-Mer revient à rejoindre un milieu culturel certes secondaire, mais stratégique, à la jonction de liens suivis avec les capitales européennes que sont Paris, Londres et Bruxelles.